L'Amandier
Bulletin des Amis d’Ermeton n°12

 

novembre 2004 à Janvier 2005

 

 

 

En guise de VOEux :

 

ÊTRE AMI D'ERMETON

 

Les lignes qui suivent reproduisent l'homélie prononcée au cours de l’eucharistie, lors de la journée annuelle des Amis d'Ermeton, le 10 octobre 2004. ( lectures : 2 Rois 5,14-17; 2 Tm 2,8-13; Lc 17,11-19)

 

Naaman voulait donc faire un cadeau à Élisée, pour le remercier de la guérison qu’il venait d’obtenir. Et comme Élisée refuse, Naaman inverse les rôles ; après s’être fait guérir, il demande encore quelque chose : c’est de pouvoir emporter de la terre du pays où il se trouve, la terre qui lui parlera de ce Dieu qu’il vient de découvrir à travers sa guérison. Être ami d’Ermeton, c’est peut-être aussi prendre un peu de la terre qu’on trouve ici et s’en retourner chez soi, pour rester en contact avec l’esprit de ce lieu. C’est peut-être encore apporter un peu de la terre qui vient de là où on vit, pour que la communauté bénéficie de ce qui se dégage du lieu où on vit.

Quand il s’agit de lieu, moines et moniales parlent de stabilité, cet endroit où ils promettent de se fixer, cette communauté dans laquelle ils choisissent de s’enraciner. Mais stabilité ne signifie pas pure répétition, absence d’imprévus, jour qui succède simplement au jour précédent et qui y ressemble comme des jumeaux peuvent se ressembler. De quoi donc est faite cette terre que vous souhaiteriez emporter d’ici ? De quoi est faite cette terre que vous souhaiteriez apporter ici ? C’est l’Évangile qui va répondre, pas moi.

J’ai une certaine admiration pour ce lépreux qui « désobéit » à l’ordre matériel de Jésus. Allez vous montrer au prêtre, dit Jésus. Que s’est-il donc passé chez ce lépreux pour qu’il ait pris la liberté de faire demi-tour et donc, en fait, de ne pas accomplir l’ordre qu’il avait reçu ? Il a été guéri, évidemment, et le moins qu’il fallait, c’était de venir dire merci, de rendre gloire à Dieu. Bien sûr. Cependant, avec tout le respect que je dois à la gloire de Dieu, cette explication me paraît courte, trop courte.

Ce lépreux, guéri, a comme deviné la véritable intention de Jésus à son égard. Il s’est senti libéré. Libéré de sa maladie, tout d’abord, mais surtout libéré de cet ordre que Jésus lui avait donné, en le formulant encore comme une soumission à la Loi. Je ne suis pas venu abolir la Loi, dira Jésus, mais l’accomplir. Sur le chemin, ce lépreux est le seul à s’être véritablement laissé guérir. Il a compris que Jésus venait de lui donner la liberté, la vraie liberté, celle de Dieu, celle que Dieu veut voir à la source et au terme de toutes nos actions, de toute notre vie.

Je disais que le lépreux guéri a comme deviné la véritable intention de Jésus à son égard. Cette page de l’Évangile est extrêmement révélatrice de la manière que Dieu a de traiter avec nous. A travers ce que nous vivons (journée extraordinaire comme une guérison, mais la plupart du temps journée ordinaire), nous sommes conduits à découvrir, à deviner les véritables intentions de Dieu à notre égard. On fait alors demi-tour, presque sans s’en rendre compte. On est devenu libre de la liberté que Dieu a voulue pour nous, et on est heureux de se montrer ainsi devant lui.

On n’enchaîne pas la parole de Dieu, disait saint Paul. On ne l’enchaîne pas, parce qu’elle n’enchaîne pas. Elle donne la liberté parce qu’elle reste libre. C’est de cette terre-là que nous devons nous remplir le cœur, c’est à ce Dieu-là que nous devons rendre hommage. N’est-ce pas aussi ce que Dieu a fait avec nous ? Prendre de notre terre et s’en retourner avec, pour emporter avec lui ce qu’il y a découvert : c’est ce que nous pouvons lire dans la démarche du Fils de Dieu fait homme, le Verbe qui se fait chair et qui, avec cette chair, s’en retournera vers le Père, au matin de Pâques.

Dieu ne veut plus se passer de l’humanité avec laquelle il a vécu sur la terre. Cela mérite notre conversion, cela mérite que nous fassions demi-tour pour rendre gloire à Dieu, comme nous allons le faire maintenant dans l’eucharistie.

