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(RB
58,7)
Homélie
pour la fête de l'Épiphanie
Les
mages sont des chercheurs de Dieu. Comme le sont, ou comme devraient l'être,
les moines. "S'il cherche vraiment Dieu" : Saint Benoît demande
qu'on le vérifie chez le novice, parce que c'est cette recherche – uniquement
elle – qui justifie et commande toute la vie monastique. Les mages ont donc
beaucoup à nous apprendre ou à nous rappeler, spécialement peut-être au moment
où débute une nouvelle année.
Les
mages n'auraient rien cherché, ils ne se seraient pas mis en route si l'étoile
ne leur était pas apparue. Aucun être humain ne chercherait Dieu, si Dieu, le
premier, ne cherchait pas l'homme. "Où es-tu ?" est la première
parole de Dieu à Adam. "Le Seigneur cherchant son ouvrier dans la foule du
peuple, s'écrie : 'Quel est l'homme qui veut la vie…?'." La vie
monastique, elle aussi, n'est que la réponse au désir de Dieu qui est là bien
avant le nôtre. L'étoile, cachée parmi la multitude de toutes les étoiles, est
une invitation. La grandeur des mages est de l'avoir perçue. La vie monastique
commence, elle aussi, avec la découverte d'une étoile : "Ouvrons les yeux,
à la lumière divine", "aujourd'hui si vous entendez sa voix",
"courez pendant que vous avez la lumière de la vie" (RB Prol. 9-13).
L'essentiel
est de se mettre en route car la destination reste inconnue. L'étoile avait disparu
quand les mages sont partis. Ils savaient seulement qu'ils devaient chercher
dans la direction de Jérusalem. Les moines, eux, savent qu'ils doivent chercher
dans le sens de la "vie" et de la "paix", ce qui correspond
au sens même du mot Jérusalem. "Recherche la paix et poursuis-la",
recommande encore saint Benoît au prologue de la Règle (Prol.
17).
La
recherche des mages ne s'est pas poursuivie sans guide, ni sans obstacle. Comme
les moines, ils se sont d'abord confrontés à la parole de Dieu interprétée par
les anciens. Ils se sont mis à l'écoute après avoir confessé leur désir. Ils
ont interrogé ceux qui étaient censés savoir, et qui savaient effectivement
mais pas jusqu'au bout. Car ceux-là même qui les ont orientés, les ont aussi
trompés. Volontairement pour Hérode, par jalousie du pouvoir. Sans le savoir
pour les prêtres et les scribes, faute d'avoir dépassé la science théorique des
livres.
Les
mages, eux, sont allés plus loin. Ils ont fait confiance et sont repartis dans
la direction indiquée. Aussitôt l'étoile a réapparu; elle a confirmé leur foi;
le désir de Dieu a brillé de nouveau à leurs yeux. Ils ont ressenti sa joie car
ils "cherchaient vraiment Dieu".
Ils
étaient venus pour adorer, c'était leur objectif : "se prosterner devant
lui". Ils étaient, comme les moines, "empressés à l'œuvre de
Dieu". Maintenant ils atteignent leur but, mais sous la plus modeste des
apparences. L'insignifiance de ce qu'ils ont trouvé ne les arrête pas, au
contraire. Ils tombent à genoux, ils savent reconnaître Dieu caché derrière la
pauvreté, identifié à elle; révélé par elle aussi. Ils sont "attentifs aux
humiliations". À celle de Dieu d'abord, manifesté dans cet enfant (cf.
RB 58,7). Alors, ils ne gardent rien en propre : ni leurs richesses, ni
leurs talents, ni leurs hommages. Ils donnent tout "dans la joie de
l'Esprit Saint" (RB 49,6).
Tout,
même ce qu'ils ont reçu. "Empressés à l'obéissance", ils retournent
chez eux "par un autre chemin", sans s'attacher ni à ce qu'ils ont
vécu ni à ce qu'ils ont prévu. Ils ne sont pas les maîtres de leur itinéraire,
pas plus au retour qu'à l'aller. Un autre les guide à travers des détours
obscurs qu'ils acceptent.
À
la fin du récit, les mages disparaissent. Que sont-ils devenus ? Ils sont
retournés chez eux… ? Ou chez nous… Ils sont devenus "nous". Ils
sont, au long des siècles, tous ceux qui cherchent Dieu. "On examinera
avec soin si le novice cherche vraiment Dieu" (RB 58,7). Le récit
des mages ne peut-il pas nous inspirer une réflexion salutaire pour commencer
l'année ?
Sœur
Loyse,
Vivre et prier
Voici le texte du
témoignage lu par Sœur Marie-David à Beauraing, le
Je pense que mon choix de vie exprime déjà l'importance qu'a pour moi la prière, personnelle et communautaire. Car, dans la vie monastique bénédictine, ces deux rythmes de prière sont présents. La vie est même organisée pour que nous puissions les vivre. La prière personnelle aura deux temps "visibles" : celui de l'oraison et celui de la lecture de la Bible. Je dis "visibles" car notre vie n'est pas coupée en tranches de saucisson. La prière personnelle se poursuit toute la journée. La prière communautaire se voit à travers la liturgie qui nous rassemble à la chapelle cinq fois par jour. À nouveau cette prière se poursuit dans le secret des cœurs.
