Belgique – België

P.P.

5640 Mettet

BC 1655

 

 

 

Bureau de dépôt :

Mettet

Trimestriel

août - octobre 2006

Agr. : P201036

Zone de Texte: Bulletin des Amis d’Ermeton N° 19x
Octobre 2006x

 

 

 

Numéro spécial
PROGRAMME D'ANNÉE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Édit. resp. : Sœur Loyse Morard, Monastère Notre-Dame
	 Rue du Monastère 1, 5644 Ermeton-sur-Biert

Le 27 septembre 2006 a fait date dans la vie de la communauté d'Ermeton. Il y a cinquante ans, le 27 septembre 1956, l'évêque de Namur procédait à la dédicace de la nouvelle église du monastère. Ce même jour, cinquante ans plus tard, a débuté la vie régulière en commun des sœurs d'Ermeton avec les sœurs de l'abbaye Sainte-Gertrude de Louvain-la-Neuve.

L'évangile de la rencontre de Jésus avec Zachée (Lc 19,1-10), propre à la  fête de la Dédicace, a été l'occasion d'une double réflexion: l'une proposée par Sœur Loyse à toute la communauté, la veille de la fête; l'autre, partagée par le P. Abbé Nicolas dans son homélie, lors de la célébration de l'eucharistie. Nous les reproduisons toutes les deux pour les lecteurs de l'Amandier.

 

Du désir à la communion

 

Zachée cherchait à voir qui était Jésus. Il cherchait. Toute son aventure commence ici. En fait, il cherchait seulement à "voir". De loin. Sans se douter que son désir allait le conduire, par l'initiative de Jésus, à cohabiter avec lui. À pouvoir le rejoindre de tout près ou, plutôt, à être rejoint par lui: "Zachée, descends vite. Aujourd'hui, il me faut demeurer chez toi". De tout près et tout de suite. Le même jour.  

Au début de l'évangile de Jean, les deux premiers disciples font la même expérience (Jn 1,38ss). Là aussi, Jésus prévient leur désir quand il les interroge: "Que cherchez-vous ?". Sur leur réponse: "Où demeures-tu ?", il les invite: "Venez et voyez". "Et ils demeurèrent auprès de lui ce jour là". À la fin du même évangile, voici encore quelques grecs qui expriment le même désir: "Nous voudrions voir Jésus" (Jn 12,20ss). Jésus répond que "l'heure" où il doit être glorifié est arrivée: une certaine urgence apparaît. Il invite à le servir et à le suivre en ajoutant: "Là où je suis, là aussi sera mon serviteur". Ici encore le désir s'ouvre et s'achève en communion.

Du désir de "voir" de loin ou du dehors, on en arrive ainsi à la rencontre immédiate: "demeurer avec", "habiter", "être là", "chez toi", au-dedans. Non seulement voir, observer, mais partager, entrer en communion. Désirer voir est le début d'une aventure, le point de départ d'un chemin. Celui de Zachée le mène à la conversion, à l'abandon de tout, à la foi – "celui-ci  aussi est un fils d'Abraham" –; il aboutit à l'intimité prolongée d'une rencontre: "Il me faut demeurer dans ta maison". Le chemin est pascal; il passe par la mort et conduit à la résurrection. Jésus le dit aux grecs: "Le grain de blé qui tombe en terre meurt et porte du fruit en abondance". Mais au terme de l'itinéraire, tous – juifs et grecs – seront rassemblés avec le Christ dans une même communauté.  On commence par chercher à voir et on finit par se trouver ensemble à la même table. Entre les deux, il y a toute une histoire, une conversion, le déroulement d'une vie, d'une vie monastique en particulier.

Saint Benoît ne dit pas autre chose. Comme Zachée, les disciples ou les grecs, le moine est d'abord celui qui cherche. Chez le novice, il faut vérifier avec soin "s'il cherche vraiment Dieu" (RB 58,7). Mais ce souci – prioritaire dans la formation – suppose la conviction que la recherche de Dieu est le seul point d'appui de la stabilité des profès. Le reste compte peu. Le prologue de la règle développe le même mouvement que l'histoire de Zachée. Tout commence par un désir, celui de Dieu d'abord qui "cherche son ouvrier dans la foule du peuple" – "Quel est l'homme qui veut la vie et désire voir des jours heureux ?" –, désir de Dieu qui éveille et provoque le nôtre (Prol.14ss). Précédé, celui-ci n'est qu'une réponse: "Si, à cette demande, tu réponds: moi, Dieu te réplique …".  Et que réplique-t-il ?

