Citation du jour :
S’empresser de donner réponse avec une charité fervente.
(Règle de Saint Benoît 66,4)

Quels fournisseurs?

 

Souhaitez-vous connaître mes lieux d’approvisionnement ? Oui, sans doute ! Comme notre librairie est minuscule, il ne m’est pas possible d’accéder à un compte « fournisseur » en France, auprès de la Sodis, ce qui m’amène à recevoir les nouveautés certainement deux à trois semaines après les autres grandes librairies ! Ce n’est pas grave, car tout le monde doit vivre ! Mes fournisseurs sont donc belges : SDL Caravelle peut me fournir presque tout, avec parfois un grand délai, mais je reçois par là les livres les plus importants, tels que ceux des éditions Fleurus, Mame, Tardy (catéchèse de Lyon), DDB, Saint-Augustin. Un autre fournisseur, Alliance Services, est plus charismatique mais il distribue les éditions Fidélité, Médiaspaul, Salvator, Saint-Paul. Un autre encore, Interforum, est plus pointu, surtout axé sur le religieux, les récits de voyage, les témoignages. Il distribue les éditions du Cerf, Lessius, Tempora…. Enfin, le dernier, Dilibel, distribue la littérature juive éditée chez Albin Michel, ainsi que Fayard etc.…

Ma peine principale consiste à devoir effectuer souvent un travail inutile : recevoir, pointer, encoder, coller, mettre en « veille » dans des armoires durant trois mois les livres envoyés d’office et que je ne souhaite pas mettre en vente. Ceci en attendant de refaire le même travail en sens inverse : désencoder chaque livre sans laisser passer la date de retour, enlever les étiquettes sans laisser de trace de colle, mettre dans les boîtes avec précaution, établir le bordereau de retour pour le transporteur. Tous ces livres doivent être retournés à cause des « grilles » établies par un fournisseur qui ne veut pas y déroger. Les livres reçus en « office » doivent être normalement conservés durant dix mois et présentés au public, même s’ils ne correspondent pas à notre philosophie ! Perte de temps mais aussi d’argent car les factures sont payées chaque mois et les notes de crédit ne parviennent à la comptabilité que deux ou trois mois après le retour des livres, d’où un manque à gagner évident : trois mois dans une armoire, deux à trois mois chez le fournisseur qui, lui, bénéficie du montant des factures pour faire sa propre rotation de livres, pendant que nous, nous attendons pour déduire notre note de crédit !

Plusieurs personnes me font remarquer que je devrais résister davantage aux fournisseurs encombrants et insistants qui parfois m’obligent à acheter ce dont je n’ai pas envie. Certains fonctionnent par déduction de note de crédit. Un exemple : si un fournisseur me remet une note de crédit de 500 €, pour récupérer cette note, je suis obligée de lui acheter pour une somme équivalente, d’où un cercle « vicieux » dont il est bien difficile de sortir ! L’exemple le plus parlant concerne les calendriers et les cartes de voeux de fin d’année ; la facture est établie au 1er juin de l’année en cours et payable à trente jours fin de mois, avec possibilité de retour au plus tard le 1er mars de l’année suivante. Pour obtenir un prix avantageux, l’assortiment doit être large. Il est évident que tout ne peut être vendu ; il y a donc un retour, avec note de crédit correspondante qui m’oblige à acheter de nouveau des cartes, signets et marques-pages, pour le même montant… ou même plus, au goût du représentant ! Il faut dire que je vends au moins cinq mille cartes par année, tous genres confondus, cartes francophones ou néerlandophones, ainsi que signets, accroche-porte et marque-page, etc.… Lorsque j’ai effectué mes statistiques annuelles, je ne pouvais le croire… à l’heure du courrier électronique !