Zone de Texte: Bulletin des Amis d’Ermeton N° 16
Janvier 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Édit. resp. : Sœur Loyse Morard, Monastère Notre-Dame
	 Rue du Monastère 1, 5644 Ermeton-sur-Biert

"S'il cherche vraiment Dieu"

(RB 58,7)

 Homélie pour la fête de l'Épiphanie

 

Les mages sont des chercheurs de Dieu. Comme le sont, ou comme devraient l'être, les moines. "S'il cherche vraiment Dieu" : Saint Benoît demande qu'on le vérifie chez le novice, parce que c'est cette recherche – uniquement elle – qui justifie et commande toute la vie monastique. Les mages ont donc beaucoup à nous apprendre ou à nous rappeler, spécialement peut-être au moment où débute une nouvelle année.

Les mages n'auraient rien cherché, ils ne se seraient pas mis en route si l'étoile ne leur était pas apparue. Aucun être humain ne chercherait Dieu, si Dieu, le premier, ne cherchait pas l'homme. "Où es-tu ?" est la première parole de Dieu à Adam. "Le Seigneur cherchant son ouvrier dans la foule du peuple, s'écrie : 'Quel est l'homme qui veut la vie…?'." La vie monastique, elle aussi, n'est que la réponse au désir de Dieu qui est là bien avant le nôtre. L'étoile, cachée parmi la multitude de toutes les étoiles, est une invitation. La grandeur des mages est de l'avoir perçue. La vie monastique commence, elle aussi, avec la découverte d'une étoile : "Ouvrons les yeux, à la lumière divine", "aujourd'hui si vous entendez sa voix", "courez pendant que vous avez la lumière de la vie" (RB Prol. 9-13).

L'essentiel est de se mettre en route car la destination reste inconnue. L'étoile avait disparu quand les mages sont partis. Ils savaient seulement qu'ils devaient chercher dans la direction de Jérusalem. Les moines, eux, savent qu'ils doivent chercher dans le sens de la "vie" et de la "paix", ce qui correspond au sens même du mot Jérusalem. "Recherche la paix et poursuis-la", recommande encore saint Benoît au prologue de la Règle (Prol. 17).

La recherche des mages ne s'est pas poursuivie sans guide, ni sans obstacle. Comme les moines, ils se sont d'abord confrontés à la parole de Dieu interprétée par les anciens. Ils se sont mis à l'écoute après avoir confessé leur désir. Ils ont interrogé ceux qui étaient censés savoir, et qui savaient effectivement mais pas jusqu'au bout. Car ceux-là même qui les ont orientés, les ont aussi trompés. Volontairement pour Hérode, par jalousie du pouvoir. Sans le savoir pour les prêtres et les scribes, faute d'avoir dépassé la science théorique des livres.

Les mages, eux, sont allés plus loin. Ils ont fait confiance et sont repartis dans la direction indiquée. Aussitôt l'étoile a réapparu; elle a confirmé leur foi; le désir de Dieu a brillé de nouveau à leurs yeux. Ils ont ressenti sa joie car ils "cherchaient vraiment Dieu".

Ils étaient venus pour adorer, c'était leur objectif : "se prosterner devant lui". Ils étaient, comme les moines, "empressés à l'œuvre de Dieu". Maintenant ils atteignent leur but, mais sous la plus modeste des apparences. L'insignifiance de ce qu'ils ont trouvé ne les arrête pas, au contraire. Ils tombent à genoux, ils savent reconnaître Dieu caché derrière la pauvreté, identifié à elle; révélé par elle aussi. Ils sont "attentifs aux humiliations". À celle de Dieu d'abord, manifesté dans cet enfant (cf. RB 58,7). Alors, ils ne gardent rien en propre : ni leurs richesses, ni leurs talents, ni leurs hommages. Ils donnent tout "dans la joie de l'Esprit Saint" (RB 49,6).

Tout, même ce qu'ils ont reçu. "Empressés à l'obéissance", ils retournent chez eux "par un autre chemin", sans s'attacher ni à ce qu'ils ont vécu ni à ce qu'ils ont prévu. Ils ne sont pas les maîtres de leur itinéraire, pas plus au retour qu'à l'aller. Un autre les guide à travers des détours obscurs qu'ils acceptent.