C'est
un peu dangereux de parler de prière personnelle, car toute prière est
ecclésiale, même si c'est moi personnellement qui prie. J'ai été
"posée" dans la prière de l'église par mon baptême. Lors de notre
profession monastique, nous recevons le livre des psaumes avec cette parole :
"Reçois le livre de la prière de l'Église". Ma prière est donc à la
fois la mienne et celle de l'Église. C'est assez logique puisque l'Église,
c'est nous, vous et moi, tous les baptisés. Et c'est en tant que baptisée que
je prie.
La
vie monastique est une simple vie chrétienne où nous essayons de vivre les
exigences du baptême. Aussi, la prière n'est pas le privilège des moines. Elle
est importante pour tous les baptisés. Même s'il est vrai qu'au monastère, nous
avons la chance d'avoir une vie nous permettant d'y consacrer du temps.
Un
verset de psaume m'éclaire pour essayer de vous dire l'importance de la prière
dans la vie chrétienne : "Au torrent il s'abreuve en chemin, c'est
pourquoi il redresse la tête" (Ps 109,7). Je m'explique. La prière
est pour moi comme un torrent : elle est un don, quelque chose de fort, de pur,
de tumultueux par moments ou paisible, abondante ou rare. Nous sommes sur le
chemin de la vie et par le baptême nous avons goûté de cette eau, de cette
relation qui nous pose en enfant de Dieu. Et nous avons toujours soif de son
amour, de lui parler et de l'écouter. Aussi, en chemin, nous venons nous
abreuver à ce torrent. Nous avons la responsabilité d'y venir nous-mêmes. Et
quand nous avons bu de cette eau, alors nous relevons la tête, nous pouvons
marcher debout, libre, fortifié. Boire de cette eau demande parfois un effort.
Cette eau reçue fait, elle aussi, son chemin en nous. Au torrent, nous pouvons
parler, crier, ou le contempler en silence. Nous savons qu'il coule toujours
neuf en bordure de nos vies. Il ne tient qu'à nous de nous y rendre, de nous y
plonger ou de nous laisser mourir de soif et rechercher de fausses eaux.
La
prière communautaire nous aide à entreprendre ensemble la démarche. Un jour, je
suis tirée et portée par les autres; le lendemain, c'est moi qui en porte une
autre. L'hiver, le torrent peut-être caché sous la glace et c'est la foi des
autres qui me montre qu'il est toujours là. Et avec joie je peux venir m'y
abreuver, m'y ressourcer.
Sœur
Marie-David

L'abbaye Sainte-Gertrude
de Louvain
Les Amis d'Ermeton n'ont pas oublié que l'année
2006 fera date dans l'histoire du Monastère puisque, durant l'été, sept
moniales de l'abbaye Sainte-Gertrude de
Louvain-la-Neuve viendront rejoindre notre communauté. Les mois qui nous
séparent encore de cet événement sont un temps favorable pour approfondir la
connaissance mutuelle; ils nous donnent aussi l'occasion d'apporter à nos amis
quelques informations sur les origines de l'abbaye et l'histoire de nos sœurs
bénédictines. L'article qui suit a été rédigé par la doyenne de celles-ci. Il
fait suite à celui qui a paru dans l’Amandier d’octobre 2005 et qui couvrait
les années 1919 à 1962. La période de 1978
à 2006 sera évoquée dans le prochain numéro.
Deuxième
étape :
Du Concile Vatican
II à l’implantation à Louvain-la-Neuve
1962 - 1978
Dans la vie
d’un monastère, il est des périodes plus décisives que d’autres. L’impulsion
donnée par le Concile, la pression du Walen
buiten dans la question flamande, l’invitation de
l’évêque de Tournai suivie de l’appel de la section francophone de l’Université
Catholique de Louvain, invitent notre communauté à prendre non seulement un
élan nouveau, mais la décision de s’implanter à Louvain-la-Neuve.
Les années 60
Le Concile
Vatican II se propose de donner au monde l’image d’une Église ouverte aux
problèmes qui se présentent à tout homme et à toute femme du XXe
siècle. Ce n’est pas sans incidence sur notre vie bénédictine sous tous ses
aspects. Le Cardinal Suenens encourage notre aggiornamento.
Nous le connaissons bien. Depuis sa nomination de vice-recteur de l’Université
en 1940, il présidait chez nous les réunions des directrices de
« pédagogie ». Il entend appliquer dans son diocèse les vœux du
Concile qu’il a exprimés dans son livre : La promotion apostolique des
religieuses et il se montre très ouvert à toute demande de renouveau.
C’est ainsi
que, grâce à des questionnaires, à des réunions de supérieures, à des
suggestions émanant du Père Abbé Président de la Congrégation bénédictine
belge, nous sommes amenées à réfléchir en communauté sur différentes
adaptations de notre vie monastique à la lumière de l’Évangile et de la Règle
de saint Benoît.
