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Belgique – België P.P. 5640 Mettet BC 1655 |
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Bureau de
dépôt : Mettet Trimestriel août - octobre 2006 N° Agr. : P201036 |




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Le
L'évangile
de la rencontre de Jésus avec Zachée (Lc
19,1-10), propre à la fête de la
Dédicace, a été l'occasion d'une double réflexion: l'une proposée par Sœur
Loyse à toute la communauté, la veille de la fête; l'autre, partagée par le P.
Abbé Nicolas dans son homélie, lors de la célébration de l'eucharistie. Nous
les reproduisons toutes les deux pour les lecteurs de l'Amandier.
Zachée
cherchait à voir qui était Jésus. Il cherchait. Toute son aventure commence
ici. En fait, il cherchait seulement à "voir". De loin. Sans se
douter que son désir allait le conduire, par l'initiative de Jésus, à cohabiter
avec lui. À pouvoir le rejoindre de tout près ou, plutôt, à être rejoint par
lui: "Zachée, descends vite. Aujourd'hui, il me faut demeurer chez
toi". De tout près et tout de suite. Le même jour.
Au
début de l'évangile de Jean, les deux premiers disciples font la même
expérience (Jn 1,38ss). Là aussi, Jésus
prévient leur désir quand il les interroge: "Que cherchez-vous ?".
Sur leur réponse: "Où demeures-tu ?", il les invite: "Venez et
voyez". "Et ils demeurèrent auprès de lui ce jour là". À la fin
du même évangile, voici encore quelques grecs qui expriment le même désir:
"Nous voudrions voir Jésus" (Jn
12,20ss). Jésus répond que "l'heure" où il doit être glorifié est
arrivée: une certaine urgence apparaît. Il invite à le servir et à le suivre en
ajoutant: "Là où je suis, là aussi sera mon serviteur". Ici encore le
désir s'ouvre et s'achève en communion.
Du
désir de "voir" de loin ou du dehors, on en arrive ainsi à la
rencontre immédiate: "demeurer avec", "habiter", "être
là", "chez toi", au-dedans. Non seulement voir, observer, mais
partager, entrer en communion. Désirer voir est le début d'une aventure, le
point de départ d'un chemin. Celui de Zachée le mène à la conversion, à
l'abandon de tout, à la foi – "celui-ci
aussi est un fils d'Abraham" –; il aboutit à l'intimité prolongée
d'une rencontre: "Il me faut demeurer dans ta maison". Le chemin est
pascal; il passe par la mort et conduit à la résurrection. Jésus le dit aux
grecs: "Le grain de blé qui tombe en terre meurt et porte du fruit en
abondance". Mais au terme de l'itinéraire, tous – juifs et grecs – seront
rassemblés avec le Christ dans une même communauté. On commence par chercher à voir et on finit
par se trouver ensemble à la même table. Entre les deux, il y a toute une
histoire, une conversion, le déroulement d'une vie, d'une vie monastique en
particulier.
Saint
Benoît ne dit pas autre chose. Comme Zachée, les disciples ou les grecs, le
moine est d'abord celui qui cherche. Chez le novice, il faut vérifier avec soin
"s'il cherche vraiment Dieu" (RB 58,7). Mais ce souci –
prioritaire dans la formation – suppose la conviction que la recherche de Dieu
est le seul point d'appui de la stabilité des profès. Le reste compte peu. Le
prologue de la règle développe le même mouvement que l'histoire de Zachée. Tout
commence par un désir, celui de Dieu d'abord qui "cherche son ouvrier dans
la foule du peuple" – "Quel est l'homme qui veut la vie et désire
voir des jours heureux ?" –, désir de Dieu qui éveille et provoque le
nôtre (Prol.14ss). Précédé, celui-ci n'est qu'une réponse: "Si, à
cette demande, tu réponds: moi, Dieu te réplique …". Et que réplique-t-il ?
