
Bulletin des
Amis d’Ermeton n°12
novembre 2004 à Janvier 2005
En guise de VOEux :
ÊTRE AMI D'ERMETON
Les lignes qui suivent reproduisent l'homélie prononcée au cours de l’eucharistie, lors de la journée annuelle des Amis d'Ermeton, le 10 octobre 2004. ( lectures : 2 Rois 5,14-17; 2 Tm 2,8-13; Lc 17,11-19)
Naaman
voulait donc faire un cadeau à Élisée, pour le remercier de la guérison qu’il
venait d’obtenir. Et comme Élisée refuse, Naaman inverse les rôles ; après
s’être fait guérir, il demande encore quelque chose : c’est de pouvoir emporter
de la terre du pays où il se trouve, la terre qui lui parlera de ce Dieu qu’il
vient de découvrir à travers sa guérison. Être ami d’Ermeton, c’est peut-être
aussi prendre un peu de la terre qu’on trouve ici et s’en retourner chez soi,
pour rester en contact avec l’esprit de ce lieu. C’est peut-être encore apporter un peu de la terre qui vient de là où on vit, pour
que la communauté bénéficie de ce qui se dégage du lieu où on vit.
Quand il
s’agit de lieu, moines et moniales parlent de stabilité, cet endroit où ils
promettent de se fixer, cette communauté dans laquelle ils choisissent de
s’enraciner. Mais stabilité ne signifie pas pure répétition, absence
d’imprévus, jour qui succède simplement au jour précédent et qui y ressemble
comme des jumeaux peuvent se ressembler. De quoi donc est faite cette terre que
vous souhaiteriez emporter d’ici ? De quoi est faite cette terre que vous
souhaiteriez apporter ici ? C’est l’Évangile qui va répondre, pas moi.
J’ai une
certaine admiration pour ce lépreux qui « désobéit » à l’ordre
matériel de Jésus. Allez vous montrer au prêtre, dit Jésus. Que s’est-il donc
passé chez ce lépreux pour qu’il ait pris la liberté de faire demi-tour et
donc, en fait, de ne pas accomplir l’ordre qu’il avait reçu ? Il a été guéri,
évidemment, et le moins qu’il fallait, c’était de venir dire merci, de rendre
gloire à Dieu. Bien sûr. Cependant, avec tout le respect que je dois à la
gloire de Dieu, cette explication me paraît courte, trop courte.
Ce lépreux,
guéri, a comme deviné la véritable intention de Jésus à son égard. Il s’est
senti libéré. Libéré de sa maladie, tout d’abord, mais surtout libéré de cet
ordre que Jésus lui avait donné, en le formulant encore comme une soumission à
la Loi. Je ne suis pas venu abolir la Loi, dira Jésus, mais l’accomplir. Sur le
chemin, ce lépreux est le seul à s’être véritablement laissé guérir. Il a
compris que Jésus venait de lui donner la liberté, la vraie liberté, celle de
Dieu, celle que Dieu veut voir à la source et au terme de toutes nos actions,
de toute notre vie.
Je disais que
le lépreux guéri a comme deviné la véritable intention de Jésus à son égard.
Cette page de l’Évangile est extrêmement révélatrice de la manière que Dieu a
de traiter avec nous. A travers ce que nous vivons (journée extraordinaire
comme une guérison, mais la plupart du temps journée ordinaire), nous sommes
conduits à découvrir, à deviner les véritables intentions de Dieu à notre
égard. On fait alors demi-tour, presque sans s’en rendre compte. On est devenu
libre de la liberté que Dieu a voulue pour nous, et on est heureux de se
montrer ainsi devant lui.
On n’enchaîne
pas la parole de Dieu, disait saint Paul. On ne l’enchaîne pas, parce qu’elle
n’enchaîne pas. Elle donne la liberté parce qu’elle reste libre. C’est de cette
terre-là que nous devons nous remplir le cœur, c’est à ce Dieu-là que nous
devons rendre hommage. N’est-ce pas aussi ce que Dieu a fait avec nous ?
Prendre de notre terre et s’en retourner avec, pour emporter avec lui ce qu’il
y a découvert : c’est ce que nous pouvons lire dans la démarche du Fils de Dieu
fait homme, le Verbe qui se fait chair et qui, avec cette chair, s’en
retournera vers le Père, au matin de Pâques.
Dieu ne veut
plus se passer de l’humanité avec laquelle il a vécu sur la terre. Cela mérite
notre conversion, cela mérite que nous fassions demi-tour pour rendre gloire à
Dieu, comme nous allons le faire maintenant dans l’eucharistie.