Le concile
suscite chez sœur Marie-André l’idée de lancer un
cercle œcuménique. Bientôt conférences et sessions se succèdent et nous avons
le privilège d’entendre de grands pionniers (Maurice Villain,
Pierre Michalon) et de nombreux artisans de l’unité, catholiques, protestants,
orthodoxes. Le Métropolite Antoine Bloom anime un week-end/retraite plusieurs années
successives. Il y a aussi des contacts fraternels avec la communauté
protestante de Grandchamp et les Servantes de
l’Unité. Jour mémorable en mai 1963 : l’archevêque de Cantorbéry, le Dr
Michaël Ramsey, nous rend visite en reconnaissance
des liens épistolaires noués par sœur Marie-André
entre communautés anglicanes et communautés catholiques belges. Nous
accueillons à la « pédagogie » deux sœurs anglicanes envoyées faire
une année de théologie à l’UCL. La Commission nationale pour les relations
entre anglicans et catholiques se réunit chez nous pendant plusieurs années.
Ainsi nous sommes entrées dans la tradition de notre diocèse où les relations
entre anglicans et catholiques sont privilégiées depuis les Conversations de
Malines.
Notre manière
de vivre se transforme peu à peu : plus de souplesse dans les
petites contraintes désuètes de la vie quotidienne, nombreuses occasions
d’échanges communautaires et de dialogues francs entre nous et avec nos
supérieures, information appropriée et critique sur les événements de notre
pays et du monde, qui élargit notre réflexion et nous donne une plus grande ouverture.
Dans cette foulée, des sœurs suivent les cours au Studium
organisé pour les jeunes moniales et moines bénédictins, à la Faculté de
Théologie de l’UCL, à l’Institut d’Études Théologiques d’Eegenhoven
où les jésuites viennent de réorganiser leur programme sur la base de
l’Écriture. Au monastère même, nous continuons à bénéficier des cours d’Ancien
et de Nouveau Testament des PP. Gustave Lambert sj et
Jules Cambier sdb, tandis
que sœur Gabriel et sœur Marie donnent respectivement un cours de patrologie et
d’ecclésiologie.
Cette période
est inconfortable dans l’Église et, bien sûr aussi, dans les communautés, mais
le désir de fidélité à l’essentiel de notre vie monastique nous pousse à
continuer notre recherche dans la ligne du Concile.
Nous
utilisons progressivement le français à l’Eucharistie, nous adaptons les
mélodies, la traduction française et l’ordonnance des Offices aux nouvelles
normes. Dans un autre domaine, nous obtenons les autorisations permettant des
retours en famille dans certaines circonstances, des journées de détente en
dehors de l’Abbaye, la participation à des sessions de formation, etc.…
Pour répondre
au souhait de l’évêque de Tournai de voir une implantation monastique dans son
diocèse et pour y préparer un éventuel transfert de la communauté, deux petits
groupes de sœurs y sont envoyés, l’un à Mesvin
l’autre à Quévy, en 1969. Le Walen
buiten tagué sur la façade de l’Abbaye nous fait
comprendre que nous ne sommes plus vraiment chez nous à Leuven.
Les années 70
Deux ans plus
tard, Mgr Albert Descamps au nom de l’Université nous adresse un appel :
être dans la nouvelle ville un lieu de prière et d’accueil…, et nous décidons
de nous établir à Louvain-la-Neuve. Mais avant cela, il faut non seulement
vendre l’Abbaye Sainte-Gertrude pour pouvoir financer
la construction d’un nouveau monastère mais trouver de nouveaux moyens de
subsistance car il n’est plus opportun de reprendre une « pédagogie »
pour étudiantes à Louvain-la-Neuve.
Pendant sept
ans, les démarches pour vendre l’Abbaye sont nombreuses et variées. Nous allons
ainsi d’espoirs en déceptions. Finalement la ville de Leuven
se porte acquéreur en 1977, mais le compromis de vente ne sera signé qu’en
avril 1978.
Durant ce
temps, nous continuons notre aggiornamento, selon la formule consacrée à
l’époque, et nous prospectons les environs d’Ottignies
jusqu’à ce qu’un jour l’Université nous propose un terrain en bordure du site
universitaire. Nous acceptons avec enthousiasme et nous signons le bail
emphytéotique avec l’UCL, propriétaire du terrain. Nous avons beaucoup de
contacts fructueux et cordiaux avec notre architecte, Madame Odette Blondel-Filippone, qui vient vivre quelques jours à l’Abbaye
pour écouter chaque sœur et bien sentir notre projet et nos besoins. Nous nous mettons d’accord sur le style du futur
monastère : ce sera un monastère-maison bien inséré dans le
quartier qui se construit. On peut ouvrir le chantier du nouveau bâtiment en
août 1977.
Quant à nos
moyens de subsistance, nous cherchons un travail dont le style et l’horaire
seront compatibles avec notre vie de prière et de communauté. C’est ainsi que
quelques sœurs ont trouvé un travail d’enseignante, de secrétaire, de bibliothécaire
en dehors du monastère tandis que d’autres suivent une formation
professionnelle qui nous permettra d’ouvrir un atelier de reliure et de
continuer celui de céramique.
Dès 1974,
Mère Michaël, notre abbesse, avait remis à chacune de nous une photo, où l’on
voit un bédouin marchant dans le désert, et inscrit le mot du Seigneur adressé
à Abraham : « Va-t-en… vers. » Dans cet esprit et pleines de
confiance, nous nous mettons en route pour gagner notre nouveau monastère le
Sœur Madeleine
Le 5, rentrée de six internes du collège abbatial de Maredsous pour un nouvel hébergement durant l’année scolaire.