Si
Jésus ne l'avait pas interpellé, Zachée se serait contenté de l'observer de
loin et de haut. Mais Jésus l'a fait "descendre vite". Il lui a fait
parcourir l'itinéraire paradoxal dont saint Benoît dit qu'en réalité il monte (RB
7,7), cette "voie droite et rapide qui mène à notre Créateur" (73,4).
Or la "descente" ramène Zachée
"à la maison", chez lui, au lieu intime de sa vérité où Jésus veut
habiter. Toute vraie recherche aboutit là, au terme du chemin pascal que Saint
Benoît nomme "chemin de la vie" et qui descend pour monter. Chemin de
conversion. Comme Jésus pour Zachée, saint Benoît nous presse d'y descendre; il
invite à la hâte. "On ne parvient dans la demeure du royaume que si l'on y
court par les bonnes actions" (Prol.22). Chercher Dieu répond à une
urgence et suppose un empressement, nécessaire, irrésistible peut-être.
Au
terme de la descente, arrivé chez lui face à Jésus, Zachée ressuscite.
"Debout", il déclare le retournement qui s'est opéré en lui. Il se
dépouille, il est libre. Pour les moines, saint Benoît évoque les modalités de
cette libération. En s'inspirant du psaume 33 il décrit le chemin qui mène à la
rencontre face à face, dans la demeure de Dieu. Ici encore, il s'agit de
"chercher", non pas Dieu directement mais la paix: "Recherche la
paix avec ardeur et persévérance". "Interdis le mal à ta langue, et à
tes lèvres toute parole trompeuse; détourne-toi du mal et fais le bien".
La quête continue et Dieu prévient toujours son issue: "Avant même que
vous m'invoquiez, je vous dirai 'me voici'" (Prol.17ss). Chez le
moine comme chez Zachée, entre le premier élan du désir et le bonheur du face à
face, un choix radical intervient en écho à l'interpellation divine: fuir le
mal et accomplir le bien; réparer ses torts, donner la moitié de ses biens aux
pauvres; tout mettre en œuvre – en paroles et en actes – pour accéder à
"la paix", ce bonheur total qui fait communier au bonheur de
Dieu.
Plus
loin, saint Benoît revient encore sur les conditions à remplir pour que le
désir puisse s'accomplir. Il interroge: "Seigneur qui habitera dans ta
demeure ?" (Prol.23ss). Le psaume 14 fournit la réponse: la pureté
de cœur, la vérité, la droiture, le respect de l'autre, la bienveillance,
l'humilité, la lucidité sur soi-même, sont l'expression de la conversion qui
ouvre à l'intimité de Dieu. Elles fondent la construction solide, édifiée sur
la pierre, que les vents n'arriveront pas à ébranler. Ce sont elles qui font
"habiter dans la demeure de Dieu", elles qui dépouillent et libèrent.
"Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison".
Zachée
ne connaissait pas l'issue de son désir. Ce qui lui a été offert dépassait
infiniment ce qu'il cherchait au départ et pourtant, s'il n'avait pas cherché à
voir Jésus, rien ne lui serait arrivé. Nous non plus, nous ne savons pas où la
vie monastique nous conduira mais nous savons au moins que la "maison de
Dieu c'est nous, pourvu que nous gardions l'assurance et la joyeuse fierté de
l'espérance" (He 3,6). Voilà justement
l'assurance qu'il nous faut pour aujourd'hui: celle qui nous appelle à nous
réjouir de devenir désormais, les unes grâce aux autres, la maison où Dieu
habite, celle où le Christ veut venir demeurer, face à face avec chacune.
"Pourvu que nous gardions la joyeuse fierté de l'espérance".
L'itinéraire
de Zachée, d'une certaine façon, est aussi le nôtre. Nous aussi, nous avons
"cherché à voir". Après avoir observé pendant longtemps, de loin
d'abord, puis de près, nous en sommes arrivées maintenant à
"demeurer" ensemble, à partager, à cohabiter. Là, dans ce partage,
nous voulons croire que Dieu est présent, qu'il l'habite et que nous l'y
rencontrerons. Nous sommes au début d'une aventure qui a déjà commencé et qui
désormais nous entraîne ensemble sur un chemin de conversion, donc de
résurrection: conversion à l'amour, à l'humilité, à la droiture, à la liberté.