Père Abbé Nicolas Dayez

 

LE PSAUTIER À NOËL

ou la méditation de Marie

 

Quand Saint Luc raconte les événements qui ont entouré la naissance de Jésus, il souligne, à deux reprises, que Marie les gardait et les méditait dans son cœur. Nous aimerions connaître cette méditation pour nous laisser guider, nourrir par elle. Comment Marie s'y prenait-elle pour méditer ? Le verbe grec sym-ballein, traduit par "méditer", signifie littéralement "mettre ensemble". Si méditer consiste ainsi à "sym-boliser", à rapprocher, demandons-nous où Marie allait chercher la lumière à "pro-jeter" sur les événements insolites qu'elle traversait. Quelle clé lui permettait de les interpréter, de découvrir jour après jour leur cohérence et leur sens ? Nul doute qu'elle n'ait cherché cette clé dans le bagage de sa foi et de sa prière tel qu'elle l'avait reçu de ses ancêtres. Les représentations de Marie à l'Annonciation la montrent souvent assise, avec un livre sur les genoux, en train précisément de méditer ou de prier. Et qui sait si, ce jour-là, la voix de l'ange ne lui a pas parlé simplement à travers la lecture attentive de ce qui était et reste la vraie source de toute méditation: la parole de Dieu ?

Si Marie priait, on peut penser encore qu'elle tenait en main le livre par excellence de la prière d'Israël, le psautier. Peut-être est-ce à force d'y pénétrer qu'elle a peu à peu entrevu, compris, puis respecté et partagé la mystérieuse vocation de son fils. Pourquoi ne pas essayer aujourd'hui de rejoindre sa méditation ? Le psautier qui nous accompagne jour après jour tout au long de l'année, nous parle du messie, du roi à qui Dieu déclare, dès le Psaume 2: "Tu es mon fils, moi aujourd'hui, je t'ai engendré". La liturgie de Noël nous fait entendre et chanter cet oracle. Elle l'applique à l'enfant né dans la cité de David, à Bethléem - la "maison du pain" -, et couché dans une mangeoire. Mis ainsi "à disposition" dès sa naissance, offert et donné à tous dans sa pauvreté, cet enfant-là est destiné à sauver son peuple au nom de Dieu. Aussi l'ange de l'Annonciation a-t-il prescrit qu'il porte le nom de Jésus: "Yahvé sauve". Mais quel salut apporte-t-il ? Quoi de plus insolite que ce rapprochement entre un bébé démuni et exposé, né dans des conditions si précaires, et le messie vainqueur du psaume 2, le roi qui épouvante les nations ? L'enfant est né dans l'humble village des ancêtres de David et non à Jérusalem "la cité du Grand Roi" et, si la nouvelle de sa naissance suscite l'émerveillement et la louange, ses seuls messagers sont des bergers, jugés a priori incapables de porter un témoignage digne de foi… Où est donc le roi triomphant du psaume ?

Le commencement et la fin d'une chose se correspondent souvent et s'éclairent mutuellement. Le début de l'année liturgique évoque la fin des temps. Le premier avènement du Christ annonce le second. Les récits évangéliques sur l'enfance de Jésus se comprennent mieux à la lumière de la foi au Christ mort et ressuscité. Le message de l'ange est accompli quand Jésus reçoit son nom et la parole que les bergers font connaître est la même que, depuis l'annonciation, Marie retourne dans son cœur. Celle-ci, dans sa méditation, a pu découvrir aussi le rapport intime qui unit le début à la fin du psautier. Et si elle y a cherché une lumière sur la destinée messianique de son enfant nouveau-né, elle a peut-être entrevu le mystère de ce roi sauveur manifesté dans de si pauvres conditions.

Le triomphe du roi messie est annoncé solennellement dès le psaume 2 qui forme, avec le psaume 1, le porche d'entrée de la grande demeure des psaumes. Le messie est sauveur parce qu'il résoudra définitivement le problème du mal, il mettra fin à l'affrontement impitoyable des justes et des méchants évoqué par le psaume 1. Il fera face victorieusement à la révolte des orgueilleux; il les brisera et les anéantira. Fils de Dieu, sacré et intronisé en son nom, il héritera de toute la terre. Mais il ne faut pas s'y tromper: pour le psaume, détruire et briser les nations, c'est, en réalité, les convertir, retourner leur révolte en humble service, leur permettre de comprendre et de se reprendre (Ps 2,10-11). D'emblée, la victoire du messie s'annonce en termes moins violents qu'il n'y paraît à première vue. Elle débouche sur un "frémissement", sur l'humble hommage et l'exultation de ceux qui adorent le Seigneur. Les rois convertis sous le sceptre de fer du messie quitteront le chemin des méchants et viendront rejoindre le rassemblement des justes. Ils ne siègeront plus avec ceux qui ricanent, ils ne marcheront plus à leur perte, mais ils partageront le bonheur de ceux qui trouvent leur plaisir dans la loi du Seigneur (Ps 1,1-2). Cette loi, parole de Dieu murmurée jour et nuit par le juste, prendra comme en relais le décret solennel adressé par le Seigneur à son messie: "Tu es mon fils, moi aujourd'hui je t'ai engendré" (Ps 2,7). Les rois convertis s'appuieront sur elle, en elle ils trouveront leur refuge. Le messie victorieux triomphe, mais non pas seul. Dans son triomphe il emmène les rois qu'il a détruits et brisés, les nations qu'il a reçues en héritage pour les amener sur le chemin des justes. Heureux sont-ils!