Si Jésus ne l'avait pas interpellé, Zachée se serait contenté de l'observer de loin et de haut. Mais Jésus l'a fait "descendre vite". Il lui a fait parcourir l'itinéraire paradoxal dont saint Benoît dit qu'en réalité il monte (RB 7,7), cette "voie droite et rapide qui mène à notre Créateur" (73,4). Or la "descente"  ramène Zachée "à la maison", chez lui, au lieu intime de sa vérité où Jésus veut habiter. Toute vraie recherche aboutit là, au terme du chemin pascal que Saint Benoît nomme "chemin de la vie" et qui descend pour monter. Chemin de conversion. Comme Jésus pour Zachée, saint Benoît nous presse d'y descendre; il invite à la hâte. "On ne parvient dans la demeure du royaume que si l'on y court par les bonnes actions" (Prol.22). Chercher Dieu répond à une urgence et suppose un empressement, nécessaire, irrésistible peut-être. 

Au terme de la descente, arrivé chez lui face à Jésus, Zachée ressuscite. "Debout", il déclare le retournement qui s'est opéré en lui. Il se dépouille, il est libre. Pour les moines, saint Benoît évoque les modalités de cette libération. En s'inspirant du psaume 33 il décrit le chemin qui mène à la rencontre face à face, dans la demeure de Dieu. Ici encore, il s'agit de "chercher", non pas Dieu directement mais la paix: "Recherche la paix avec ardeur et persévérance". "Interdis le mal à ta langue, et à tes lèvres toute parole trompeuse; détourne-toi du mal et fais le bien". La quête continue et Dieu prévient toujours son issue: "Avant même que vous m'invoquiez, je vous dirai 'me voici'" (Prol.17ss). Chez le moine comme chez Zachée, entre le premier élan du désir et le bonheur du face à face, un choix radical intervient en écho à l'interpellation divine: fuir le mal et accomplir le bien; réparer ses torts, donner la moitié de ses biens aux pauvres; tout mettre en œuvre – en paroles et en actes – pour accéder à "la paix", ce bonheur total qui fait communier au bonheur de Dieu. 

Plus loin, saint Benoît revient encore sur les conditions à remplir pour que le désir puisse s'accomplir. Il interroge: "Seigneur qui habitera dans ta demeure ?" (Prol.23ss). Le psaume 14 fournit la réponse: la pureté de cœur, la vérité, la droiture, le respect de l'autre, la bienveillance, l'humilité, la lucidité sur soi-même, sont l'expression de la conversion qui ouvre à l'intimité de Dieu. Elles fondent la construction solide, édifiée sur la pierre, que les vents n'arriveront pas à ébranler. Ce sont elles qui font "habiter dans la demeure de Dieu", elles qui dépouillent et libèrent. "Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison". 

Zachée ne connaissait pas l'issue de son désir. Ce qui lui a été offert dépassait infiniment ce qu'il cherchait au départ et pourtant, s'il n'avait pas cherché à voir Jésus, rien ne lui serait arrivé. Nous non plus, nous ne savons pas où la vie monastique nous conduira mais nous savons au moins que la "maison de Dieu c'est nous, pourvu que nous gardions l'assurance et la joyeuse fierté de l'espérance" (He 3,6). Voilà justement l'assurance qu'il nous faut pour aujourd'hui: celle qui nous appelle à nous réjouir de devenir désormais, les unes grâce aux autres, la maison où Dieu habite, celle où le Christ veut venir demeurer, face à face avec chacune. "Pourvu que nous gardions la joyeuse fierté de l'espérance".

L'itinéraire de Zachée, d'une certaine façon, est aussi le nôtre. Nous aussi, nous avons "cherché à voir". Après avoir observé pendant longtemps, de loin d'abord, puis de près, nous en sommes arrivées maintenant à "demeurer" ensemble, à partager, à cohabiter. Là, dans ce partage, nous voulons croire que Dieu est présent, qu'il l'habite et que nous l'y rencontrerons. Nous sommes au début d'une aventure qui a déjà commencé et qui désormais nous entraîne ensemble sur un chemin de conversion, donc de résurrection: conversion à l'amour, à l'humilité, à la droiture, à la liberté. Conversion où, de part et d'autre, nous donnons la moitié de nos biens à ces pauvres que nous sommes nous-mêmes, réciproquement. Conversion qui nous sauve et qui nous conduira, nous aussi, ensemble, à la rencontre avec le Christ qui veut "demeurer chez nous". Voilà notre espérance.