Conversion où, de part et d'autre, nous donnons la moitié de nos biens à ces
pauvres que nous sommes nous-mêmes, réciproquement. Conversion qui nous sauve
et qui nous conduira, nous aussi, ensemble, à la rencontre avec le Christ qui
veut "demeurer chez nous". Voilà notre espérance.
"Descends
vite", dit Jésus à Zachée; "courons", nous dit saint Benoît.
Mettons tout en œuvre avec empressement pour que la "descente" que
nous effectuons les unes vers les autres dans l'amour fraternel et dans l'humilité,
nous fasse "monter" sur la montagne sainte. En descendant ainsi
ensemble, nous accueillerons le Christ dans une demeure renouvelée. C'est à
nous toutes que Jésus déclare aujourd'hui: "Le salut est arrivé pour cette
maison". Aujourd'hui. Dans la foi,
car nous aussi nous sommes des enfants d'Abraham. Nous aussi, le Fils de
l'homme vient maintenant nous chercher et nous sauver car, s'il prévient
toujours notre désir, il a prévenu aussi notre "descente".
L'aventure
commune qui débute aujourd'hui ne peut nous mener vers Dieu que dans cette
perspective, sur ce chemin qui "descend" et où l'on "court"
(on court plus facilement à la descente!), chemin d'humilité et d'amour où le
Christ nous précède et où il nous attend pour demeurer avec nous. Nous n'avons
pas un programme à remplir, mais une "Vie" à désirer, une
"paix" à poursuivre, une
descente à parcourir, un amour à recevoir, un bonheur à partager. Car "Sa
maison, c'est nous, pourvu que nous gardions l'espérance" !
Nous
voilà donc, nous aussi, au cœur de ce passage qui nous mène du premier projet à
la pleine réalisation. Nous avons quitté la rive du simple désir et nous
apercevons déjà celle du vivre ensemble en plénitude. Nous sommes entre les
deux, dans cette zone un peu incertaine, ce point d'équilibre où le souvenir de
l'un se mêle à l'attrait de l'autre. Zone de turbulence parfois, mais aussi
sûrement chemin qui avance. Et la force de l'avancée, c'est notre désir avec
cette conversion active et décidée que l'évangile nous décrit et que saint
Benoît nous montre: le partage de tous nos biens dans la charité qui dépasse et
répare tout. L'autre rive nous tend les bras; ce n'est pas seulement la
cohabitation déjà commencée, c'est la vie éternelle avec le Christ qui
"nous y mène toutes ensemble" si, jour après jour, nous essayons de
"ne lui préférer absolument rien" (RB 72,11-12). Aujourd'hui.
"Venez et voyez". "L'heure est venue" ! Fêtons la Dédicace.
Sœur
Loyse,
Nous
ne savons pas combien de temps Zachée est resté sur son arbre. Nous ne savons
pas combien de temps il a mis pour descendre. « Vite », nous dit
l’Evangile, ce qui n’est pas une indication de durée. Nous ne savons pas
davantage combien de temps a duré le face-à-face avec Jésus. « Aujourd’hui »,
cela indique au maximum une durée de 24 heures, mais c’est plutôt pour dire que
cela doit être immédiat.
Nous
pourrions fêter aujourd’hui une durée, 50 ans, un demi-siècle. Mais nous
célébrons bien plutôt une intensité, un désir, une rencontre, une conversion,
une ouverture, un élargissement.
Qu’est-ce
que cette chapelle ? Un sycomore, sur lequel nous sommes perchés pour voir
Jésus dont le passage est annoncé ? Ou bien ce « chez toi » dont
Jésus dit qu’il veut y demeurer, y rester, y être casanier ? Un lieu
ouvert à tout vent, comme peut l’être un arbre, surtout quand l’envie vous est
venue d’y monter ? Ou bien un lieu apparemment plus confiné, mais où
finalement le vent trouve aussi le moyen de souffler, autrement ?