Si les deux premiers psaumes campent cette figure du messie entraînant à sa suite le cortège des rois convertis, comment l'enfant de Bethléem, lui, peut-il bien annoncer ce triomphe ? Marie, qui garde tout dans son cœur, a dû s'interroger à ce sujet, tout comme nous. Elle a parcouru son psautier; elle y a rencontré maintes fois la figure triomphante du roi messie (Ps 71, 88, 109, 117…). En finale, au psaume 149, elle a retrouvé le châtiment infligé aux nations et les rois vaincus du psaume 2, chargés de chaînes, mais elle n'a pas retrouvé de messie victorieux car il n'en est plus question. Ce sont "les humbles" désormais, les fidèles ou les "bien-aimés" de Dieu, qui occupent sa place. Dieu Roi leur donne l'éclat du salut ou de la "victoire" (le mot traduit la racine hébraïque qui compose le nom de "Jésus"). Ils tirent vengeance des nations et sont glorifiés. Les humbles, aimés de Dieu, objets de son bon plaisir, sont magnifiés. Dieu règne en eux et par eux. Leur gloire remplace celle du messie. Déjà en finale du psaume 143 - le dernier du cinquième livre du psautier avant la série des doxologies -, la voix de la communauté des fidèles était venue se substituer à celle du roi David pour chanter la victoire sur les peuples étrangers, le salut reçu et donné par Dieu. La prière, passée du "je" au "nous", s'achevait par un cri de joie: "Heureux le peuple ainsi comblé, heureux le peuple qui a pour Dieu le Seigneur" (Ps 143,15). Cette double béatitude fait écho à celle qui ouvre le psautier: "Heureux l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants" (1,1), "heureux qui trouve en lui son refuge" (2,12).

Le messie des psaumes, comme Jésus des évangiles, triomphe en s'effaçant. Son triomphe est de s'effacer. Sa mission de roi-messie ou de "christ" s'accomplit quand il s'identifie avec ceux qu'il sauve, quand le peuple tout entier devient peuple "messianique", quand "christ" et "chrétiens" ne font plus qu'un. L'enfant emmailloté de langes et couché dans une mangeoire annonce cette lumière. Insignifiant aux yeux des puissants, il montre comment s'opérera le salut; il dit dans quelle direction il faut chercher la victoire de Dieu sur le mal et notre propre libération. Il en est le signe et déjà la réalité commencée. Marie, son psautier posé sur ses genoux, a pu entrevoir ce mystère d'humilité au creux de sa méditation. Elle a pu comprendre qu'à "l'emprise du peuple étranger" et à ses "paroles mensongères" (Ps 143,7-8.11), son enfant nouveau-né oppose une autre victoire: celle que Dieu donne à "l'homme qui n'est qu'un souffle" (143,4) quand il fait corps avec lui. L'éclat de la victoire est donné aux humbles. Le mystère de Dieu se reflète en eux; par eux le chemin de la libération s'ouvre aux hommes. Le roi messie ne fait qu'un avec ceux auxquels il est envoyé. Il se donne et s'identifie à eux. Dieu ne triomphe pas dans la force ni dans la violence; il triomphe par sa parole et sa parole s'est faite chair.

 

Au huitième jour, quand Jésus reçoit son nom, il est consacré dans sa mission de sauveur. Le 40e jour, lors de la purification de sa mère, il est proclamé messie d'Israël par le vieillard Syméon. À douze ans, égaré dans le temple, il révèle à ses parents naturels sa vraie filiation. Sauveur, messie d'Israël, fils du Père, tout est posé dès le commencement. Les événements que Marie retourne dans son cœur donnent chair aux mots des psaumes; ils les éclairent autant qu'ils en sont éclairés. Ils les prolongent et les accomplissent. Aujourd'hui, notre méditation n'est-elle pas appelée à prendre le relais de celle de Marie pour accueillir la parole, pour découvrir qu'elle s'incarne encore tout au long de la vie de l'Église et pour lui donner corps dans notre propre vie ? Que l' année qui s'ouvre en soit illuminée !