"Descends vite", dit Jésus à Zachée; "courons", nous dit saint Benoît. Mettons tout en œuvre avec empressement pour que la "descente" que nous effectuons les unes vers les autres dans l'amour fraternel et dans l'humilité, nous fasse "monter" sur la montagne sainte. En descendant ainsi ensemble, nous accueillerons le Christ dans une demeure renouvelée. C'est à nous toutes que Jésus déclare aujourd'hui: "Le salut est arrivé pour cette maison".  Aujourd'hui. Dans la foi, car nous aussi nous sommes des enfants d'Abraham. Nous aussi, le Fils de l'homme vient maintenant nous chercher et nous sauver car, s'il prévient toujours notre désir, il a prévenu aussi notre "descente".

L'aventure commune qui débute aujourd'hui ne peut nous mener vers Dieu que dans cette perspective, sur ce chemin qui "descend" et où l'on "court" (on court plus facilement à la descente!), chemin d'humilité et d'amour où le Christ nous précède et où il nous attend pour demeurer avec nous. Nous n'avons pas un programme à remplir, mais une "Vie" à désirer, une "paix" à poursuivre,  une descente à parcourir, un amour à recevoir, un bonheur à partager. Car "Sa maison, c'est nous, pourvu que nous gardions l'espérance" !

Nous voilà donc, nous aussi, au cœur de ce passage qui nous mène du premier projet à la pleine réalisation. Nous avons quitté la rive du simple désir et nous apercevons déjà celle du vivre ensemble en plénitude. Nous sommes entre les deux, dans cette zone un peu incertaine, ce point d'équilibre où le souvenir de l'un se mêle à l'attrait de l'autre. Zone de turbulence parfois, mais aussi sûrement chemin qui avance. Et la force de l'avancée, c'est notre désir avec cette conversion active et décidée que l'évangile nous décrit et que saint Benoît nous montre: le partage de tous nos biens dans la charité qui dépasse et répare tout. L'autre rive nous tend les bras; ce n'est pas seulement la cohabitation déjà commencée, c'est la vie éternelle avec le Christ qui "nous y mène toutes ensemble" si, jour après jour, nous essayons de "ne lui préférer absolument rien" (RB 72,11-12). Aujourd'hui. "Venez et voyez". "L'heure est venue" ! Fêtons la Dédicace.

 

Sœur Loyse, 26 septembre 2006

 

 

50 Ans : Anniversaire ou projet ?

 

Nous ne savons pas combien de temps Zachée est resté sur son arbre. Nous ne savons pas combien de temps il a mis pour descendre. « Vite », nous dit l’Evangile, ce qui n’est pas une indication de durée. Nous ne savons pas davantage combien de temps a duré le face-à-face avec Jésus. « Aujourd’hui », cela indique au maximum une durée de 24 heures, mais c’est plutôt pour dire que cela doit être immédiat.

Nous pourrions fêter aujourd’hui une durée, 50 ans, un demi-siècle. Mais nous célébrons bien plutôt une intensité, un désir, une rencontre, une conversion, une ouverture, un élargissement.

Qu’est-ce que cette chapelle ? Un sycomore, sur lequel nous sommes perchés pour voir Jésus dont le passage est annoncé ? Ou bien ce « chez toi » dont Jésus dit qu’il veut y demeurer, y rester, y être casanier ? Un lieu ouvert à tout vent, comme peut l’être un arbre, surtout quand l’envie vous est venue d’y monter ? Ou bien un lieu apparemment plus confiné, mais où finalement le vent trouve aussi le moyen de souffler, autrement ?

La Dédicace a la prétention de célébrer ensemble ces multiples possibles, sans les exclure l’un de l’autre, même quand ils nous paraissent contradictoires.

Cette liturgie de la Dédicace est réaliste : elle sait que cette chapelle est d’abord le sycomore dont nous avons besoin pour exprimer notre désir de voir passer le Christ, notre volonté de chercher à voir qui il est. N’est-ce pas vrai que ce lieu est le premier vers lequel nous nous dirigeons quand les événements de la vie nous invitent à prendre de la hauteur, à voir les choses de plus haut que ce que nous voyons ou ne voyons pas au ras du sol ?

Réaliste, la liturgie de la Dédicace l’est aussi quand elle reconnaît dans ces murs, dans ce lieu, ce « chez toi » que Jésus a désigné à Zachée comme le lieu de rencontre, comme l’endroit où il s’invite lui-même, nous rappelant ainsi que c’est lui qui mène le jeu, mais aussi nous garantissant sa présence, comme personne d’autre ne pourrait le faire.