À la fin du récit, les mages disparaissent. Que sont-ils devenus ? Ils sont retournés chez eux… ? Ou chez nous… Ils sont devenus "nous". Ils sont, au long des siècles, tous ceux qui cherchent Dieu. "On examinera avec soin si le novice cherche vraiment Dieu" (RB 58,7). Le récit des mages ne peut-il pas nous inspirer une réflexion salutaire pour commencer l'année ?

 

Sœur Loyse, 7 janvier 2006

 

 

Vivre et prier

 

Voici le texte du témoignage lu par Sœur Marie-David à Beauraing, le 6 octobre 2005, à l'occasion de l'eucharistie d'ouverture de l'année pastorale "Appelés à prier". Le sujet demandé était : " L'importance de la prière personnelle et communautaire dans ma vie et dans la vie de tout chrétien".

 

Je pense que mon choix de vie exprime déjà l'importance qu'a pour moi la prière, personnelle et communautaire. Car, dans la vie monastique bénédictine, ces deux rythmes de prière sont présents. La vie est même organisée pour que nous puissions les vivre. La prière personnelle aura deux temps "visibles" : celui de l'oraison et celui de la lecture de la Bible. Je dis "visibles" car notre vie n'est pas coupée en tranches de saucisson. La prière personnelle se poursuit toute la journée. La prière communautaire se voit à travers la liturgie qui nous rassemble à la chapelle cinq fois par jour. À nouveau cette prière se poursuit dans le secret des cœurs.

C'est un peu dangereux de parler de prière personnelle, car toute prière est ecclésiale, même si c'est moi personnellement qui prie. J'ai été "posée" dans la prière de l'église par mon baptême. Lors de notre profession monastique, nous recevons le livre des psaumes avec cette parole : "Reçois le livre de la prière de l'Église". Ma prière est donc à la fois la mienne et celle de l'Église. C'est assez logique puisque l'Église, c'est nous, vous et moi, tous les baptisés. Et c'est en tant que baptisée que je prie.

La vie monastique est une simple vie chrétienne où nous essayons de vivre les exigences du baptême. Aussi, la prière n'est pas le privilège des moines. Elle est importante pour tous les baptisés. Même s'il est vrai qu'au monastère, nous avons la chance d'avoir une vie nous permettant d'y consacrer du temps.

Un verset de psaume m'éclaire pour essayer de vous dire l'importance de la prière dans la vie chrétienne : "Au torrent il s'abreuve en chemin, c'est pourquoi il redresse la tête" (Ps 109,7). Je m'explique. La prière est pour moi comme un torrent : elle est un don, quelque chose de fort, de pur, de tumultueux par moments ou paisible, abondante ou rare. Nous sommes sur le chemin de la vie et par le baptême nous avons goûté de cette eau, de cette relation qui nous pose en enfant de Dieu. Et nous avons toujours soif de son amour, de lui parler et de l'écouter. Aussi, en chemin, nous venons nous abreuver à ce torrent. Nous avons la responsabilité d'y venir nous-mêmes. Et quand nous avons bu de cette eau, alors nous relevons la tête, nous pouvons marcher debout, libre, fortifié. Boire de cette eau demande parfois un effort. Cette eau reçue fait, elle aussi, son chemin en nous. Au torrent, nous pouvons parler, crier, ou le contempler en silence. Nous savons qu'il coule toujours neuf en bordure de nos vies. Il ne tient qu'à nous de nous y rendre, de nous y plonger ou de nous laisser mourir de soif et rechercher de fausses eaux.

La prière communautaire nous aide à entreprendre ensemble la démarche. Un jour, je suis tirée et portée par les autres; le lendemain, c'est moi qui en porte une autre. L'hiver, le torrent peut-être caché sous la glace et c'est la foi des autres qui me montre qu'il est toujours là. Et avec joie je peux venir m'y abreuver, m'y ressourcer.

 

Sœur Marie-David

 

 

L'abbaye Sainte-Gertrude de Louvain

 

 

Les Amis d'Ermeton n'ont pas oublié que l'année 2006 fera date dans l'histoire du Monastère puisque, durant l'été, sept moniales de l'abbaye Sainte-Gertrude de Louvain-la-Neuve viendront rejoindre notre communauté. Les mois qui nous séparent encore de cet événement sont un temps favorable pour approfondir la connaissance mutuelle; ils nous donnent aussi l'occasion d'apporter à nos amis quelques informations sur les origines de l'abbaye et l'histoire de nos sœurs bénédictines. L'article qui suit a été rédigé par la doyenne de celles-ci. Il fait suite à celui qui a paru dans l’Amandier d’octobre 2005 et qui couvrait les années 1919 à 1962. La période de 1978 à 2006 sera évoquée dans le prochain numéro.