 

Sœur Loyse

 

 

 

Ermeton sur-Biert

Les Seigneurs et le Château

 

Cette étude se divise en deux parties. La première retrace l’histoire des différentes familles (avec une notice biographique des membres) qui ont occupé le domaine d’Ermeton depuis la moitié du XIVe siècle jusqu’à ce jour. On distinguera les seigneurs hautains (les Comtes de Namur, les ducs de Bourgogne et la famille de Habsbourg jusqu’aux archiducs Alberte t Isabelle) des seigneurs fonciers et ensuite propriétaires du château. Parmi les seigneurs fonciers, citons le premier connu : Jacquemin de Bossoit, cadet de la famille de Walcourt, mentionné dans les documents en 1324, 1338 e 1349. plusieurs générations de cette famille se succèdent à Ermeton jusqu’à une fille, Marie de Bossoit, qui épouse avant 1431 Jehan de Toisoul. La seigneurie entre donc dans une nouvelle famille, celle des Toisoul. Ils resteront à la tête du village jusqu’en 1558, date de la mort de Jacques de Toisoul, enterré dans l’église de Furnaux, où se trouve toujours sa pierre tombale. Sa sœur Jehenne de Toisoul épouse Quentin de Faing dit de Wez et leur fille se marie à Jean Le Ratz. Ce dernier, devenu Seigneur du chef de sa femme, décide de vendre la terre d’Ermeton qui est achetée le 17 juillet 1595 par Jehan de Waha. Elle sera revendue en 1612 à Richard Noël dit Godart, d’Anthée. Cette importante famille de maîtres de forges sera propriétaire du château et de la terre durant deux siècles. Elle se termine par une fille Louise-Marie Godart, épouse de Jacques, baron de Flaveau de Henry de la Raudière.

A partir de la fin du XVIIIe siècle, on ne parle plus de seigneurs à Ermeton mais de propriétaires du domaine. Les familles qui s’y succèdent sont héritières de la famille de Flaveau. Ce sont les Spangen et les Mérode. Une nouvelle vente a lieu en 1855 et 1856. Antoinette de Mérode, devenue par mariage princesse de Monaco, décide alors de vendre sa propriété à Augustin de Thomaz, châtelain de Bossierre (Saint-Gérard). Henriette, la fille d’Augustin de Thomaz, ensuite sa petite-fille Marie de Moreau, héritent successivement du domaine. Marie de Moreau épouse Alphonse de Villermont et meurt à l’âge de 34 ans. Elle laisse un fils, Henri de Villermont, qui devient propriétaire du château à la mort de son père, survenue en 1914. Il meurt la même année et la propriété échoit à Françoise de Villermont qui vend le château en 1927 à la princesse Hélène de Ligne, épouse du Comte Hadelin d’Oultremont. Ceux-ci vendent en 1935 le domaine à Charles-Louis Libbrecht. le nouvel acquéreur reste un an à Ermeton et loue le château aux religieuses bénédictines, précédemment établies à Wépion. Depuis 1942, il est la propriété de la communauté.

La seconde partie est consacrée à l’histoire du château en tant que bâtiment avec ses différentes phases de construction et de décoration entre le XVIIe siècle et le XXe siècle. les plus anciennes constructions subsistantes à ce jour sont les caves, la tour en brique datée d’après un document de 1630 et la chapelle castrale en 1631. En 1749-1750, les Flaveau de la Raudière entreprennent d’importants travaux pour donner au château son aspect actuel. ils construisent le quartier-maître et la tour porche, datés de 1749. les derniers changements intervenus au niveau des bâtiments sont de la fin du XIXe et du XXe siècle avec la construction de la nouvelle chapelle en 1955-1956.

Ce livre de 146 pages est agrémenté de 77 illustrations dont la plupart sont inédites, provenant de collections privées et d’un plan en couleur du domaine en 1773. Il peut être acquis à la librairie du Monastère ou en versant la somme de 15 euros (+ 2 euros de port) au compte  de Marc Belvaux (IBAN BE35 0012 1273 6537 BIC GEBA BEBB), 23 Tienne Marion, 5644 Ermeton-sur-Biert, 071/72 73 62 avec la mention Ermeton.

 Marc Belvaux—Christian Genard

 

 

 « Théophile »

vend les produits d’Ermeton

Au mois de février 2004, Sœur Nicole a participé à Paris à l’assemblée générale de « Théophile » et de « Monastic ». « Monastic » est le label réservé aux produits de qualité, fabriqués dans diverses abbayes et monastères. « Théophile », chacun le sait, est le nom du destinataire des Actes des Apôtres. Mais aujourd’hui, « Théophile » représente aussi une boutique en ligne, via internet, dont la vocation est de promouvoir et de diffuser les articles en vente dans les abbayes et monastères adhérents. Ces deux réunions ont permis au Monastère Notre-Dame d’Ermeton-sur-Biert de faire partie de la grande famille des « Boutiques de Théophile » dont voici la référence sur internet : http://www.Les Boutiques de Theophile.com