Le 7, sœur Marie-David se rend à l’université de Strasbourg
pour passer ses examens.
Le 8, sœur Marguerite a 60 ans de profession monastique
aujourd’hui. Elle sera fêtée le jour de la dédicace de notre église.
Le 11, départ de Mère Loyse et de sœur Nicole pour Bosé (Italie). Elles participent au 13ième
Colloque Œcuménique International de Spiritualité Orthodoxe qui se déroule du
11 au 17 septembre. Organisées depuis 1993, sous l'impulsion d'Enzo Bianchi en concertation avec le patriarcat œcuménique de
Constantinople et le patriarcat de Moscou, ces rencontres tentent d’approfondir
les traditions culturelles et religieuses de l’Orient européen en dialogue avec
le christianisme d’Occident. Cette année, la session s’articule autour des
figures de Jean de Damas et d’Andreï Roublev, liés par la double thématique du
rapport entre Christianisme et Islam, et de la représentation iconographique.
Le 15, sœur Marie-Paule participe à la réunion de la
commission liturgique du diocèse de Namur.
Le 24, journée biblique sur Moïse, animée par Mère Loyse.
Comme de coutume, sœur Marie-Paule s’occupe des ados, et sœur Élisabeth, des
enfants.
Le 25, sœur Bénédicte assiste au lancement de l’exposition
sur « Les bandes dessinées » à Maredsous.
Arrivée de 23 séminaristes des diocèses de Lille, Arras,
Cambrai et Reims, pour une retraite de huit jours.
Le 26, on apprend le retour à Dieu de Monsieur Gérard Trible, frère de sœur Josyane.
Le 27, l’anniversaire de la dédicace de notre église est
l’occasion de fêter les 60 ans de profession de sœur Marguerite. Quelques amis
et le frère Ignace Baise, de Maredsous, sont venus rejoindre notre sœur pour
l’eucharistie célébrée par le Père Abbé Nicolas. On prend ensemble le verre de
l’amitié, puis le Père Nicolas ainsi que sœur Angeline (Sœur de Charité de
Namur) partagent le repas de fête.
À Mulhouse, le même jour, ont lieu les funérailles du frère
de sœur Josyane.
Le 28, une cinquantaine de moniales bénédictines passe la
journée à Ermeton, pour une rencontre organisée par l’Union des Bénédictines de
Belgique (UBB). On y réfléchit au chapitre 3 de la Règle de Saint Benoît :
"L'appel des frères en conseil".
Le 1er, week-end pour les ados animé par sœur
Élisabeth. Cinq jeunes sont au rendez-vous et partagent entièrement la journée
monastique.
Sœur Claire se rend à Jambes pour une journée d’art floral
au cours de laquelle l’abbé Wénin donne une
conférence sur les psaumes.
Le 6, sœur Marie-David donne un témoignage sur la prière, à Beauraing, au cours de l’eucharistie qui inaugure dans
notre diocèse l’année de la prière (cf. p. 3).
Le 7, Mère Loyse se rend à Maredsous pour le 25ième
anniversaire du Centre Informatique et Bible.
Du 8 au 15, sœur Hildegard et sœur Nicole participent à une
session à Bosé.
Le 8, Aurore Dima émet son
oblation au cours de l’eucharistie présidée par le Père Maurice de Maredsous.
Nous prenons avec elle le verre de l’amitié où se retrouvent amis et
connaissances ainsi que quelques oblat(e)s du monastère.
Le 11, réunion des supérieures bénédictines (UBB) à
Rixensart.
Le 14, sœur Birgitta donne, à Biesmerée,
un témoignage de ce qu’elle a vécu lors des JMJ de Cologne.
Le 16, journée des « Amis d’Ermeton ». Une
cinquantaine de personnes sont
accueillies pour ce temps de partage et d’amitié. Le matin, sœur Loyse, sœur
Marie-François et sœur Élisabeth présentent les lectures du 29ième dimanche du Temps
Ordinaire. Ensuite, échange de réflexions par groupes, avant l’eucharistie
présidée par le Père Abbé Nicolas, de Maredsous. Un buffet toujours
admirablement présenté par l’équipe d’amis fidèles, réunit tout le monde dans
les lieux d’accueil. Une « brocante » est ouverte à la salle Saint-Grégoire. À 15h., sœur Loyse
donne les nouvelles de la communauté et présente les plans du futur aménagement
de la ferme. Vêpres à 16h., avant de goûter et de se
dire : « À l’année prochaine ! » Le soir, les membres de
« l’équipe porteuse » se retrouvent pour souper et dresser le bilan
de la journée. C’est ici l’occasion de les remercier encore pour leur aide
vraiment efficace. L’attachement de nos amis nous est un précieux soutien.
Le 21, Mère Loyse assiste à la bénédiction abbatiale du Père
René Fobe, à l’abbaye de Saint-André (Bruges).
Le 22, une trentaine de personnes participent à la journée
sur la psalmodie animée par sœur Marie-François.
Le 24, retraite de deux jours pour les agents pastoraux du
Brabant Wallon, animée par le Père Bernard Poupart, prieur de Clerlande.