Père Abbé
Nicolas Dayez
LE
PSAUTIER À NOËL
ou la méditation de Marie
Quand Saint
Luc raconte les événements qui ont entouré la naissance de Jésus, il souligne,
à deux reprises, que Marie les gardait et les méditait dans son cœur. Nous
aimerions connaître cette méditation pour nous laisser guider, nourrir par
elle. Comment Marie s'y prenait-elle pour méditer ? Le verbe grec sym-ballein, traduit par "méditer",
signifie littéralement "mettre ensemble". Si méditer consiste ainsi à
"sym-boliser", à rapprocher, demandons-nous
où Marie allait chercher la lumière à "pro-jeter" sur les événements
insolites qu'elle traversait. Quelle clé lui permettait de les interpréter, de
découvrir jour après jour leur cohérence et leur sens ? Nul doute qu'elle n'ait
cherché cette clé dans le bagage de sa foi et de sa prière tel qu'elle l'avait
reçu de ses ancêtres. Les représentations de Marie à l'Annonciation la montrent
souvent assise, avec un livre sur les genoux, en train précisément de méditer
ou de prier. Et qui sait si, ce jour-là, la voix de l'ange ne lui a pas parlé
simplement à travers la lecture attentive de ce qui était et reste la vraie
source de toute méditation: la parole de Dieu ?
Si Marie
priait, on peut penser encore qu'elle tenait en main le livre par excellence de
la prière d'Israël, le psautier. Peut-être est-ce à force d'y pénétrer qu'elle
a peu à peu entrevu, compris, puis respecté et partagé la mystérieuse vocation
de son fils. Pourquoi ne pas essayer aujourd'hui de rejoindre sa méditation ?
Le psautier qui nous accompagne jour après jour tout au long de l'année, nous
parle du messie, du roi à qui Dieu déclare, dès le Psaume 2: "Tu es mon
fils, moi aujourd'hui, je t'ai engendré". La liturgie de Noël nous fait
entendre et chanter cet oracle. Elle l'applique à l'enfant né dans la cité de
David, à Bethléem - la "maison du pain" -, et couché dans une
mangeoire. Mis ainsi "à disposition" dès sa naissance, offert et
donné à tous dans sa pauvreté, cet enfant-là est destiné à sauver son peuple au
nom de Dieu. Aussi l'ange de l'Annonciation a-t-il prescrit qu'il porte le nom de
Jésus: "Yahvé sauve". Mais quel salut apporte-t-il ? Quoi de plus
insolite que ce rapprochement entre un bébé démuni et exposé, né dans des
conditions si précaires, et le messie vainqueur du psaume 2, le roi qui
épouvante les nations ? L'enfant est né dans l'humble village des ancêtres de
David et non à Jérusalem "la cité du Grand Roi" et, si la nouvelle de
sa naissance suscite l'émerveillement et la louange, ses seuls messagers sont
des bergers, jugés a priori incapables de porter un témoignage digne de foi… Où
est donc le roi triomphant du psaume ?
Le
commencement et la fin d'une chose se correspondent souvent et s'éclairent
mutuellement. Le début de l'année liturgique évoque la fin des temps. Le
premier avènement du Christ annonce le second. Les récits évangéliques sur
l'enfance de Jésus se comprennent mieux à la lumière de la foi au Christ mort
et ressuscité. Le message de l'ange est accompli quand Jésus reçoit son nom et
la parole que les bergers font connaître est la même que, depuis
l'annonciation, Marie retourne dans son cœur. Celle-ci, dans sa méditation, a
pu découvrir aussi le rapport intime qui unit le début à la fin du psautier. Et
si elle y a cherché une lumière sur la destinée messianique de son enfant
nouveau-né, elle a peut-être entrevu le mystère de ce roi sauveur manifesté
dans de si pauvres conditions.
Le triomphe
du roi messie est annoncé solennellement dès le psaume 2 qui forme, avec le
psaume 1, le porche d'entrée de la grande demeure des psaumes. Le messie est
sauveur parce qu'il résoudra définitivement le problème du mal, il mettra fin à
l'affrontement impitoyable des justes et des méchants évoqué par le psaume 1.
Il fera face victorieusement à la révolte des orgueilleux; il les brisera et
les anéantira. Fils de Dieu, sacré et intronisé en son nom, il héritera de
toute la terre. Mais il ne faut pas s'y tromper: pour le psaume, détruire et
briser les nations, c'est, en réalité, les convertir, retourner leur révolte en
humble service, leur permettre de comprendre et de se reprendre (Ps 2,10-11). D'emblée,
la victoire du messie s'annonce en termes moins violents qu'il n'y paraît à
première vue. Elle débouche sur un "frémissement", sur l'humble
hommage et l'exultation de ceux qui adorent le Seigneur. Les rois convertis
sous le sceptre de fer du messie quitteront le chemin des méchants et viendront
rejoindre le rassemblement des justes. Ils ne siègeront plus avec ceux qui
ricanent, ils ne marcheront plus à leur perte, mais ils partageront le bonheur
de ceux qui trouvent leur plaisir dans la loi du Seigneur (Ps 1,1-2). Cette
loi, parole de Dieu murmurée jour et nuit par le juste, prendra comme en relais
le décret solennel adressé par le Seigneur à son messie: "Tu es mon fils,
moi aujourd'hui je t'ai engendré" (Ps 2,7). Les rois convertis s'appuieront
sur elle, en elle ils trouveront leur refuge. Le messie victorieux triomphe,
mais non pas seul. Dans son triomphe il emmène les rois qu'il a détruits et
brisés, les nations qu'il a reçues en héritage pour les amener sur le chemin
des justes. Heureux sont-ils!