Réaliste, la liturgie de la Dédicace est aussi pleine d’espérance et de foi, ouverte sur l’aujourd’hui de Dieu. Elle sait que toute rencontre est déjà une ouverture, une conversion, un retournement, le déploiement d’horizons nouveaux, le renvoi de toute étroitesse. Je donne, dit Zachée, en résumant dans ce seul mot tout ce qui vient de se passer.

Cinquante ans après son expérience, qu’est-ce que Zachée a rappelé, qu’a-t-il fêté, qu’a-t-il célébré ? Le fait d’être monté sur le sycomore ? d’en être descendu ? d’avoir reçu le Christ ? d’avoir été reçu par lui ? d’avoir donné ses biens ? de s’être découvert le fils d’Abraham pour qui le salut est arrivé ? Quel aujourd’hui Zachée a-t-il célébré après 50 ans ? Et nous-mêmes, quel aujourd’hui célébrons-nous après cinquante ans ?

Zachée a découvert que sa maison était beaucoup plus large qu’il ne le pensait. Ouverte à Jésus, bien sûr. Ouverte aux pauvres. Ouverte à ceux et celles qui ont été les victimes de ses propres péchés. Ouverte à lui-même, pécheur. Cette chapelle est beaucoup plus large que nous ne le pensions. Ses murs accueillent et recueillent la présence du Christ. Nous souhaitons qu’il y demeure. Mais voici que lui-même provoque l’ouverture vers sa propre maison, vers son Église, vers cet horizon de Dieu qui a voulu que ciel et terre se rencontrent. Je disais que Jésus est casanier. Oui, mais casanier en Dieu.

Cette chapelle est plus large que nous ne le pensions. Voici donc le jour où nos Sœurs venues du Monastère Sainte-Gertrude entreprennent d’habiter ici, avec vous, chères Sœurs du Monastère Notre-Dame. Je disais que la liturgie est réaliste, pleine d’espérance et de foi, ouverte à l’aujourd’hui de Dieu. Après 50 ans, voici que le concret de la vie nous fait regarder plus loin, au-delà de nous, au-delà de l’horizon qui ne peut pas enfermer la présence de Dieu. Je puis facilement deviner les sentiments des unes et des autres. Je puis aussi y communier. De cette communion que Jésus a voulue pour son Eglise et qu’il nous supplie de garder vivante, à l’exemple de la communion qui est en Dieu.

Voici donc le moment de l’eucharistie. Nous ne savons pas si Jésus a partagé un repas avec Zachée. Mais comment ne pas lire, dans la célébration d’aujourd’hui, une sorte de relais, au-delà de tous les siècles, de ce qui a été partagé quand Jésus a dit lui-même : aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi ; aujourd’hui, il me faut être présent chez toi ; aujourd’hui, il me faut partager ma vie avec toi. Comment ne pas accueillir pareille invitation, même après deux mille ans, même après cinquante ans ? Aujourd’hui, tout simplement.

 

Père Nicolas Dayez, 27 septembre 2006

 

Quelques nouvelles de la communauté

 

Juillet

Le 1 et 2, session pour oblats et oblates bénédictins, belges et français, animée par Mère Loyse. Les conférences ont pour thème : l’humilité.

Du 4 au 8, session d’hébreu biblique donnée par le Frère Etienne Demoulin de Wavreumont.

Le 8, Mère Loyse passe la journée à Scourmont où se tient le chapitre général des bénédictines de la Congrégation de la Reine des Apôtres. Elle y donne une conférence et anime un débat ayant pour thème : Vie fraternelle et croissance spirituelle. 

Le 11, fête de saint Benoît. Nous accueillons, en début d’après-midi, les participantes du chapitre de la Congrégation de la Reine des Apôtres. Visite du monastère et repas au jardin. Rencontre très fraternelle où nous pouvons faire la connaissance de sœurs de différents continents. Les sœurs africaines sont largement représentées.

Du 17 au 24, retraite animée par le Père Claude Tassin, spiritain, professeur à l’Institut Catholique de Paris. Son thème : « Etrangers résidents et migrants : le statut des chrétiens selon la première lettre de St Pierre. »

Le 20, entrée au noviciat d’Isabelle Tibia, qui reçoit l’habit après une causerie de Mère Loyse. Sœur Isabelle garde son nom de baptême mais sera fêtée le dimanche de la Sainte Trinité.