Le 25, le Frère Eloi, de Maredsous, nous donne un récit, illustré de nombreuses photos, de son séjour au Cameroun. Il prend ensuite le repas du soir avec nous.
Le 27, début d’une session sur le thème « Les plus pauvres et la contemplation » animée
par le Père Amaury Bégasse s.j., qui commente la vie et
les écrits du père Joseph Wresinski, fondateur du
mouvement ATD Quart-monde.
Le 28, concert donné par la chorale du Beffroi Notre-Dame
dans la basilique de Walcourt, au profit des travaux
de restauration de l'accueil. C’est un succès.
Le 30, conférence de Sœur Helen Rolfson osf, professeur à
l’université St John’s de Collegeville (USA).
Le 5,
profession d’oblature d’Aline Van Pel
au cours de l’eucharistie présidée par le Père Abbé Nicolas, de Maredsous, en présence de sa famille, d'amis, oblats et
oblates.
Le 7, conférence sur l’Inde par Claire Vellut.
Le 8, funérailles de Catherine Wallaert,
nièce de sœur Johanna.
Le 11, Mère Loyse anime une journée pour les agents
pastoraux de trois paroisses de Bruxelles. Elle leur parle de la prière à
partir de la Règle de Saint Benoît.
Le 12, rencontre des oblats et oblates au monastère de Rixensart, en écho au congrès des Oblatures bénédictines qui s'est tenu à Rome entre le 19 et le 24 septembre et auquel a participé Aline Van Pel.
Sœur Nicole participe au colloque organisé par le groupe
8/10 à Maredsous. Sujet :Les catholiques
aujourd’hui.
Le 14, sœur Marie-Paule participe, durant toute la semaine,
à la session de la Commission
Francophone Cistercienne de Liturgie (CFC), à l’abbaye du Bec-Hellouin
(Normandie). Sujet : Liturgie
et œcuménisme.
Le 18, récollection des séminaristes de Limelette.
Le 19, journée biblique sur la deuxième épître aux
Corinthiens, animée par sœur Birgitta.
Le 20, en la fête du Christ-Roi, quelques sœurs donnent un "spectacle" amusant aux plus jeunes de la communauté, manière d’honorer Sainte Gertrude, patronne du noviciat, dont la fête était le 16.
Le 22, Mère Loyse donne deux conférences sur Élie aux
prêtres et agents pastoraux de trois doyennés de la région de Charleroi.
Le 23, Mère Loyse et sœur Marie-Paule sont interviewées,
respectivement sur la "lectio divina" et sur les Psaumes, par l’équipe de l’émission
de TV : Le cœur et l’Esprit.
Le 24, sœur Hildegard et sœur Marie-Paule participent à la
réunion des hôteliers(ères) à l’abbaye de Maredret.
Le 30, sœur Élisabeth participe à la rencontre du groupe
ACRF de Biesmerée.
Le 10, le Père Nicolas, de Maredsous, donne trois
conférences sous le titre : « Que
célèbrent les moines ? »
Le 16, Mère Loyse et cinq sœurs se rendent à Maredsous pour
l’ordination diaconale du frère Ignace Baise.
Du 18 au 22, visite canonique de notre communauté, effectuée
par le Père Abbé Ansgar Schmidt, président de la
Congrégation Bénédictine de l'Annonciation, et par Mère Martine Van der Mersch,
prieure de Bossut.
Les 23 et 24, l’abbé Paul De Clerck
donne trois conférences en préparation à Noël sur le thème : « Ne
pensez pas que Dieu se tait quand il se dit par sa naissance. »
Le 28, Mère Loyse se rend à l’abbaye de Saint-André (Bruges)
pour les funérailles du Père Abbé Michel Coune.
Le 29, quelques sœurs rejoignent cinq frères de Maredsous
pour une marche dans la campagne malgré le froid intense. Au retour, partage de
« cougnous » servis à l’accueil d’Ermeton.
Le 31, à la fin des vigiles, Mère Loyse, dans son homélie,
invite à l’action de grâce et à l’espérance.
Les sœurs s’assemblent ensuite autour d’un feu de bois pour
une veillée joyeuse et fraternelle. La bénédiction chantée et l’antienne à la
Vierge terminent ces bons moments préludant à l'année nouvelle.
Signalons que les réunions de fraternité ont continué à leur
rythme tout au long de l’année.
À l’année prochaine !

"On n'allume pas une lampe pour la
mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire
tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15). Sous la rubrique "La
lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée
du projet de restauration des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y
attachent.
Dans l'Amandier d'octobre 2005,
nous partagions notre espoir d'avoir obtenu avant la fin de l'année le permis
d'urbanisme nécessaire pour pouvoir commencer les travaux à la ferme. Hélas,
des objections mineures jointes aux lenteurs de l'administration nous obligent
à attendre encore. Quelques modifications ont été apportées. Un recours a dû
être introduit le 23 décembre, accompagné, le 9 janvier, d'une lettre explicative.
Comme on nous en assure, "la procédure suit son cours normal"… C'est
ici, encore une fois, l'occasion d'exprimer notre reconnaissance à nos amis
fidèles qui, dans ces tractations, nous aident de leurs conseils et de leurs
encouragements.