La
Dédicace a la prétention de célébrer ensemble ces multiples possibles, sans les
exclure l’un de l’autre, même quand ils nous paraissent contradictoires.
Cette
liturgie de la Dédicace est réaliste : elle sait que cette chapelle est
d’abord le sycomore dont nous avons besoin pour exprimer notre désir de voir
passer le Christ, notre volonté de chercher à voir qui il est. N’est-ce pas
vrai que ce lieu est le premier vers lequel nous nous dirigeons quand les
événements de la vie nous invitent à prendre de la hauteur, à voir les choses
de plus haut que ce que nous voyons ou ne voyons pas au ras du sol ?
Réaliste,
la liturgie de la Dédicace l’est aussi quand elle reconnaît dans ces murs, dans
ce lieu, ce « chez toi » que Jésus a désigné à Zachée comme le lieu
de rencontre, comme l’endroit où il s’invite lui-même, nous rappelant ainsi que
c’est lui qui mène le jeu, mais aussi nous garantissant sa présence, comme
personne d’autre ne pourrait le faire.
Réaliste,
la liturgie de la Dédicace est aussi pleine d’espérance et de foi, ouverte sur
l’aujourd’hui de Dieu. Elle sait que toute rencontre est déjà une ouverture,
une conversion, un retournement, le déploiement d’horizons nouveaux, le renvoi
de toute étroitesse. Je donne, dit Zachée, en résumant dans ce seul mot tout ce
qui vient de se passer.
Cinquante
ans après son expérience, qu’est-ce que Zachée a rappelé, qu’a-t-il fêté,
qu’a-t-il célébré ? Le fait d’être monté sur le sycomore ? d’en être descendu ? d’avoir
reçu le Christ ? d’avoir été reçu par lui ? d’avoir donné ses biens ? de
s’être découvert le fils d’Abraham pour qui le salut est arrivé ? Quel
aujourd’hui Zachée a-t-il célébré après 50 ans ? Et nous-mêmes, quel
aujourd’hui célébrons-nous après cinquante ans ?
Zachée
a découvert que sa maison était beaucoup plus large qu’il ne le pensait. Ouverte
à Jésus, bien sûr. Ouverte aux pauvres. Ouverte à ceux et celles qui ont été
les victimes de ses propres péchés. Ouverte à lui-même, pécheur. Cette chapelle
est beaucoup plus large que nous ne le pensions. Ses murs accueillent et
recueillent la présence du Christ. Nous souhaitons qu’il y demeure. Mais voici
que lui-même provoque l’ouverture vers sa propre maison, vers son Église, vers
cet horizon de Dieu qui a voulu que ciel et terre se rencontrent. Je disais que
Jésus est casanier. Oui, mais casanier en Dieu.
Cette
chapelle est plus large que nous ne le pensions. Voici donc le jour où nos
Sœurs venues du Monastère Sainte-Gertrude
entreprennent d’habiter ici, avec vous, chères Sœurs du Monastère Notre-Dame.
Je disais que la liturgie est réaliste, pleine d’espérance et de foi, ouverte à
l’aujourd’hui de Dieu. Après 50 ans, voici que le concret de la vie nous fait
regarder plus loin, au-delà de nous, au-delà de l’horizon qui ne peut pas
enfermer la présence de Dieu. Je puis facilement deviner les sentiments des
unes et des autres. Je puis aussi y communier. De cette communion que Jésus a
voulue pour son Eglise et qu’il nous supplie de garder vivante, à l’exemple de
la communion qui est en Dieu.
Voici
donc le moment de l’eucharistie. Nous ne savons pas si Jésus a partagé un repas
avec Zachée. Mais comment ne pas lire, dans la célébration d’aujourd’hui, une
sorte de relais, au-delà de tous les siècles, de ce qui a été partagé quand
Jésus a dit lui-même : aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi ;
aujourd’hui, il me faut être présent chez toi ; aujourd’hui, il me faut
partager ma vie avec toi. Comment ne pas accueillir pareille invitation, même
après deux mille ans, même après cinquante ans ? Aujourd’hui, tout
simplement.