Le 23, à la demande du Saint Père, nous prenons ensemble  un  temps de prière silencieuse pour la paix.

Le 24, fête patronale de Mère Loyse. Dans l’après-midi, nous regardons un film de Radu Mihaleanu : «Va, vis et deviens». Repas de fête le soir, que nous prenons dehors par ce temps estival.

Le 25, excursion pour le noviciat à Wavreumont. Le soir, sœur Marie-François et sœur Marie-Paule participent à Maredsous à la veillée de prière autour du Père Baudouin Oldenhove décédé.

Le 26, Mère Loyse et sœur Birgitta représentent la communauté aux funérailles du Père Baudouin.

 

Août

Du 1er au 4, session de patrologie sur Isaac le Syrien, donnée par le frère Sabino Chiala de la communauté de Bose.

Le 3, nous invitons le frère Sabino à la rencontre du soir et il nous donne des nouvelles de sa communauté avec laquelle nous entretenons des liens particuliers.

Le lundi 7, jour « J »: nous accueillons nos sœurs de Louvain-La-Neuve. Toute la journée se passe en déménagements et les camions se succèdent… Nous tenons à suspendre tout de suite deux belles croix et à poser la statue de la Vierge de la chapelle du monastère Sainte-Gertrude dans le cloître où elle remplace désormais la nôtre. Pour nous, c’est une façon parlante de souligner combien nous voulons accueillir nos sœurs de telle manière qu’elles se sentent « chez elles ». Ces dernières arrivent dans la soirée, non sans émotion de part et d’autre. L’eucharistie est célébrée à 19h. par le Père Abbé Nicolas, de Maredsous, puis un repas rassemble notre communauté élargie. Les sœurs s’installent enfin pour leur première nuit et pour prendre un repos tellement nécessaire. Le reste de la semaine, l’eucharistie sera célébrée à la fin de la matinée pour leur permettre de reprendre des forces. Toutes les stalles de la chapelle sont maintenant occupées !

Du 16 au 18, les carmélites de Belgique et de France sont rassemblées à Maredsous pour une session animée par le Père Lécrivain s.j.. Elles nous ont invitées à nous joindre à elles pour les conférences. Mère Loyse et trois sœurs s'y rendent le matin du premier jour.

Le même soir, nous accueillons huit d'entre elles, venues prier les vigiles avec nous. La rencontre s'achève par un échange fraternel au réfectoire de l'accueil.

Le 19, anniversaire de la Dédicace de l'église abbatiale de Maredsous. Le Père Nicolas et le Frère Thierry y sont fêtés à l’occasion de leurs 50 ans de profession. Nous les rejoignons en nombre pour l’eucharistie et le verre de l’amitié. Mère Loyse est invitée au repas.

Du 20 au 25, session de liturgie animée par l’abbé Paul De Clerk, professeur honoraire de l’Institut Supérieur de Liturgie de Paris, avec une équipe des communautés d’Ermeton et de Maredsous. Le thème de cette année est : « Liturgie des Heures, prière de tous les baptisés. »  Les conférences sont données par l’abbé De Clerck (Qu’est-ce que la Liturgie des heures ? Éléments historiques. Aspects ecclésial et œcuménique), le Père Nicolas, de Maredsous (La temporalité), sœur Marie-Paule, d’Ermeton (Prière liturgique et prière personnelle), le Père Jean-Daniel, de Maredsous (Liturgie des heures et eucharistie). Le pasteur Claude Vilain, de Bruxelles, éclaire la question du point de vue du protestantisme. Du point de vue pastoral et pratique, l’abbé Patrick Denis, curé de Biesmerée, Madame Marchand, de Waterloo, et Monsieur Philippe de Looz, membre de la communauté Sant' Egidio, apportent leur témoignage. Les ateliers sont conduits par le Père Claude, de Maredsous, sœur Birgitta, d’Ermeton,  sœur Marie-Adèle Verheecke, sœur de Saint-André, et sœur  Marie-Pierre Faure, cistercienne de Chambarand.

Le mercredi, les participants de la session vont en excursion à la basilique de Walcourt que nous fait visiter Monsieur l’abbé Piveta, doyen. Nous chantons les vêpres en occupant les stalles, remarquablement sculptées. Au retour, nous apprécions le buffet copieux et arrosé…

Le 28, accueil d’une trentaine d’enfants. Quelques ados, aidés de sœur Marie-Élisabeth et sœur Marie-Christine, prennent en charge l’animation.