Merci aussi à toutes les
personnes qui, en dépit des lenteurs qui pèsent sur notre projet, continuent
fidèlement à y apporter leur contribution financière. Chaque don – si modeste
soit-il – vient rejoindre les autres et fait grandir notre espoir de pouvoir,
quand le moment sera venu, mener sereinement notre chantier à bien. La
confiance de nos amis nous réconforte.
Comptes
bancaires
DEXIA : 776-5976771-19 (IBAN : BE39 7765 9767 7119 BIC : GKCCBEBB)
Pour
la France :
Société
Générale Givet : 0003729001810 (IBAN : FR76 30003 00581
00037290018 10),
(BIC–ADRESSE SWIFT : SOGEFRPP)
avec
la mention "la lampe et le lampadaire"
1er Congrès mondial
des Oblats Bénédictins à Rome
19 au
Réunir les Oblats
bénédictins de la terre..., voilà l’idée un peu folle qui avait germé dans la
tête de l’Abbé Primat Notker Wolf osb et de quelques
autres. Cette idée a alors fait son chemin, et elle s’est concrétisée. En
septembre dernier, s’est tenu à Rome le 1er congrès mondial des
Oblats bénédictins. Un congrès, cela se prépare de longue date. Il y a bientôt
deux ans, sœur Bénédicte, responsable des Oblats et Fraternités d’Ermeton, nous
en dévoilait le thème général : « Communion avec Dieu, Communion avec le monde ». A ce
moment là, la Belgique ne pouvait envoyer que
deux
représentants. Puis le nombre s’est amplifié. C’est ainsi que sœur Bénédicte
m’a
demandé
de représenter Ermeton. Je voudrais ici essayer de vous donner un petit résumé
de ces journées remplies de richesse humaine, de joie partagée.
Pour la Belgique, nous
étions sept à partir pour Rome. Nous avions eu un peu l’occasion de nous
connaître avant le départ, lors d’un samedi de carême à Maredsous sur le
dialogue interreligieux, un des thèmes qui allait être abordé lors du congrès.
Nous avons fait plus ample connaissance encore lors d’une réunion à Bruges,
chez les Bénédictines du Béguinage. Nous y avons présenté nos monastères
respectifs, avant d’étudier les différents thèmes des conférences annoncées
pour le congrès. Nos tickets d'avion en mains, nous étions prêts pour le
départ.
Le lundi 19 septembre,
nous nous sommes envolés vers Rome. Un comité d’accueil tout souriant et bien
organisé nous attendait dans le hall de l’aéroport. Déjà des participants du
monde entier se retrouvaient. Des autocars où résonnaient toutes les langues
nous ont alors conduits à l’endroit du congrès : le centre des Salésiens,
situé dans un énorme parc à la périphérie de Rome. Dès son arrivée, chaque
participant recevait une grande farde pleine de documents : l’horaire des
activités et conférences journalières, et aussi trois livrets comprenant les
textes et chants de toutes les célébrations de chaque jour. Un pour les laudes,
un pour les eucharisties, un pour les vêpres. Après un peu de temps pour
s’installer et trouver sa chambre qui au Salesianum,
qui dans une auberge à 10 km de là, tous nous avons assisté à la première
célébration des vêpres, présidée par Monseigneur Piero Marini, maître des
célébrations pontificales. Nous le reconnaissons bien : c’est lui qui
assiste le Pape lors des messes télévisées. Il est aussi oblat de l’Abbaye de
Saint Georges à Venise. C’est en chantant l’hymne du congrès, « Ubi caritas », et une
branche de hêtre à la main, que nous avons rejoint le grand auditoire où ont eu
lieu les mots d’accueil par la coordinatrice des Oblats d’Italie et par l’Abbé
Primat Notker Wolf, en italien et en anglais. Heureusement, les nombreux
traducteurs présents durant tout le congrès, ont permis à chacun d’entendre
dans sa langue. Toutes les conférences ont, en effet, été données en traduction
simultanée. Le congrès était ainsi bien lancé ! Dès le départ, je peux
témoigner de sa bonne organisation. Ce soir là, un bon repas, le premier de
beaucoup d’autres, nous a alors rassemblés. Moments de retrouvaille, de
détente, de rencontres et de connaissance enrichissante.
Les journées suivantes
nous réunirent tous selon un schéma similaire. Le matin, nous nous retrouvions
pour les laudes, suivies d’une ou deux conférences. En fin de matinée, était
célébrée l’eucharistie. En début d’après-midi, une autre conférence, suivie
d'un partage par groupe linguistique, qui répondait à des questions en rapport
avec le thème des conférences de la journée. Ainsi, le groupe francophone
réunissait les Oblats de France, Suisse, Bénin, Togo, Sénégal, Luxembourg,
Canada, Belgique. Nous avons ainsi pu faire plus ample connaissance et partager
nos expériences et notre vie d’Oblat au sein de nos différents monastères. Nous
pouvions aussi nous rendre mieux compte de la grande diversité des participants
au congrès. Un petit mot à ce sujet. Nous étions presque 350 participants,
oblats et quelques moines responsables, venus de tous les continents. Une
trentaine de pays : toutes les races, toutes
les langues, toutes les couleurs étaient représentées. Cette diversité a fait
la
richesse de ce congrès. Elle s’est
d’ailleurs concrétisée lors de toutes les célébrations que nous avons vécues.