ou http://www. Artisanat Monastique et produits de qualité.com

Si vous consultez ces sites, vous y découvrirez les produits mis en vente non seulement par notre monastère mais aussi par d'autres abbayes et communautés. Nous avons choisi d’y faire figurer uniquement les objets réalisés chez nous, dans nos différents ateliers. Ainsi, vous pouvez désormais acquérir chez Théophile des bougies proposées d'après une « palette » de couleurs ne comportant pas moins de 22 nuances…, auxquelles il faut encore ajouter les mêmes nuances « marbrées » ! Notre magasin, lui, ne présente que 21 modèles différents ! Vous admirerez aussi les articles de vannerie confectionnés par Sœur Betsy et Sœur Claire, et les bas-reliefs en étain de Pierre de Grauw, coulés par Sœur Élisabeth. Très bientôt, les « carnets à spirales » fabriqués par Sœur Miryam, les cartes « fleurs séchées » réalisées par Sœur Claire, ainsi que les cartes postales peintes par Sœur Agathe et scannées à l’atelier de reprographie, viendront rejoindre la gamme de nos articles.

Noël nous a apporté diverses commandes : bougies, étain, vannerie. Nous sommes assez satisfaites du démarrage de notre « e-commerce » monastique, en moins d'une année ! Certains articles sont faciles à réaliser, d’autres le sont moins. Les commandes enregistrées par les clients nous étonnent parfois : «un chat rouge, un chat jaune poussin, un chat bleu aqua, un chat mauve »… Mais le client est roi ! Et la recherche de la « bonne » teinte fait partie de la joie du travail bien fait. Quant aux vanneries, leur présence chez « Théophile » a éveillé l’attention d’un prêtre de Pau. En recherche de corbeilles pour la « quête dans son église », il nous passe une commande de 12 paniers sur mesure ! Le bas-relief de la Nativité, en étain, a aussi trouvé un amateur, ainsi qu'un Crucifix, également du sculpteur Pierre de Grauw. À ce propos, une bonne nouvelle : nous disposons depuis peu d’un nouveau moule ! Il s’agit d’une Vierge à l’Enfant qui sera bientôt disponible, au magasin du monastère et en ligne.

Comme pour tout commerce en ligne, les contraintes sont nombreuses : un travail de qualité est requis, ainsi que la réalisation dans les délais impartis dans la vitrine de notre boutique internet. Cela occasionne de temps à autre un peu de stress. Nous allons à Givet poster les commandes qui jusqu'ici proviennent toutes de France, et nous profitons de ce déplacement pour effectuer les courses de la cuisine, ce qui nous vaut une double économie !

Il faut souligner aussi un autre avantage précieux de « Théophile »: la présence de nos travaux, sur un site commun à plusieurs monastères, stimule la collaboration. Ainsi, nous vendons à présent dans notre magasin d’Ermeton, les pâtes de fruits fabriquées par les bénédictines de l’Abbaye Notre-Dame de Protection à Valognes (Normandie). Nous les vendons soit seules dans leur emballage original, soit présentées dans les vanneries de Sœur Betsy et de Sœur Claire. Inversement, à Valognes, la sœur responsable du magasin nous a acheté, pour la fin de l’année, plus de cent petits paniers, afin de présenter plus spécialement les pâtes de fruits à l'occasion des fêtes.

Et ce n’est pas tout ! Sœur Nicole a fait parvenir au comité de « Monastic » à Paris un bas-relief en étain, une vannerie, une bougie et deux cartes composées de fleurs séchées, fabriqués à Ermeton, afin d’obtenir le « LABEL MONASTIC ». Après examen des échantillons, la commission commerciale a été très bien impressionnée par la qualité de notre travail. Elle a donné un avis favorable à l’utilisation de la marque « MONASTIC », avis que le Conseil d’Administration doit encore ratifier. Nous espérons recevoir l’approbation définitive lors de la réunion du 3 février 2005 qui se tiendra à Paris et à laquelle Sœur Nicole assistera. Dès le reçu officiel du Label, nous avons l’intention d’offrir nos articles dans les boutiques « Monastic » des différentes grandes villes touristiques de France. 227 communautés monastiques de tradition chrétienne ont déjà obtenu ce label pour leurs produits, surtout en France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en Suisse, dans le Grand Duché de Luxembourg et en Italie.

L’association "Monastic" a pour but d’aider les communautés dans toutes les questions liées aux réalités économiques. Elle n’effectue par elle-même aucune opération commerciale, mais elle développe un service d’entraide où toutes les communautés se retrouvent solidaires et peuvent bénéficier des expériences variées des autres membres, tant sur le plan juridique, administratif et fiscal que sur celui de l’éthique, de la préservation du label, ainsi que pour la participation à des salons spécialisés, la formation des économes, des comptables et des responsables de magasins monastiques.