Le 29, apéritif avec le personnel pour permettre à chacun de connaître nos nouvelles sœurs.

Le 30, excursion communautaire à Leernes, village où a grandi sœur Marie-Paule. Sa maman nous y a gentiment invitées. Visite de la belle église Saint-Martin, lieu de pèlerinage dédié à Saint Quirin, que nous fait découvrir monsieur Foubert, membre de la fabrique d'église. Monsieur l’abbé Daloze, curé, nous rejoint et nous chantons le psaume 94 avant de nous rendre au logis familial de sœur Marie-Paule assez spacieux pour nous abriter toutes. Madame Somville a disposé un généreux buffet. Après midi, un groupe s’offre une longue promenade après quoi de bonnes tartes nous sont encore offertes. Belle occasion pour notre communauté élargie de faire meilleure connaissance dans la joie et la bonne humeur.  Nous ne pouvons que remercier la maman de sœur Marie-Paule pour cette heureuse initiative et son accueil si sympathique.

 

Sœur Marie-François

 

Pour nous contacter

 

Depuis quelques années déjà, le monastère s'est doté d'un système informatique qui permet une communication aisée.

Voici les adresses utiles :

-          Adresse générale (qui est aussi l'adresse personnelle de Mère Loyse) : ermeton@skynet.be

-          Accueil : accueil@ermeton.be

-          Reliure : reliure@ermeton.be

-          Librairie : librairie@ermeton.be

-          Photocopie et reprographie : ateliers.ermeton@skynet.be

-          Céramique : ceramique@ermeton.be  ou anne_bene_lln@yahoo.fr

-          Bougies : srelisabethermeton@yahoo.fr

-         Comptabilité : monastère.ermeton.comptabilite@skynet.be

Deux sites à consulter :

-          le site du monastère : www.ermeton.be

-          le site de vente : www.boutique-theophile.com


La lampe et le lampadaire

 

"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15).

Zone de Texte: Croquis préparatoire : façade côté rueSous la rubrique "La lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée des travaux de restauration des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y attachent.

 

Zone de Texte: État d'avancement au 3 octobre 2006Grâce aux bienfaits d'un été chaud et sec, les travaux commencés à la ferme depuis mai dernier ont pu se poursuivre au rythme prévu, de façon satisfaisante. Le bâtiment du futur magasin est actuellement sous toit. Le local prévu pour la chaufferie s'achève. Le ruisseau est dévié et la terrasse qui en sépare la maison prend forme. Avant l'hiver, on espère avoir achevé le gros œuvre extérieur. Nous nous réjouissons de la bonne collaboration entre tous les membres de l'équipe, réunie chaque jeudi avec nous pour faire le point de l'avancement des travaux.

Mois par mois, nous évaluons les dépenses et l'évolution de nos propres possibilités.

En parodiant le psaume 84, disons que:

" Prudence et confiance se rencontrent,

" Persévérance et espérance s'embrassent"…

Elles viennent soutenir notre courage, en attendant qu'un beau bâtiment neuf ait "germé de la terre" !

Encore un chaleureux merci à nos amis qui, jour après jour, nous rendent visible la bienveillance du Seigneur… et la leur !

 

Comptes bancaires

DEXIA : 776-5976771-19 (IBAN : BE39 7765 9767 7119 BIC : GKCCBEBB)

 

Pour la France :

Société Générale Givet : 0003729001810 (IBAN : FR76 30003 00581 00037290018 10),

(BIC–ADRESSE SWIFT : SOGEFRPP)

avec la mention "la lampe et le lampadaire"

 

Zone de Texte: RAPPEL URGENT – 15 octobre 2006 de 9h30à 17h30
Journée des "Amis d'Ermeton"

Si vous n'avez pas reçu l'invitation, nous vous rappelons que cette rencontre est ouverte à tous. Hôtes - habitués ou de passage -, familles des sœurs, clients des ateliers, voisins, amis proches ou lointains, sont invités à se retrouver et à rencontrer la communauté pour découvrir, échanger, partager, proposer, célébrer, créer ou resserrer des liens.
La journée comprendra, comme les années précédentes, une réflexion et un partage sur les lectures bibliques du jour, la célébration de l'eucharistie, un repas froid pris en commun.

Cette année nous invite à prendre le temps de découvrir le nouveau visage de la communauté et ses nouveaux amis.