Chaque journée a été dédiée à une langue : espagnol, anglais, français,
allemand, italien. Mais tous les autres pays ont aussi participé, soit par le
chant, soit par la procession des offrandes en costume du pays ou la danse.
Toutes les célébrations furent superbes et remplies de joie et de
recueillement. Faisant suite aux conférences sur la prière ou sur le dialogue
interreligieux, nous avons célébré les vêpres suivant la liturgie anglicane et
un autre soir, selon la merveilleuse liturgie orthodoxe russe.
Les conférences aussi
étaient très enrichissantes. Voici les thèmes abordés : le monastère,
école des Oblats ; la contemplation dans la vie des Oblats ; la
communion dans la famille, la communion sur le lieu de travail ; la
mission : dialogue interreligieux ; la mission : justice, paix
et sauvegarde de la création. Les conférenciers eux-mêmes étaient divers,
moines ou oblats. Ils venaient de tous les horizons et des quatre coins de la
terre. Que de choses belles et intéressantes à retenir et à faire résonner dans
nos coeurs ! Bien sûr, nous prenions des notes. Mais quelle joie, lorsque
le dernier jour des conférences, le Père Abbé Primat nous a remis, à chacun
personnellement, un livre reprenant toutes les conférences. Mieux encore :
le dernier soir, nous avons reçu un DVD avec les textes, dans toutes les
langues cette fois. Je ne peux les reprendre tous ici. Aussi, je ne peux que
vous conseiller de consulter le très bon site de ce congrès : www.oblatesworldcongress.com.
En plus des textes, se trouvent de nombreuses photos ainsi que quelques
séquences vidéo.
Vous y verrez aussi deux
autres points forts de cette semaine extraordinaire. Le samedi, nous sommes
tous partis en autocar vers le Monastère de Monte Cassino, fondé par Saint
Benoît vers l’an 529, là où il a rédigé sa Règle, où il y est mort. Après deux
heures de route, à mi-chemin entre Rome et Naples, le monastère se laisse
découvrir sur son éperon rocheux à 500m d’altitude. Vraie merveille ! Le
monastère fut détruit par les Lombards en 577, et à nouveau par les Sarrasins
en 833. Pendant le 11ème siècle, se succédèrent de grands abbés dont
deux devinrent Papes : Étienne IX et Victor III. En 1349, eut lieu la
troisième destruction, suite à un tremblement de terre cette fois. Et à
nouveau, le monastère fut reconstruit et comme chaque fois agrandi. Le
Mais avant de
rejoindre nos pays respectifs, nous avions encore une dernière visite à
accomplir. Dimanche, après la dernière eucharistie célébrée à l’aube, nous
voilà tous partis vers Castel Gandolfo, lieu de
résidence d’été du Pape. Nous avions rendez-vous avec Benoît XVI pour l’Angelus. Nous n’étions pas les seuls ! Des dizaines
d’autocars avaient déjà envahi ce petit village de la campagne romaine. Une
marée humaine attendait sur la place, devant les portes encore fermées du
palais. À leur ouverture, ce fut la cohue pour y pénétrer. Beaucoup ont réussi
à se faufiler dans la cour interne. D’autres n’ont pas eu cette chance, et
verront le Pape sur des écrans géants. Dans la cour, deux heures à l’avance,
c’est la grande ambiance : chants, alléluias, drapeaux. Tous attendent
l’apparition du Pape, au balcon juste au dessus de nos têtes. Le voici qui
vient arborant un merveilleux sourire et des gestes pour tous. Nous répondons
par des cris de joie. Après l’Angelus, le Pape a
alors adressé des mots de bienvenue aux groupes présents. Au message adressé
aux Oblats, nous avons répondu par le chant, notre hymne du congrès. C’est à
nouveau la joie au cœur que nous avons reçu la bénédiction papale.
Pouvions-nous recevoir plus beau message d’envoi vers nos monastères
respectifs ! Ainsi se termina cette merveilleuse semaine, qui me permit de
comprendre et redécouvrir la beauté, la richesse, la diversité et aussi
l’universalité de la famille chrétienne, surtout celle que nous formons à
l’écoute de la Parole de Dieu, guidés par la Règle de Saint Benoît. Je rends
grâces d’avoir pu participer à ce congrès et je remercie chaleureusement le
Monastère et la Communauté d’Ermeton de m’y avoir envoyée.
Suite
à une question posée au sujet des timbres présentés dans l’Amandier du mois de
juillet 2005, le Père Daniel Misonne de Maredsous
nous a proposé de reprendre un article paru sous sa signature dans la
« Lettre de Maredsous » (1996/2). Nous l’en remercions. Vu les
dimensions de l’Amandier, nous présenterons cet article en plusieurs parties dont
voici la première.
Saint
Benoît nous est essentiellement connu par la Règle qui porte son nom et la
biographie écrite une quarantaine d’années après sa mort par le Pape Grégoire
le Grand (U
604). Ces deux textes ont inspiré de nombreux artistes depuis quatorze siècles.