Si les deux
premiers psaumes campent cette figure du messie entraînant à sa suite le
cortège des rois convertis, comment l'enfant de Bethléem, lui, peut-il bien
annoncer ce triomphe ? Marie, qui garde tout dans son cœur, a dû s'interroger à
ce sujet, tout comme nous. Elle a parcouru son psautier; elle y a rencontré
maintes fois la figure triomphante du roi messie (Ps 71, 88, 109, 117…). En
finale, au psaume 149, elle a retrouvé le châtiment infligé aux nations et les
rois vaincus du psaume 2, chargés de chaînes, mais elle n'a pas retrouvé de
messie victorieux car il n'en est plus question. Ce sont "les
humbles" désormais, les fidèles ou les "bien-aimés" de Dieu, qui
occupent sa place. Dieu Roi leur donne l'éclat du salut ou de la "victoire"
(le mot traduit la racine hébraïque qui compose le nom de "Jésus").
Ils tirent vengeance des nations et sont glorifiés. Les humbles, aimés de Dieu,
objets de son bon plaisir, sont magnifiés. Dieu règne en eux et par eux. Leur
gloire remplace celle du messie. Déjà en finale du psaume 143 - le dernier du
cinquième livre du psautier avant la série des doxologies -, la voix de la
communauté des fidèles était venue se substituer à celle du roi David pour
chanter la victoire sur les peuples étrangers, le salut reçu et donné par Dieu.
La prière, passée du "je" au "nous", s'achevait par un cri
de joie: "Heureux le peuple ainsi comblé, heureux le peuple qui a pour
Dieu le Seigneur" (Ps 143,15). Cette double béatitude fait écho à celle
qui ouvre le psautier: "Heureux l'homme qui n'entre pas au conseil des
méchants" (1,1), "heureux qui trouve en lui son refuge" (2,12).
Le messie des
psaumes, comme Jésus des évangiles, triomphe en s'effaçant. Son triomphe est
de s'effacer. Sa mission de roi-messie ou de "christ" s'accomplit
quand il s'identifie avec ceux qu'il sauve, quand le peuple tout entier devient
peuple "messianique", quand "christ" et
"chrétiens" ne font plus qu'un. L'enfant emmailloté de langes et
couché dans une mangeoire annonce cette lumière. Insignifiant aux yeux des
puissants, il montre comment s'opérera le salut; il dit dans quelle direction
il faut chercher la victoire de Dieu sur le mal et notre propre libération. Il
en est le signe et déjà la réalité commencée. Marie, son psautier posé sur ses
genoux, a pu entrevoir ce mystère d'humilité au creux de sa méditation. Elle a
pu comprendre qu'à "l'emprise du peuple étranger" et à ses
"paroles mensongères" (Ps 143,7-8.11), son enfant nouveau-né oppose
une autre victoire: celle que Dieu donne à "l'homme qui n'est qu'un
souffle" (143,4) quand il fait corps avec lui. L'éclat de la victoire est
donné aux humbles. Le mystère de Dieu se reflète en eux; par eux le chemin de
la libération s'ouvre aux hommes. Le roi messie ne fait qu'un avec ceux
auxquels il est envoyé. Il se donne et s'identifie à eux. Dieu ne triomphe pas
dans la force ni dans la violence; il triomphe par sa parole et sa parole s'est
faite chair.
Au huitième
jour, quand Jésus reçoit son nom, il est consacré dans sa mission de sauveur.
Le 40e jour, lors de la purification de sa mère, il est proclamé messie
d'Israël par le vieillard Syméon. À douze ans, égaré
dans le temple, il révèle à ses parents naturels sa vraie filiation. Sauveur,
messie d'Israël, fils du Père, tout est posé dès le commencement. Les
événements que Marie retourne dans son cœur donnent chair aux mots des psaumes;
ils les éclairent autant qu'ils en sont éclairés. Ils les prolongent et les
accomplissent. Aujourd'hui, notre méditation n'est-elle pas appelée à prendre
le relais de celle de Marie pour accueillir la parole, pour découvrir qu'elle
s'incarne encore tout au long de la vie de l'Église et pour lui donner corps
dans notre propre vie ? Que l' année qui s'ouvre en
soit illuminée !