IL N'EST PAS TROP TARD POUR VOUS INSCRIRE !
Merci de signaler votre inscription à la Sœur Hôtelière,
T. 071/72.00.48 – Fax 071/72.73.92  ou E-mail : accueil@ermeton.be

P.A.F. : 10 €  par pers.(moins de 12 ans : 5 € )
à verser au compte n° 000-0124692-47 de 
ASBL Monastère Notre-Dame d’Ermeton-sur-Biert 5644 Ermeton-sur-Biert

Pour la France : 
Société Générale Givet : 0003729001810
(IBAN : FR76 30003 00581 00037290018 10),
(BIC–ADRESSE SWIFT : SOGEFRPP)

avec la mention "JOURNEE DES AMIS 2006"

 

Autres dates á retenir

Octobre

21

Initiation à la psalmodie

Sr Marie-François, Ermeton

Novembre

4

Abraham

Sr Loyse Morard, Ermeton

 

25

Le moine et l'humilité

P. Nicolas Dayez, Maredsous

Décembre

9

Lettre aux Galates

Sr Birgitta Drobig, Ermeton

 

15-17

Hébreu biblique

Fr. Etienne Demoulin, Wavreumont

 

23-25

Célébrations de Noël

Abbé Philippe Vermeersch

 

 

 

Quelques représentations iconographiques
de saint Benoît

 

 

Nous achevons dans ce numéro la publication de l’article du Père Daniel Misonne paru dans la "Lettre de Maredsous" (1996/2). Nous le remercions encore de nous avoir permis de le reprendre.

 

 

Saint Benoît et le corbeau

 

Un autre symbole accompagne parfois le saint : le corbeau. Allusion évidente à la seconde tentative d'empoisonnement de Benoît, racontée par saint Grégoire. Voici l'histoire : Florentius, un prêtre jaloux du voisinage, avait empoisonné un pain qu'il envoya à Benoît comme du pain bénit. L'homme de Dieu remercia, quoiqu'il eût perçu que le pain contenait du poison. Or chaque jour, à l'heure du repas, un corbeau avait l'habitude de venir de la forêt voisine pour recevoir de la main de Benoît un morceau de pain. Ce jour-là, il vint comme d'habitude. L'homme de Dieu lui lança le pain envoyé par le prêtre et ordonna au corbeau de le prendre et de le jeter à un endroit inaccessible. Le corbeau ouvrit le bec, étendit les ailes et se mit à sauter autour du pain en croassant. L'homme de Dieu répéta son ordre : "Emporte, emporte ! N'aie pas peur ! Va jeter ce pain là où personne ne pourra le trouver". Après avoir hésité longtemps, le corbeau prit le pain dans son bec, l'enleva et disparut. Trois heures plus tard, quand il revint, Benoît lui donna sa nourriture habituelle.

 

Cet épisode a souvent été représenté dans les cycles des vies illustrées. Ici, ce qui doit nous retenir, c'est la présence du corbeau comme attribut. Des gravures et des statues anciennes nous le montrent aux pieds ou au côté de saint Benoît, mais pas avant le XVIe siècle. Parfois est figuré le corbeau sans pain dans le bec. Wierix (1553 – 1620) a gravé le corbeau sans pain. On peut admirer à la cathédrale Saint-Michel de Bruxelles, la très grande statue de marbre (1753) où le sculpteur liégeois Laurent Delvaux a campé le corbeau, pris sur le vif, attentif au geste de son bienfaiteur qui tient le gobelet de vin. Sur une stalle de la cathédrale de Tortosa (sculpture du XVIe siècle), on ne fait que deviner l'animal dont seule dépasse la tête, de même que dans le médaillon de bois provenant de l'abbaye d'Orval (XVIIIe siècle) actuellement à Maredsous ; on n'a pas manqué de figurer l'oiseau, pain au bec. Corneille Galle (vers 1600) l'a gravé ainsi, afin de mettre en parallèle pain et vin empoisonnés, parallèle souligné par les motifs du corbeau et de la coupe repris deux fois dans le cartouche. L'abbaye Saint-Bernard de Bornem possède une statuette d'argent (XVIIIe siècle) où l'orfèvre s'est ingénié à multiplier les symboles : saint Benoît, de son avant-bras gauche, retient la crosse pastorale d'abbé, car il a superposé le livre de la Règle et la coupe de vin empoisonné, qu'il maintient contre lui, tandis qu'à ses pieds, le corbeau renverse la tête avec dans son bec le pain mortifère. Le XIXe siècle néogothique exploite, avec plus de sobriété, le double thème du pain et du vin mortels : il en existe plusieurs témoins à Maredsous, notamment dans la sculpture du portail de l'église abbatiale.