Père
Nicolas Dayez,
Juillet
Le 1 et 2, session pour oblats et oblates bénédictins, belges et
français, animée par Mère Loyse. Les conférences ont pour thème :
l’humilité.
Du
4 au 8, session d’hébreu biblique donnée par le Frère Etienne Demoulin de Wavreumont.
Le
8, Mère Loyse passe la journée à Scourmont où se tient le chapitre général des
bénédictines de la Congrégation de la Reine des Apôtres. Elle y donne une
conférence et anime un débat ayant pour thème : Vie fraternelle et
croissance spirituelle.
Le
11, fête de saint Benoît. Nous accueillons, en début d’après-midi, les
participantes du chapitre de la Congrégation de la Reine des Apôtres. Visite du
monastère et repas au jardin. Rencontre très fraternelle où nous pouvons faire
la connaissance de sœurs de différents continents. Les sœurs africaines sont
largement représentées.
Du
17 au 24, retraite animée par le Père Claude Tassin,
spiritain, professeur à l’Institut Catholique de Paris. Son thème :
« Etrangers résidents et migrants : le statut des chrétiens selon la
première lettre de St Pierre. »
Le 20, entrée
au noviciat d’Isabelle Tibia, qui reçoit l’habit après une causerie de Mère
Loyse. Sœur Isabelle garde son nom de baptême mais sera fêtée le dimanche de la
Sainte Trinité.
Le
23, à la demande du Saint Père, nous prenons ensemble un
temps de prière silencieuse pour la paix.
Le
24, fête patronale de Mère Loyse. Dans l’après-midi, nous regardons un film de Radu Mihaleanu : «Va,
vis et deviens». Repas de fête le soir, que nous prenons dehors par ce temps
estival.
Le
25, excursion pour le noviciat à Wavreumont. Le soir, sœur Marie-François et
sœur Marie-Paule participent à Maredsous à la veillée de prière autour du Père
Baudouin Oldenhove décédé.
Le 26, Mère Loyse et sœur Birgitta représentent la communauté aux
funérailles du Père Baudouin.
Du 1er au 4, session de patrologie
sur Isaac le Syrien, donnée par le frère Sabino
Chiala de la communauté de Bose.
Le
3, nous invitons le frère Sabino à la rencontre du
soir et il nous donne des nouvelles de sa communauté avec laquelle nous
entretenons des liens particuliers.
Le
lundi 7, jour « J »: nous accueillons nos sœurs de
Louvain-La-Neuve. Toute la journée se passe en déménagements et les camions se
succèdent… Nous tenons à suspendre tout de suite deux belles croix et à poser
la statue de la Vierge de la chapelle du monastère Sainte-Gertrude
dans le cloître où elle remplace désormais la nôtre. Pour nous, c’est une façon
parlante de souligner combien nous voulons accueillir nos sœurs de telle
manière qu’elles se sentent « chez elles ». Ces dernières arrivent
dans la soirée, non sans émotion de part et d’autre. L’eucharistie est célébrée
à
Du 16 au 18, les carmélites de Belgique et de France sont rassemblées à
Maredsous pour une session animée par le Père Lécrivain
s.j.. Elles nous ont
invitées à nous joindre à elles pour les conférences. Mère Loyse et trois sœurs
s'y rendent le matin du premier jour.
Le
même soir, nous accueillons huit d'entre elles, venues prier les vigiles avec
nous. La rencontre s'achève par un échange fraternel au réfectoire de
l'accueil.
Le
19, anniversaire de la Dédicace de l'église abbatiale de Maredsous. Le Père
Nicolas et le Frère Thierry y sont fêtés à l’occasion de leurs 50 ans de
profession. Nous les rejoignons en nombre pour l’eucharistie et le verre de
l’amitié. Mère Loyse est invitée au repas.