Sœur Loyse
Ermeton
sur-Biert
Les Seigneurs et le
Château
Cette étude
se divise en deux parties. La première retrace l’histoire des différentes
familles (avec une notice biographique des membres) qui ont occupé le domaine
d’Ermeton depuis la moitié du XIVe siècle jusqu’à ce jour. On
distinguera les seigneurs hautains (les Comtes de Namur, les ducs de Bourgogne
et la famille de Habsbourg jusqu’aux archiducs Alberte t Isabelle) des
seigneurs fonciers et ensuite propriétaires du château. Parmi les seigneurs
fonciers, citons le premier connu : Jacquemin de Bossoit, cadet de la famille de Walcourt,
mentionné dans les documents en 1324, 1338 e 1349. plusieurs
générations de cette famille se succèdent à Ermeton jusqu’à une fille, Marie de
Bossoit, qui épouse avant 1431 Jehan de Toisoul. La seigneurie entre donc dans une nouvelle famille,
celle des Toisoul. Ils resteront à la tête du village
jusqu’en 1558, date de la mort de Jacques de Toisoul,
enterré dans l’église de Furnaux, où se trouve
toujours sa pierre tombale. Sa sœur Jehenne de Toisoul épouse Quentin de Faing
dit de Wez et leur fille se marie à Jean Le Ratz. Ce dernier, devenu Seigneur du chef de sa femme,
décide de vendre la terre d’Ermeton qui est achetée le 17 juillet 1595 par
Jehan de Waha. Elle sera revendue en 1612 à Richard
Noël dit Godart, d’Anthée. Cette importante famille
de maîtres de forges sera propriétaire du château et de la terre durant deux
siècles. Elle se termine par une fille Louise-Marie Godart,
épouse de Jacques, baron de Flaveau de Henry de la Raudière.
A partir de
la fin du XVIIIe siècle, on ne parle plus de seigneurs à Ermeton
mais de propriétaires du domaine. Les familles qui s’y succèdent sont
héritières de la famille de Flaveau. Ce sont les Spangen et les Mérode. Une
nouvelle vente a lieu en 1855 et 1856. Antoinette de Mérode,
devenue par mariage princesse de Monaco, décide alors de vendre sa propriété à
Augustin de Thomaz, châtelain de Bossierre
(Saint-Gérard). Henriette, la fille d’Augustin de Thomaz,
ensuite sa petite-fille Marie de Moreau, héritent
successivement du domaine. Marie de Moreau épouse Alphonse de Villermont et meurt à l’âge de 34 ans. Elle laisse un fils,
Henri de Villermont, qui devient propriétaire du
château à la mort de son père, survenue en 1914. Il meurt la même année et la
propriété échoit à Françoise de Villermont qui vend
le château en 1927 à la princesse Hélène de Ligne, épouse du Comte Hadelin d’Oultremont. Ceux-ci
vendent en 1935 le domaine à Charles-Louis Libbrecht.
le nouvel acquéreur reste un an à Ermeton et loue le
château aux religieuses bénédictines, précédemment établies à Wépion. Depuis
1942, il est la propriété de la communauté.
La seconde
partie est consacrée à l’histoire du château en tant que bâtiment avec ses
différentes phases de construction et de décoration entre le XVIIe
siècle et le XXe siècle. les plus anciennes
constructions subsistantes à ce jour sont les caves, la tour en brique datée
d’après un document de 1630 et la chapelle castrale en 1631. En 1749-1750, les Flaveau de la Raudière
entreprennent d’importants travaux pour donner au château son aspect actuel. ils construisent le quartier-maître et la tour porche, datés
de 1749. les derniers changements intervenus au niveau
des bâtiments sont de la fin du XIXe et du XXe siècle
avec la construction de la nouvelle chapelle en 1955-1956.
Ce livre de
146 pages est agrémenté de 77 illustrations dont la plupart sont inédites,
provenant de collections privées et d’un plan en couleur du domaine en 1773. Il
peut être acquis à la librairie du Monastère ou en versant la somme de 15 euros
(+ 2 euros de port) au compte de Marc Belvaux (IBAN BE35 0012 1273 6537 BIC GEBA BEBB), 23 Tienne
Marion, 5644 Ermeton-sur-Biert, 071/72 73 62 avec la mention Ermeton.
Marc Belvaux—Christian
Genard
« Théophile »
vend les
produits d’Ermeton

Au
mois de février 2004, Sœur Nicole a participé à Paris à l’assemblée générale de
« Théophile » et de « Monastic ».
« Monastic » est le label réservé aux
produits de qualité, fabriqués dans diverses abbayes et monastères.