Dans cette abondante production iconographique, on peut distinguer deux grandes
catégories d’« images » : d’une part, les cycles de scènes
rappelant les événements (souvent miraculeux) de la vie de Benoît, de l’autre,
les figurations du saint pris isolément, le plus souvent caractérisé par un ou
plusieurs attributs. On se limitera ici à quelques types de cette deuxième
catégorie.
Diverses
figurations de saint Benoît
Avant
de les passer en revue, il est bon de rappeler que nous ne savons rien de
l’apparence physique de saint Benoît, les Dialogues du pape Grégoire se
bornant à esquisser sa physionomie morale. Ses traits sont donc laissés à
l’imagination créatrice de chacun. Les artistes lui ont généralement prêté une
grande taille, mais en cela joue probablement le symbolisme. On l’a représenté
tantôt dans la force de l’âge, tantôt avec la dignité d’un vieillard à la barbe
impressionnante. L’Italie surtout a privilégié ce type patriarcal, à partir de
la fin du XIVe siècle. Au nord des Alpes, en revanche, saint Benoît
est plus fréquemment figuré sous les traits d’un homme relativement jeune et
imberbe. Ainsi le voit-on aux XIe-XIIe
siècles sur les chapiteaux de Saint-Benoît-sur-Loire et plus tard sur les
peintures de Hugo van der Goes et de Hans Memling.






Quant à ses vêtements, ils
sont le plus souvent l’habit monastique (tunique, scapulaire, coule à larges
manches), mais leur teinte varie : si les bénédictins le voient vêtu de
noir, les Cisterciens et les Olivétains l’habillent de blanc. On remarque
cependant que les miniaturistes n’hésitent pas à leur donner d’autres couleurs
(bleu, gre-nat), pour des mo-tifs
esthétiques sans doute.
À l’époque baroque, saint
Benoît est revêtu de la chasuble sacerdotale ou de la chape liturgique, il est
parfois même coiffé du bonnet de docteur ou de la mitre. Aux XIXe et
XXe siècles, il paraît dans le simple habit monastique.
À
suivre…
Père
Daniel Misonne,
Maredsous
Page des jeunes
En cette page des jeunes, nous laisserons à nouveau la parole aux
jeunes : tout d’abord deux petits témoignages issus d’un groupe d’acolytes
de la paroisse Saint Boniface à Bruxelles, ensuite quelques photos réalisées
par des jeunes au cours des activités de l’année 2005.
Nous
sommes les acolytes de la Paroisse Saint-Boniface de Bruxelles. Nous sommes
venus en retraite au Monastère d’Ermeton-sur-Biert du
vendredi 7 au dimanche
Lors
de notre arrivée, le service [i.e. l’office (NDLR)] nous a
agréablement impressionnés. Le lendemain nous avons pu constater que la vie des
sœurs est rythmée par le travail et la prière. Nous avons pu assister aux
Laudes, au service du milieu du jour ainsi que participer deux fois à
l’Eucharistie. Au niveau du travail, elles font des bougies, des carnets, de la
vannerie… qu’elles vendent ainsi que des livres religieux ou autres.
Pour
finir, ceux qui ne veulent plus entendre les bruits de la circulation, venez à Ermeton-sur-Biert, le temps d’un week-end ou plus. Le calme
et le silence vous aideront à retrouver le chemin du Seigneur. Il n’y aura que
le doux chant des sœurs qui vous guidera vers la chapelle pour les écouter ou
même chanter avec elles.
Wendy et Nancy
Je trouve que cet endroit est merveilleux.
C’est calme, mais il y a moyen de s’amuser, de faire des jeux, des promenades
et de découvrir des choses.
Les sœurs sont très gentilles et je vous
conseille d’y aller.
Robin

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Calendrier |
||
|
Février |
10 - 12 |
Retraite pour
tous P. Jean-Daniel Mischler, Maredsous |
|
|
25 |
David Sœur Loyse Morard,
Ermeton |
|
Mars |
3 - 5 |
Les protestantismes Pasteur Leplay |
|
|
17 - 19 |
Ateliers de la Parole Madame Lesage |
|
|
20 |
Récollection – Lectio divina Sœur Birgitta Drobig,
Ermeton |
|
Avril |
13 - 16 |
Célébrations de Pâques Abbé Camille Focant |
|
|
29 |
Salomon Sœur Loyse Morard,
Ermeton |
|
Mai |
8 |
Récollection – Lectio divina Sœur Birgitta Drobig,
Ermeton |
|
|
26-28 |
Retraite en néerlandais Sœur Hildegard Geerinck, Ermeton |
|
Contenu |
||
|
« S’il cherche vraiment Dieu » |
Sœur Loyse |
2 - 3 |
|
Vivre et prier |
Sœur Marie-David |
3 - 4 |
|
L’Abbaye Sainte-Gertrude |
Sœur Madeleine |
5 - 8 |
|
Nouvelles de la communauté |
Sœur Marie-François |
8 - 11 |
|
La lampe et le lampadaire |
|
12 |
|
Congrès mondial des Oblats bénédictins |
Aline Van Pel |
12 - 15 |
|
Quelques représentations iconographiques de St
Benoît |
Père Daniel Misonne |
15 - 17 |
|
Page des jeunes |
|
18 - 19 |
|
Calendrier |
|
20 |