Du
20 au 25, session de liturgie animée par l’abbé Paul De Clerk,
professeur honoraire de l’Institut Supérieur de Liturgie de Paris, avec une
équipe des communautés d’Ermeton et de Maredsous. Le thème de cette année
est : « Liturgie des Heures, prière de tous les baptisés. » Les conférences sont données par l’abbé De Clerck (Qu’est-ce que la Liturgie des heures ? Éléments
historiques. Aspects ecclésial et œcuménique), le Père Nicolas, de Maredsous
(La temporalité), sœur Marie-Paule, d’Ermeton (Prière liturgique et prière
personnelle), le Père Jean-Daniel, de Maredsous (Liturgie des heures et
eucharistie). Le pasteur Claude Vilain, de Bruxelles, éclaire la question du
point de vue du protestantisme. Du point de vue pastoral et pratique, l’abbé
Patrick Denis, curé de Biesmerée, Madame Marchand, de
Waterloo, et Monsieur Philippe de Looz, membre de la
communauté Sant' Egidio, apportent leur témoignage. Les ateliers sont conduits par le
Père Claude, de Maredsous, sœur Birgitta, d’Ermeton, sœur Marie-Adèle Verheecke, sœur de Saint-André, et sœur Marie-Pierre Faure, cistercienne de Chambarand.
Le
mercredi, les participants de la session vont en excursion à la basilique de Walcourt que nous fait visiter Monsieur l’abbé Piveta, doyen. Nous chantons les vêpres en occupant les
stalles, remarquablement sculptées. Au retour, nous apprécions le buffet
copieux et arrosé…
Le
28, accueil d’une trentaine d’enfants. Quelques ados, aidés de sœur
Marie-Élisabeth et sœur Marie-Christine, prennent en charge l’animation.
Le
29, apéritif avec le personnel pour permettre à chacun de connaître nos
nouvelles sœurs.
Le
30, excursion communautaire à Leernes, village où a
grandi sœur Marie-Paule. Sa maman nous y a gentiment invitées. Visite de la
belle église Saint-Martin, lieu de pèlerinage dédié à Saint Quirin,
que nous fait découvrir monsieur Foubert, membre de
la fabrique d'église. Monsieur l’abbé Daloze, curé,
nous rejoint et nous chantons le psaume 94 avant de nous rendre au logis
familial de sœur Marie-Paule assez spacieux pour nous abriter toutes. Madame Somville a disposé un généreux buffet. Après
Pour nous contacter
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Adresse
générale (qui est aussi l'adresse personnelle de Mère Loyse) : ermeton@skynet.be
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: monastère.ermeton.comptabilite@skynet.be
Deux sites à consulter :
-
le site du monastère : www.ermeton.be
-
le site de vente : www.boutique-theophile.com
"On n'allume pas
une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire
pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15).
Sous la rubrique
"La lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis d'Ermeton
sur l'avancée des travaux de restauration des locaux de l'accueil et les
nécessités qui s'y attachent.
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Grâce aux bienfaits d'un été chaud
et sec, les travaux commencés à la ferme depuis mai dernier ont pu se
poursuivre au rythme prévu, de façon satisfaisante. Le bâtiment du futur
magasin est actuellement sous toit. Le local prévu pour la chaufferie s'achève.
Le ruisseau est dévié et la terrasse qui en sépare la maison prend forme. Avant
l'hiver, on espère avoir achevé le gros œuvre extérieur. Nous nous réjouissons de la bonne collaboration entre tous les
membres de l'équipe, réunie chaque jeudi avec nous pour faire le point de
l'avancement des travaux.
Mois
par mois, nous évaluons les dépenses et l'évolution de nos propres
possibilités.
En
parodiant le psaume 84, disons que:
" Prudence et confiance se rencontrent,
" Persévérance et espérance
s'embrassent"…
Elles
viennent soutenir notre courage, en attendant qu'un beau bâtiment neuf ait "germé
de la terre" !
Encore
un chaleureux merci à nos amis qui, jour après jour, nous rendent visible la
bienveillance du Seigneur… et la leur !