« Théophile », chacun le sait, est le nom du destinataire des Actes des
Apôtres. Mais aujourd’hui, « Théophile » représente aussi une boutique en
ligne, via internet, dont la vocation est de
promouvoir et de diffuser les articles en vente dans les abbayes et monastères
adhérents. Ces deux réunions ont permis au Monastère Notre-Dame
d’Ermeton-sur-Biert de faire partie de la grande famille des « Boutiques
de Théophile » dont voici la référence sur internet :
http://www.Les Boutiques de Theophile.com
ou http://www. Artisanat Monastique et produits de qualité.com
Si
vous consultez ces sites, vous y découvrirez les produits mis en vente non
seulement par notre monastère mais aussi par d'autres abbayes et communautés.
Nous avons choisi d’y faire figurer uniquement les objets réalisés chez nous,
dans nos différents ateliers. Ainsi, vous pouvez désormais acquérir chez
Théophile des bougies proposées d'après une « palette » de couleurs
ne comportant pas moins de 22 nuances…, auxquelles il faut encore ajouter les
mêmes nuances « marbrées » ! Notre magasin, lui, ne présente que 21
modèles différents ! Vous admirerez aussi les articles de vannerie
confectionnés par Sœur Betsy et Sœur Claire, et les
bas-reliefs en étain de Pierre de Grauw, coulés par
Sœur Élisabeth. Très bientôt, les « carnets à spirales » fabriqués
par Sœur Miryam, les cartes « fleurs
séchées » réalisées par Sœur Claire, ainsi que les cartes postales peintes
par Sœur Agathe et scannées à l’atelier de reprographie, viendront rejoindre la
gamme de nos articles.
Noël nous a
apporté diverses commandes : bougies, étain, vannerie. Nous sommes assez
satisfaites du démarrage de notre « e-commerce » monastique, en moins
d'une année ! Certains articles sont faciles à réaliser, d’autres le sont
moins. Les commandes enregistrées par les clients nous étonnent parfois : «un
chat rouge, un chat jaune poussin, un chat bleu aqua,
un chat mauve »… Mais le client est roi ! Et la recherche de la
« bonne » teinte fait partie de la joie du travail bien fait. Quant
aux vanneries, leur présence chez « Théophile » a éveillé l’attention
d’un prêtre de Pau. En recherche de corbeilles pour la « quête dans son
église », il nous passe une commande de 12 paniers sur mesure ! Le
bas-relief de la Nativité, en étain, a aussi trouvé un amateur, ainsi qu'un
Crucifix, également du sculpteur Pierre de Grauw. À ce
propos, une bonne nouvelle : nous disposons depuis peu d’un nouveau
moule ! Il s’agit d’une Vierge à l’Enfant qui sera bientôt disponible, au
magasin du monastère et en ligne.
Comme pour
tout commerce en ligne, les contraintes sont nombreuses : un travail de
qualité est requis, ainsi que la réalisation dans les délais impartis dans la
vitrine de notre boutique internet. Cela occasionne de temps à autre un peu de
stress. Nous allons à Givet poster les commandes qui jusqu'ici proviennent
toutes de France, et nous profitons de ce déplacement pour effectuer les
courses de la cuisine, ce qui nous vaut une double économie !
Il faut
souligner aussi un autre avantage précieux de « Théophile »: la
présence de nos travaux, sur un site commun à plusieurs monastères, stimule la
collaboration. Ainsi, nous vendons à présent dans notre magasin d’Ermeton, les
pâtes de fruits fabriquées par les bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame de
Protection à Valognes (Normandie). Nous les vendons soit seules dans leur
emballage original, soit présentées dans les vanneries de Sœur Betsy et de Sœur Claire. Inversement, à Valognes, la sœur
responsable du magasin nous a acheté, pour la fin de l’année, plus de cent
petits paniers, afin de présenter plus spécialement les pâtes de fruits à l'occasion
des fêtes.
Et ce n’est
pas tout ! Sœur Nicole a fait parvenir au comité de « Monastic » à Paris un bas-relief en étain, une
vannerie, une bougie et deux cartes composées de fleurs séchées, fabriqués à
Ermeton, afin d’obtenir le « LABEL MONASTIC ». Après examen des
échantillons, la commission commerciale a été très bien impressionnée par la
qualité de notre travail. Elle a donné un avis favorable à l’utilisation de la
marque « MONASTIC », avis que le Conseil d’Administration doit encore
ratifier. Nous espérons recevoir l’approbation définitive lors de la réunion du
3 février 2005 qui se tiendra à Paris et à laquelle Sœur Nicole assistera. Dès
le reçu officiel du Label, nous avons l’intention d’offrir nos articles dans
les boutiques « Monastic » des différentes
grandes villes touristiques de France. 227 communautés monastiques de tradition
chrétienne ont déjà obtenu ce label pour leurs produits, surtout en France,
mais aussi en Belgique, en Allemagne, en Suisse, dans le Grand Duché de
Luxembourg et en Italie.