Et maintenant, voulez-vous « surfer » ? Allez donc sur http//www.Les Boutiques de Theophile.com Le site d’Ermeton (un peu en attente de renouvellement à cause de la surcharge du moment), est lui aussi ouvert à vos visites et à vos réactions : www.ermeton.be

Tous ces efforts, en effet, n’ont de sens que pour que la vie monastique demeure vivante, chez nous et au-delà, dans tous les lieux où des chercheurs de Dieu tentent de s'aventurer « sur ses chemins, afin de mériter de voir Celui qui nous a appelés dans son Royaume » (RB Prol. 21).

 

Sœur Élisabeth et Sœur Nicole,

avec Sœur Betsy, Sœur Claire, Sœur Miryam et leurs collaboratrices…

 

 

lA LAMPE ET LE LAMPADAIRE

 

"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15).Sous la rubrique "La lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée du projet de restauration des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y attachent.

 

Dans son numéro d'octobre 2004, L'Amandier faisait état de l'avancement du projet de restauration de la ferme en vue de son affectation partielle au logement des filles internes du Collège Saint Benoît de Maredsous. À la veille d'entrer dans la phase d'exécution, le Collège, confronté à la question financière, s'est finalement décidé de façon négative par rapport à son implantation à Ermeton. La démarche faite, il y a huit ans, par le recteur de l'époque, l'encouragement à la proposition d'aujourd'hui durant tous les mois qu'a duré notre étude, l'"enthousiasme" exprimé par le pouvoir organisateur et l'expérience positive du séjour à Ermeton de sept élèves des grandes classes durant cette année scolaire, n'ont pas suffi pour qu'un accord puisse être trouvé. C'est dire que notre étude n'est pas terminée…

Faut-il le regretter ? Il faut certainement, ici comme ailleurs, obéir avec droiture aux événements tels qu'ils sont, croire que Dieu n'en est pas absent et poursuivre courageusement notre route "par un autre chemin"…! Toujours pour que le lampadaire porte la lampe.

Il faut encore et surtout redire merci aux amis nombreux qui nous soutiennent dans ces moments plus difficiles. Nous n'en continuons pas moins à envisager de pouvoir entreprendre les travaux nécessaires encore avant la fin de 2005.                                                                             

Sœur Loyse

 

Compte bancaire BACOB: 776-5976771-19 avec la mention "la lampe et le lampadaire".

 

 

 

nouvelles de la communauté

 

Septembre

Le 11, journée de formation sur l’Église, pour les hôtes et la communauté, par le Père E. Lanne de Chevetogne.

On apprend l’élection du Père Ansgar Schmidt, Abbé de Trêves (Allemagne), comme président de la Congrégation bénédictine de l’Annonciation.

Le 14, des animateurs pastoraux du diocèse de Namur viennent pour une journée animée par Mère Loyse qui leur parle des psaumes.

Le 16, Visite de Mère Térésa-Paula, prieure générale de la congrégation de la Reine des Apôtres, accompagnée de Madre Chantal de Curitiba (Brésil) et de Mère Marie-Thérèse, prieure de Rixensart.

Le 17, le Père Abbé Celestin Cullen, qui vient d'achever son mandat de président de la Congrégation de l'Annonciation, célèbre l’eucharistie, accompagné du Père Abbé Nicolas, de Maredsous. Il partage ensuite à toute la communauté les impressions de ses douze ans de service et de ses visites dans tous les coins du monde.

Le 19, Sœur Marie-David part à Strasbourg pour une semaine de cours et de prise de contact avec les professeurs, en vue d'obtenir, dans 2 ou 3 ans, la licence en théologie par "télé-enseignement". Les examens auront lieu en juin.

Le 21, journée de récollection pour les membres des fraternités. Le Père Jean-Daniel, de Maredsous, donne une initiation à la lectio divina

Le 25, journée biblique sur le Décalogue, animée par l’abbé Wénin. Nombreux participants, auxquels vient s'ajouter la communauté.

Le 26, Mère Loyse et Sœur Marie-David vont à Namur pour l’ordination de Mgr Pierre Warin comme évêque auxiliaire de notre diocèse.

Le 27, la communauté fête les quarante ans de profession de Mère Loyse.

Le 30, excursion communautaire à Ciney chez les Frères des Écoles Chrétiennes, amis de longue date.

 

Octobre

Le 2, Sœur Marie-François et Sœur Élisabeth prennent part au colloque organisé à Louvain-La-Neuve sur Maurice Zundel.