Comptes bancaires
DEXIA
: 776-5976771-19 (IBAN : BE39 7765 9767
7119 BIC : GKCCBEBB)
Pour
la France :
Société
Générale Givet : 0003729001810 (IBAN
: FR76 30003 00581 00037290018 10),
(BIC–ADRESSE SWIFT : SOGEFRPP)
avec la mention
"la lampe et le lampadaire"

Autres dates á retenir
|
Octobre |
21 |
Initiation à la psalmodie |
Sr
Marie-François, Ermeton |
|
Novembre |
4 |
Abraham |
Sr Loyse Morard,
Ermeton |
|
|
25 |
Le
moine et l'humilité |
P.
Nicolas Dayez, Maredsous |
|
Décembre |
9 |
Lettre
aux Galates |
Sr Birgitta Drobig,
Ermeton |
|
|
15-17
|
Hébreu
biblique |
Fr.
Etienne Demoulin, Wavreumont |
|
|
23-25
|
Célébrations
de Noël |
Abbé
Philippe Vermeersch |
Nous
achevons dans ce numéro la publication de l’article du Père Daniel Misonne paru dans la "Lettre de Maredsous"
(1996/2). Nous le remercions encore de nous avoir permis de le reprendre.
Un autre
symbole accompagne parfois le saint : le corbeau. Allusion évidente à la
seconde tentative d'empoisonnement de Benoît, racontée par saint Grégoire.
Voici l'histoire : Florentius, un prêtre jaloux du
voisinage, avait empoisonné un pain qu'il envoya à Benoît comme du pain bénit.
L'homme de Dieu remercia, quoiqu'il eût perçu que le pain contenait du poison.
Or chaque jour, à l'heure du repas, un corbeau avait l'habitude de venir de la
forêt voisine pour recevoir de la main de Benoît un morceau de pain. Ce
jour-là, il vint comme d'habitude. L'homme de Dieu lui lança le pain envoyé par
le prêtre et ordonna au corbeau de le prendre et de le jeter à un endroit
inaccessible. Le corbeau ouvrit le bec, étendit les ailes et se mit à sauter
autour du pain en croassant. L'homme de Dieu répéta son ordre : "Emporte,
emporte ! N'aie pas peur ! Va jeter ce pain là où personne ne pourra le
trouver". Après avoir hésité longtemps, le corbeau prit le pain dans son
bec, l'enleva et disparut. Trois heures plus tard, quand il revint, Benoît lui
donna sa nourriture habituelle.
Cet épisode a
souvent été représenté dans les cycles des vies illustrées. Ici, ce qui doit
nous retenir, c'est la présence du corbeau comme attribut. Des gravures et des
statues anciennes nous le montrent aux pieds ou au
côté de saint Benoît, mais pas avant le XVIe siècle. Parfois est
figuré le corbeau sans pain dans le bec. Wierix (1553
– 1620) a gravé le corbeau sans pain. On peut admirer à la cathédrale
Saint-Michel de Bruxelles, la très grande statue de marbre (1753) où le
sculpteur liégeois Laurent Delvaux a campé le corbeau, pris sur le vif,
attentif au geste de son bienfaiteur qui tient le gobelet de vin. Sur une
stalle de la cathédrale de Tortosa (sculpture du XVIe
siècle), on ne fait que deviner l'animal dont seule dépasse la tête, de même
que dans le médaillon de bois provenant de l'abbaye d'Orval (XVIIIe
siècle) actuellement à Maredsous ; on n'a pas manqué de figurer l'oiseau, pain
au bec. Corneille
Galle (vers 1600) l'a gravé ainsi, afin de
mettre en parallèle pain et vin empoisonnés, parallèle souligné par les motifs
du corbeau et de la coupe repris deux fois dans le cartouche. L'abbaye
Saint-Bernard de Bornem possède une statuette d'argent (XVIIIe siècle)
où l'orfèvre s'est ingénié à multiplier les symboles : saint Benoît, de
son avant-bras gauche, retient la crosse pastorale d'abbé, car il a superposé
le livre de la Règle et la coupe de vin empoisonné, qu'il maintient contre lui,
tandis qu'à ses pieds, le corbeau renverse la tête avec dans son bec le pain
mortifère. Le XIXe siècle néogothique exploite, avec plus de sobriété,
le double thème du pain et du vin mortels : il en existe plusieurs témoins à
Maredsous, notamment dans la sculpture du portail de l'église abbatiale.