L’association
"Monastic" a pour but d’aider les
communautés dans toutes les questions liées aux réalités économiques. Elle
n’effectue par elle-même aucune opération commerciale, mais elle développe un
service d’entraide où toutes les communautés se retrouvent solidaires et
peuvent bénéficier des expériences variées des autres membres, tant sur le plan
juridique, administratif et fiscal que sur celui de l’éthique, de la
préservation du label, ainsi que pour la participation à des salons spécialisés,
la formation des économes, des comptables et des responsables de magasins
monastiques.
Et
maintenant, voulez-vous « surfer » ? Allez donc sur http//www.Les Boutiques de Theophile.com Le site d’Ermeton (un
peu en attente de renouvellement à cause de la surcharge du moment), est lui
aussi ouvert à vos visites et à vos réactions : www.ermeton.be
Tous ces
efforts, en effet, n’ont de sens que pour que la vie monastique demeure
vivante, chez nous et au-delà, dans tous les lieux où des chercheurs de Dieu
tentent de s'aventurer « sur ses chemins, afin de mériter de voir Celui
qui nous a appelés dans son Royaume » (RB Prol.
21).
Sœur Élisabeth et Sœur
Nicole,
avec Sœur Betsy,
Sœur Claire, Sœur Miryam et leurs collaboratrices…
lA LAMPE
ET LE LAMPADAIRE
"On n'allume
pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire
pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15).Sous la
rubrique "La lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis
d'Ermeton sur l'avancée du projet de restauration des locaux de l'accueil et
les nécessités qui s'y attachent.
Dans son
numéro d'octobre 2004, L'Amandier faisait état de l'avancement du projet de
restauration de la ferme en vue de son affectation partielle au logement des
filles internes du Collège Saint Benoît de Maredsous. À la veille d'entrer dans
la phase d'exécution, le Collège, confronté à la question financière, s'est
finalement décidé de façon négative par rapport à son implantation à Ermeton.
La démarche faite, il y a huit ans, par le recteur de l'époque, l'encouragement
à la proposition d'aujourd'hui durant tous les mois qu'a duré notre étude,
l'"enthousiasme" exprimé par le pouvoir organisateur et l'expérience
positive du séjour à Ermeton de sept élèves des grandes classes durant cette
année scolaire, n'ont pas suffi pour qu'un accord puisse être trouvé. C'est
dire que notre étude n'est pas terminée…
Faut-il le
regretter ? Il faut certainement, ici comme ailleurs, obéir avec droiture aux
événements tels qu'ils sont, croire que Dieu n'en est pas absent et poursuivre
courageusement notre route "par un autre chemin"…! Toujours pour que
le lampadaire porte la lampe.
Il faut
encore et surtout redire merci aux amis nombreux qui nous soutiennent dans ces
moments plus difficiles. Nous n'en continuons pas moins à envisager de pouvoir
entreprendre les travaux nécessaires encore avant la fin de 2005.
Compte
bancaire BACOB: 776-5976771-19 avec la mention "la lampe et le
lampadaire".
Septembre
Le 11, journée de
formation sur l’Église, pour les hôtes et la communauté, par le Père E. Lanne de Chevetogne.
On apprend l’élection du
Père Ansgar Schmidt, Abbé de Trêves (Allemagne),
comme président de la Congrégation bénédictine de l’Annonciation.
Le
14,
des animateurs pastoraux du diocèse de Namur viennent pour une journée animée
par Mère Loyse qui leur parle des psaumes.
Le 16, Visite de
Mère Térésa-Paula, prieure générale de la congrégation de la Reine des Apôtres,
accompagnée de Madre Chantal de Curitiba (Brésil) et de Mère Marie-Thérèse,
prieure de Rixensart.
Le 17, le Père Abbé Celestin Cullen, qui vient d'achever son mandat de
président de la Congrégation de l'Annonciation, célèbre l’eucharistie,
accompagné du Père Abbé Nicolas, de Maredsous. Il partage ensuite à toute la
communauté les impressions de ses douze ans de service et de ses visites dans
tous les coins du monde.
Le 19, Sœur
Marie-David part à Strasbourg pour une semaine de cours et de prise de contact
avec les professeurs, en vue d'obtenir, dans 2 ou 3 ans, la licence en
théologie par "télé-enseignement". Les examens auront lieu en juin.
Le 21, journée de
récollection pour les membres des fraternités. Le Père Jean-Daniel, de
Maredsous, donne une initiation à la lectio divina
Le 25, journée
biblique sur le Décalogue, animée par l’abbé Wénin.
Nombreux participants, auxquels vient s'ajouter la communauté.
Le 26, Mère Loyse et
Sœur Marie-David vont à Namur pour l’ordination de Mgr Pierre Warin comme
évêque auxiliaire de notre diocèse.
Le 27, la communauté
fête les quarante ans de profession de Mère Loyse.
Le 30, excursion
communautaire à Ciney chez les Frères des Écoles Chrétiennes, amis de longue
date.