Le 10, journée des Amis d’Ermeton. Le matin, partage des lectures de la messe dominicale préparées et exposées par quatre sœurs. Une équipe d’amis a dressé de magnifiques tables pour le repas qui suit l’eucharistie célébrée par le Père Abbé Nicolas, de Maredsous. L’après-midi, Marc Belvaux nous parle de l’histoire du château d’Ermeton habité par la communauté depuis 1936. Afin d'aider au financement des travaux de l’accueil, Madame Fiévet propose deux concerts qui seront donnés en 2005 par la Chorale du Beffroi qu'elle a fondée : 10 avril à Maredsous et 30 octobre à Walcourt. La journée se termine avec le chant des vêpres et la dégustation de tartes « maison ». À l’année prochaine et n’oubliez pas les concerts !

Le 11, première rencontre d’une petite équipe, dont fait partie Sœur Marie-François, chargée de monter une exposition sur l’eucharistie, demandée par Mgr Léonard.

Le 15, Mère Loyse et Sœur Miryam vont chez nos sœurs de Louvain-La-Neuve pour y entendre Sœur Michèle Debrouwer dans une conférence intitulée « Le midrash raconte la Bible. »

Le 23, journée biblique, animée par Sœur Birgitta, sur la première Épître aux Corinthiens.

 

Novembre

Le 4, Sœur Marie-Paule part à l’abbaye de Dourgnes pour une session de travail de la section Textes de la CFC ( Commission Francophone Cistercienne de liturgie). Elle participe ensuite, à l’abbaye d’En-Calcat, à l’assemblée générale et à la session de la CFC sur le thème : « Liturgie et oecuménisme » ..

Le 5, Session de l’UBB (Union des Bénédictines de Belgique) au monastère de La Vigne à Bruges. Mère Loyse, Sœur Birgitta et Sœur Hildegard y participent.

Le 11, Mère Loyse et Sœur Hildegard vont chez nos sœurs de Liège qui célèbrent le 400e anniversaire de la réforme monastique de Florence de Verquignoeul, dont leur monastère est issu.

Le 14, concert "William Scheller", donné gracieusement et avec talent par Etienne Nicaise (chant) et Pascale De Blaere (piano), dans les magnifiques salles du château de Wépion, - berceau de notre communauté entre 1920 et 1927 - que Madame Siot a mis généreusement à notre disposition. Plus de deux cent personnes sont venues par amitié, pour la communauté et pour les artistes. La recette servira à l’amélioration des locaux de l’accueil.

Le 19, nous apprenons l’élection abbatiale de Mère Michaëla Homann chez nos sœurs bénédictines de Steinfeld, fondation d'Ermeton en Allemagne.

Le 20,   la paroisse d’Ermeton, privée de chauffage à l’église du village, vient célébrer l’eucharistie dans notre chapelle. Comme de coutume, sainte Cécile est fêtée par la fanfare royale d’Ermeton qui a pris place dans le chœur pour ponctuer l’eucharistie de morceaux très bien exécutés.

Le 23, causerie de Sœur Marie-André, de Louvain-La-Neuve sur les activités du DIM (Dialogue Inter-religieux Monastique).

Le 25, après l’eucharistie, sous la présidence du Père Abbé Nicolas, de Maredsous, mandaté par l’évêque de Namur, la communauté procède au vote de l’élection priorale. Mère Loyse est réélue pour un mandat de huit ans. Nous fêtons l’événement dans la joie.

Le 26, dans la soirée, visite du Père Abbé Ansgar Schmidt, nouveau président de la Congrégation de l'Annonciation. La communauté le rencontre brièvement et le Père Abbé participe ensuite à l’office de vêpres.

Le 27, huit sœurs se rendent à Maredsous pour la profession d’oblat régulier du Frère Benoît Thibaut.

Le 28, début de la retraite communautaire qui durera huit jours. Les instructions sont données par le Père Bernard Poupard, de Clerlande.

 

Décembre

Le 5, Mère Loyse se rend auprès de nos frères de Wavreumont pour y prêcher leur retraite.

Le 6, funérailles d’Alphone Romedenne, notre ancien fermier.

Surprise à la sortie des vigiles: Saint Nicolas en personne nous attend dans le cloître. Les jeunes filles, élèves du collège Saint Benoît qui logent ici cette année, ont invité le grand personnage qui s’adresse à chacune et distribue des gâteries. Les pères fouettards sont là aussi, et deux poneys attendris respectent un silence impressionnant.

Le 8, décès de Clément Hoogsteyns (65 ans) , frère de Sœur Betsy, après quatre mois de maladie. Nous communions à la peine de toute la famille.

Le 11, nous fêtons dans l’intimité le jubilé de 25 ans de profession monastique de Sœur Betsy. Le Père Abbé Nicolas de Maredsous, préside l’eucharistie qu'il concélèbre avec le Père Odon .

Le 14, funérailles du frère de Sœur Betsy.

Le 23-24, trois causeries, données par monsieur l’Abbé José Lhoir, préparent la fête de Noël. Une vingtaine d’hôtes y participent.

Le 25, jour de Noël. L’abbé Lhoir est invité à l’apéritif au réfectoire de la communauté.