 

 

Voilà quelques "types" courants de représentation de saint Benoît. Il y en a bien d'autres, moins connus parce que limités à une région. Ainsi voit-on le saint avec un crible brisé (allusion à un miracle rapporté par saint Grégoire ) ou avec une échelle (Règle, chap. 7 sur les degrés d'humilité), ou encore étendant un "manteau de miséricorde", tenu par ses disciples Maur et Placide, sur un groupe de moines et moniales. Cette dernière figuration semble avoir pris naissance au début du XVIe siècle dans la région de Venise; on en conserve un bel exemple dans un tableau peint sur cuir (XVIe siècle), aujourd'hui à Maredsous.

 

Il existe déjà quelques études sur l'iconographie de saint Benoît. Parmi elles, il convient de signaler particulièrement l'article bien documenté et illustré de J.K. Steppe, Saint Benoît dans les arts plastiques, dans Saint Benoît, Père de l'occident, p. 53 – 144 (Anvers, Fonds Mercator, 1980). Il serait souhaitable toutefois qu'un inventaire systématique soit dressé, région par région, comme on vient de le faire pour la Toscane et comme on l'annonce pour l'Espagne. Cette enquête permettrait d'identifier les divers types de représentation du saint, de mieux cerner les milieux qui les ont créés ou développés, et d'établir les liens existant entre ceux-ci et les courants de rénovation monastique. Elle apporterait ainsi un éclairage nouveau sur l'histoire de la spiritualité bénédictine.

 

Père Daniel Misonne, Maredsous
 

Page des jeunes

 

La journée du 28 août a rassemblé 31 enfants de 4 à 12 ans et demi auxquels se sont joints quelques adultes : maman, catéchiste, grand-mère. Elle a été animée par une équipe de 6 jeunes et enrichie de la présence de Philomène Waka, conteuse africaine. Parmi les enfants, 3 jeunes néérlandophones dont Laetitia, qui nous raconte ici sa journée.

 

1 dagje in Ermeton

De laatste maandag van de vakanties organiseerden de zusters van  Ermeton een kinderdag : met het thema "sprookjes". We kwamen er 's morgens aan rond 10 u.

En we begonnen meteen met een paar kennismakingsspelletjes.

Daarna werden we ingedeeld in 4 groepjes en gingen we, met ons groepje, van het ene spel naar het andere. Elke keer als we een spelletje goed hadden gedaan kregen we een stuk van een sprookje…

Daarna hebben we eventjes mee gebeden met de zusters in de kapel.

In de namiddag luisterden we naar mooie sprookjes van Afrika en gingen we op zoek naar het sprookje van de voormiddag : ieder las een stukje en zo kwamen we aan een echt verhaal. Als vieruurtje kregen we een ijsje en na nog wat spelletjes en gebeden was de dag spijtig genoeg al om !

Het was een hele leuke dag en natuurlijk heel erg bedankt aan allen die mee hebben geholpen om deze dag tot een goed einde te brengen !!!

Groetjes van Laetitia Verbeiren

 

Une journée à Ermeton

Le dernier lundi des vacances, les sœurs d'Ermeton organisaient une "journée des enfants" sur le thème : "contes". Nous y sommes arrivés dans la matinée, vers 10 heures, et nous avons commencé par quelques jeux pour faire connaissance.

Après cela, nous avons été partagés en quatre groupes et nous sommes allés, avec notre groupe, d'un jeu à l'autre. Chaque fois que nous avions bien accompli un jeu, nous recevions un "morceau d'histoire". Après cela, nous sommes allés prier un petit moment à la chapelle avec les sœurs.

Dans l'après-midi, nous avons écouté de belles histoires africaines et nous avons découvert l'histoire du matin : chacun lisait un morceau et ainsi nous sommes arrivés à un vrai récit. Pour goûter, nous avons reçu une glace et, après encore quelques jeux et un peu de prière, la journée était malheureusement déjà terminée !

C'était une très belle journée et, naturellement, nous remercions tous ceux qui ont aidé à en faire une réussite.

Salutations de Laetitia Verbeiren

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L’Amandier est le Bulletin des Amis d’Ermeton. Il paraît quatre fois par an : en janvier, avril, juillet et octobre. Il donne régulièrement des nouvelles de la communauté et de ses projets et rappelle les activités proposées à l’accueil. Il est soutenu et promu par un groupe d’Amis qui proposent : 
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