Octobre
Le 2, Sœur
Marie-François et Sœur Élisabeth prennent part au colloque organisé à Louvain-La-Neuve
sur Maurice Zundel.
Le 10, journée des
Amis d’Ermeton. Le matin, partage des lectures de la messe dominicale préparées
et exposées par quatre sœurs. Une équipe d’amis a dressé de magnifiques tables
pour le repas qui suit l’eucharistie célébrée par le Père Abbé Nicolas, de
Maredsous. L’après-midi, Marc Belvaux nous parle de
l’histoire du château d’Ermeton habité par la communauté depuis 1936. Afin
d'aider au financement des travaux de l’accueil, Madame Fiévet
propose deux concerts qui seront donnés en 2005 par la Chorale du Beffroi
qu'elle a fondée : 10 avril à Maredsous et 30 octobre à Walcourt.
La journée se termine avec le chant des vêpres et la dégustation de tartes
« maison ». À l’année prochaine et n’oubliez pas les concerts !
Le 11, première
rencontre d’une petite équipe, dont fait partie Sœur Marie-François, chargée de
monter une exposition sur l’eucharistie, demandée par Mgr Léonard.
Le 15, Mère Loyse et
Sœur Miryam vont chez nos sœurs de Louvain-La-Neuve
pour y entendre Sœur Michèle Debrouwer dans une
conférence intitulée « Le midrash raconte la Bible. »
Le 23, journée
biblique, animée par Sœur Birgitta, sur la première
Épître aux Corinthiens.
Novembre
Le 4, Sœur
Marie-Paule part à l’abbaye de Dourgnes pour une
session de travail de la section Textes de la CFC (
Commission Francophone Cistercienne de liturgie). Elle participe
ensuite, à l’abbaye d’En-Calcat, à l’assemblée
générale et à la session de la CFC sur le thème : « Liturgie et
oecuménisme » ..
Le 5, Session de l’
Le 11, Mère Loyse et
Sœur Hildegard vont chez nos sœurs de Liège qui célèbrent le 400e anniversaire
de la réforme monastique de Florence de Verquignoeul,
dont leur monastère est issu.
Le 14, concert
"William Scheller", donné gracieusement et
avec talent par
Le 19, nous
apprenons l’élection abbatiale de Mère Michaëla Homann
chez nos sœurs bénédictines de Steinfeld, fondation
d'Ermeton en Allemagne.
Le 20, la paroisse d’Ermeton, privée de chauffage à
l’église du village, vient célébrer l’eucharistie dans notre chapelle. Comme de
coutume, sainte Cécile est fêtée par la fanfare royale d’Ermeton qui a pris
place dans le chœur pour ponctuer l’eucharistie de morceaux très bien exécutés.
Le 23, causerie de
Sœur Marie-André, de Louvain-La-Neuve sur les
activités du DIM (Dialogue Inter-religieux Monastique).
Le 25, après
l’eucharistie, sous la présidence du Père Abbé Nicolas, de Maredsous, mandaté
par l’évêque de Namur, la communauté procède au vote de l’élection priorale. Mère Loyse est réélue pour un mandat de huit ans.
Nous fêtons l’événement dans la joie.
Le 26, dans la
soirée, visite du Père Abbé Ansgar Schmidt, nouveau
président de la Congrégation de l'Annonciation. La communauté le rencontre
brièvement et le Père Abbé participe ensuite à l’office de vêpres.
Le 27, huit sœurs se
rendent à Maredsous pour la profession d’oblat régulier du Frère Benoît
Thibaut.
Le 28, début de la
retraite communautaire qui durera huit jours. Les instructions sont données par
le Père Bernard Poupard, de Clerlande.
Décembre
Le 5, Mère Loyse
se rend auprès de nos frères de Wavreumont pour y prêcher leur retraite.
Le 6, funérailles
d’Alphone Romedenne, notre
ancien fermier.
Surprise à la sortie des
vigiles: Saint Nicolas en personne nous attend dans le cloître. Les jeunes
filles, élèves du collège Saint Benoît qui logent ici cette année, ont invité
le grand personnage qui s’adresse à chacune et distribue des gâteries. Les
pères fouettards sont là aussi, et deux poneys attendris respectent un silence
impressionnant.
Le 8, décès de
Clément Hoogsteyns (65 ans) ,
frère de Sœur Betsy, après quatre mois de maladie.
Nous communions à la peine de toute la famille.
Le 11, nous fêtons
dans l’intimité le jubilé de 25 ans de profession monastique de Sœur Betsy. Le Père Abbé Nicolas de Maredsous, préside
l’eucharistie qu'il concélèbre avec le Père Odon .
Le 14, funérailles
du frère de Sœur Betsy.
Le 23-24, trois
causeries, données par monsieur l’Abbé José Lhoir,
préparent la fête de Noël. Une vingtaine d’hôtes y participent.
Le 25, jour de Noël.