Le 29, le Frère Ignace Baise, de Maredsous, est invité chez nous à l’occasion de sa profession solennelle. À la fin des vêpres,  le Père Abbé Nicolas, qui l'accompagne, nous donne un très beau concert d’orgue. Puis, nous partageons le repas.

Le 30, l’abbé Scolas, vicaire général du diocèse de Tournai, en séjour à l'accueil depuis une semaine, partage notre temps d’échanges du soir . Il nous parle de la situation de l’Église en Belgique.

Le 31, réunion communautaire pour marquer la fin de l’année: Mère Loyse commente le psaume 2 et l'évangile du jour. Après un grand office et le repas, a lieu la veillée traditionnelle autour du thème du feu. Les trouvailles de chacune rendent la soirée agréable et fraternelle.

Bonne année à chacun !

Sœur Marie-François

 

 

 

 

PAGE DES JEUNES

 

Des jeunes assez nombreux fréquentent le monastère, un jour, deux jours, occasionnellement, régulièrement… un « W.E. monastique » était organisé en novembre 2004 pour les « 14-16ans  » . Robert Berger a interviewé les 2 participants. Le W.E. monastique : avant ? pendant ? après ?

 

Pourquoi as-tu choisi de participer au W.E. "vie monastique" à Ermeton?

 

J'ai choisi un week-end "vie monastique" car, d'abord, je m'étais plu l'an dernier, puis pour faire le vide, pour décompresser le temps d'un week-end... (Gilles)

 

J'ai décidé de participer à ce week-end pour diverses raisons, pas particulièrement clairement établies...; mais je n'avais pas beaucoup réfléchi à cela avant de venir. Je voulais participer à ce que ma marraine avait  préparé - pour me faire plaisir, après mes supplications de faire plus de journées des détectives de la Bible !!! J'étais contente de pouvoir partager deux journées de la vie de tous les jours de ma marraine... J'avais été très déçue de ne pas avoir pu participer à ce week-end l'année dernière.... (Marie-Alice)

 

Qu'as-tu découvert pendant ce W.E.? Qu'as-tu aimé ? Qu'est-ce qui t'as surpris ou étonné ?

 

Ce que j'ai découvert, c'est une entraide étonnante entre toutes les sœurs du monastère, elles mordent volontiers sur leur chique et aident les autres, participent à l'esprit d'équipe, même si elles  sont parfois malades, ou....… Je trouve ça génial. ( J'attends d'ailleurs la date du prochain week-end "vie monastique" !) Beaucoup de jeunes pourtant trouvent cela nul et sans importance mais… sans avoir essayé !!!! J'ai tout retenu de ce week-end !  (Gilles)

 

J'ai découvert la vie des bénédictines d'Ermeton... Je la connaissais déjà un peu mais, d'habitude, on ne va pas dans le cloître !!! Et puis c'était vraiment la journée en entier avec toutes les activités et tous les offices, pas une simple visite... Ce qui m'a frappée le plus, c'était de manger en silence, ça sort vraiment de mes habitudes !!! Le repas est en général un moment d'échange en famille: c'est un moment où on se retrouve tous et on parle autant que l'on mange.... Pourtant manger en silence n'exclut pas les autres. On a évidemment le temps de penser, de réfléchir, de méditer, mais on est aussi plus attentif à ceux qui nous entourent, on voit que leur verre est vide etc.…, alors qu'on ne l'aurait pas vu si on était en pleine conversation… Je ne pense pas que je ferais ça tous les jours mais ça valait la peine de le faire aussi !!! J'ai bien aimé aussi faire les bougies (avec ma marraine). C'était la première fois, mais ça m'a bien plu.  Le travail dans l'atelier de reliure était bien aussi: relier mon livre de grec (qui en avait bien besoin) … J'étais aussi contente que Gilles soit là…, on était quand même deux ... (Marie-.Alice)

 

Qu'as-tu retenu de ce W.E.? Quelque chose qui t'aide dans ta vie de tous les jours? Quel souvenir?

 

Vraiment j'ai tout retenu ! J'ai appris à faire la vaisselle et des bougies .... Non, c'est une blague bien sûr ! ça vaut vraiment la peine d'essayer !!! ça fait beaucoup de bien de parfois faire le vide. D'ailleurs, tous les soirs, je fais un moment silence et (j'essaie !) de ne plus penser à rien.  (Gilles)

 

Je me souviens de tous les bons moments passés là-bas… Ce n'est jamais rien d'extraordinaire mais ils colorent la vie... C'était calme et, avec ça, il y avait plein de choses à faire, toujours du mouvement… C'est paradoxal peut-être: essayer de rester calme dans notre vie de tous les jours, tout en continuant la vie d'étudiants qui est la nôtre.… (Marie-Alice)