¶¶¶
Voilà quelques "types" courants de représentation de saint Benoît. Il y en a bien d'autres, moins connus parce que limités à une région. Ainsi voit-on le saint avec un crible brisé (allusion à un miracle rapporté par saint Grégoire ) ou avec une échelle (Règle, chap. 7 sur les degrés d'humilité), ou encore étendant un "manteau de miséricorde", tenu par ses disciples Maur et Placide, sur un groupe de moines et moniales. Cette dernière figuration semble avoir pris naissance au début du XVIe siècle dans la région de Venise; on en conserve un bel exemple dans un tableau peint sur cuir (XVIe siècle), aujourd'hui à Maredsous.
Il existe
déjà quelques études sur l'iconographie de saint Benoît. Parmi elles, il
convient de signaler particulièrement l'article bien documenté et illustré de
J.K. Steppe, Saint Benoît dans les arts plastiques, dans Saint Benoît, Père
de l'occident, p. 53 – 144 (Anvers, Fonds Mercator, 1980). Il serait
souhaitable toutefois qu'un inventaire systématique soit dressé, région par
région, comme on vient de le faire pour la Toscane et comme on l'annonce pour
l'Espagne. Cette enquête permettrait d'identifier les divers types de
représentation du saint, de mieux cerner les milieux qui les ont créés ou
développés, et d'établir les liens existant entre ceux-ci et les courants de
rénovation monastique. Elle apporterait ainsi un éclairage nouveau sur
l'histoire de la spiritualité bénédictine.
Page
des jeunes
La journée du 28 août a rassemblé 31 enfants de 4 à 12 ans
et demi auxquels se sont joints quelques adultes : maman, catéchiste,
grand-mère. Elle a été animée par une équipe de 6 jeunes et enrichie de la
présence de Philomène Waka, conteuse africaine. Parmi
les enfants, 3 jeunes néérlandophones
dont Laetitia, qui nous raconte ici sa journée.
1 dagje in Ermeton
De laatste maandag van de vakanties organiseerden de
zusters van Ermeton een kinderdag : met
het thema "sprookjes". We kwamen er 's morgens aan rond 10 u.
En we begonnen meteen met een paar
kennismakingsspelletjes.
Daarna werden we ingedeeld in 4 groepjes en gingen we,
met ons groepje, van het ene spel naar het andere. Elke keer als we een
spelletje goed hadden gedaan kregen we een stuk van een sprookje…
Daarna hebben we eventjes mee gebeden met de zusters
in de kapel.
In de na
Het was een hele leuke dag en natuurlijk heel erg
bedankt aan allen die mee hebben geholpen om deze dag tot een goed einde te
brengen !!!
Groetjes
van Laetitia Verbeiren
Une journée à
Ermeton
Le dernier lundi des vacances, les sœurs d'Ermeton organisaient une
"journée des enfants" sur le thème : "contes". Nous y
sommes arrivés dans la matinée, vers
Après
cela, nous avons été partagés en quatre groupes et nous sommes allés, avec
notre groupe, d'un jeu à l'autre. Chaque fois que nous avions bien accompli un
jeu, nous recevions un "morceau d'histoire". Après cela, nous sommes
allés prier un petit moment à la chapelle avec les sœurs.
Dans
l'après-midi, nous avons écouté de belles histoires africaines et nous avons
découvert l'histoire du matin : chacun lisait un morceau et ainsi nous sommes
arrivés à un vrai récit. Pour goûter, nous avons reçu une glace et, après
encore quelques jeux et un peu de prière, la journée était malheureusement déjà
terminée !
C'était
une très belle journée et, naturellement, nous remercions tous ceux qui ont
aidé à en faire une réussite.
Salutations
de Laetitia Verbeiren