L’abbé Lhoir est invité à l’apéritif au réfectoire de
la communauté.
Le 29, le Frère
Ignace Baise, de Maredsous, est invité chez nous à l’occasion de sa profession
solennelle. À la fin des vêpres, le Père
Abbé Nicolas, qui l'accompagne, nous donne un très beau concert d’orgue. Puis,
nous partageons le repas.
Le 30, l’abbé Scolas, vicaire général du diocèse de Tournai, en séjour à
l'accueil depuis une semaine, partage notre temps d’échanges du soir . Il nous parle de la situation de l’Église en
Belgique.
Le 31, réunion
communautaire pour marquer la fin de l’année: Mère Loyse commente le psaume 2
et l'évangile du jour. Après un grand office et le repas, a lieu la veillée
traditionnelle autour du thème du feu. Les trouvailles de chacune rendent la
soirée agréable et fraternelle.
Bonne année à chacun !
Sœur
Marie-François
PAGE DES
JEUNES
Des jeunes assez nombreux fréquentent le monastère, un jour, deux jours, occasionnellement, régulièrement… un « W.E. monastique » était organisé en novembre 2004 pour les « 14-16ans » . Robert Berger a interviewé les 2 participants. Le W.E. monastique : avant ? pendant ? après ?
Pourquoi as-tu choisi de
participer au W.E. "vie monastique" à Ermeton?
J'ai choisi
un week-end "vie monastique" car, d'abord, je m'étais plu l'an
dernier, puis pour faire le vide, pour décompresser le temps d'un week-end...
(Gilles)
J'ai décidé
de participer à ce week-end pour diverses raisons, pas particulièrement
clairement établies...; mais je n'avais pas beaucoup réfléchi à cela avant de
venir. Je voulais participer à ce que ma marraine avait préparé - pour me faire plaisir, après mes
supplications de faire plus de journées des détectives de la Bible !!! J'étais
contente de pouvoir partager deux journées de la vie de tous les jours de ma
marraine... J'avais été très déçue de ne pas avoir pu participer à ce week-end
l'année dernière.... (Marie-Alice)
Qu'as-tu découvert pendant ce
W.E.? Qu'as-tu aimé ? Qu'est-ce qui t'as surpris ou étonné ?
Ce que j'ai
découvert, c'est une entraide étonnante entre toutes les sœurs du monastère,
elles mordent volontiers sur leur chique et aident les autres, participent à
l'esprit d'équipe, même si elles sont
parfois malades, ou....… Je trouve ça génial. ( J'attends
d'ailleurs la date du prochain week-end "vie monastique" !) Beaucoup
de jeunes pourtant trouvent cela nul et sans importance mais… sans avoir essayé
!!!! J'ai tout retenu de ce week-end !
(Gilles)
J'ai
découvert la vie des bénédictines d'Ermeton... Je la connaissais déjà un peu
mais, d'habitude, on ne va pas dans le cloître !!! Et puis c'était vraiment la
journée en entier avec toutes les activités et tous les offices, pas une simple
visite... Ce qui m'a frappée le plus, c'était de manger en silence, ça sort
vraiment de mes habitudes !!! Le repas est en général un moment d'échange en
famille: c'est un moment où on se retrouve tous et on parle autant que l'on
mange.... Pourtant manger en silence n'exclut pas les autres. On a évidemment
le temps de penser, de réfléchir, de méditer, mais on est aussi plus attentif à
ceux qui nous entourent, on voit que leur verre est vide etc.…, alors qu'on ne
l'aurait pas vu si on était en pleine conversation… Je ne pense pas que je
ferais ça tous les jours mais ça valait la peine de le faire aussi !!! J'ai
bien aimé aussi faire les bougies (avec ma marraine). C'était la première fois,
mais ça m'a bien plu. Le travail dans
l'atelier de reliure était bien aussi: relier mon livre de grec (qui en avait
bien besoin) … J'étais aussi contente que Gilles soit là…, on était quand même
deux ... (Marie-.Alice)
Qu'as-tu retenu de ce W.E.?
Quelque chose qui t'aide dans ta vie de tous les jours? Quel souvenir?
Vraiment j'ai tout
retenu ! J'ai appris à faire la vaisselle et des bougies .... Non, c'est une
blague bien sûr ! ça vaut
vraiment la peine d'essayer !!! ça fait beaucoup de
bien de parfois faire le vide. D'ailleurs, tous les soirs, je fais un moment
silence et (j'essaie !) de ne plus penser à rien. (Gilles)
Je me souviens de tous
les bons moments passés là-bas… Ce n'est jamais rien d'extraordinaire mais ils
colorent la vie... C'était calme et, avec ça, il y avait plein de choses à
faire, toujours du mouvement… C'est paradoxal peut-être: essayer de rester
calme dans notre vie de tous les jours, tout en continuant la vie d'étudiants
qui est la nôtre.… (Marie-Alice)