 

Deuxième étape :

Du Concile Vatican II à l’implantation à Louvain-la-Neuve

1962 - 1978

 

Dans la vie d’un monastère, il est des périodes plus décisives que d’autres. L’impulsion donnée par le Concile, la pression du Walen buiten dans la question flamande, l’invitation de l’évêque de Tournai suivie de l’appel de la section francophone de l’Université Catholique de Louvain, invitent notre communauté à prendre non seulement un élan nouveau, mais la décision de s’implanter à Louvain-la-Neuve.

 

Les années 60

Le Concile Vatican II se propose de donner au monde l’image d’une Église ouverte aux problèmes qui se présentent à tout homme et à toute femme du XXe siècle. Ce n’est pas sans incidence sur notre vie bénédictine sous tous ses aspects. Le Cardinal Suenens encourage notre aggiornamento. Nous le connaissons bien. Depuis sa nomination de vice-recteur de l’Université en 1940, il présidait chez nous les réunions des directrices de « pédagogie ». Il entend appliquer dans son diocèse les vœux du Concile qu’il a exprimés dans son livre : La promotion apostolique des religieuses et il se montre très ouvert à toute demande de renouveau.

C’est ainsi que, grâce à des questionnaires, à des réunions de supérieures, à des suggestions émanant du Père Abbé Président de la Congrégation bénédictine belge, nous sommes amenées à réfléchir en communauté sur différentes adaptations de notre vie monastique à la lumière de l’Évangile et de la Règle de saint Benoît.

Le concile suscite chez sœur Marie-André l’idée de lancer un cercle œcuménique. Bientôt conférences et sessions se succèdent et nous avons le privilège d’entendre de grands pionniers (Maurice Villain, Pierre Michalon) et de nombreux artisans de l’unité, catholiques, protestants, orthodoxes. Le Métropolite Antoine Bloom anime un week-end/retraite plusieurs années successives. Il y a aussi des contacts fraternels avec la communauté protestante de Grandchamp et les Servantes de l’Unité. Jour mémorable en mai 1963 : l’archevêque de Cantorbéry, le Dr Michaël Ramsey, nous rend visite en reconnaissance des liens épistolaires noués par sœur Marie-André entre communautés anglicanes et communautés catholiques belges. Nous accueillons à la « pédagogie » deux sœurs anglicanes envoyées faire une année de théologie à l’UCL. La Commission nationale pour les relations entre anglicans et catholiques se réunit chez nous pendant plusieurs années. Ainsi nous sommes entrées dans la tradition de notre diocèse où les relations entre anglicans et catholiques sont privilégiées depuis les Conversations de Malines.

Notre manière de vivre se transforme peu à peu : plus de souplesse dans les petites contraintes désuètes de la vie quotidienne, nombreuses occasions d’échanges communautaires et de dialogues francs entre nous et avec nos supérieures, information appropriée et critique sur les événements de notre pays et du monde, qui élargit notre réflexion et nous donne une plus grande ouverture. Dans cette foulée, des sœurs suivent les cours au Studium organisé pour les jeunes moniales et moines bénédictins, à la Faculté de Théologie de l’UCL, à l’Institut d’Études Théologiques d’Eegenhoven où les jésuites viennent de réorganiser leur programme sur la base de l’Écriture. Au monastère même, nous continuons à bénéficier des cours d’Ancien et de Nouveau Testament des PP. Gustave Lambert sj et Jules Cambier sdb, tandis que sœur Gabriel et sœur Marie donnent respectivement un cours de patrologie et d’ecclésiologie.

Cette période est inconfortable dans l’Église et, bien sûr aussi, dans les communautés, mais le désir de fidélité à l’essentiel de notre vie monastique nous pousse à continuer notre recherche dans la ligne du Concile.

Nous utilisons progressivement le français à l’Eucharistie, nous adaptons les mélodies, la traduction française et l’ordonnance des Offices aux nouvelles normes. Dans un autre domaine, nous obtenons les autorisations permettant des retours en famille dans certaines circonstances, des journées de détente en dehors de l’Abbaye, la participation à des sessions de formation, etc.…

Pour répondre au souhait de l’évêque de Tournai de voir une implantation monastique dans son diocèse et pour y préparer un éventuel transfert de la communauté, deux petits groupes de sœurs y sont envoyés, l’un à Mesvin l’autre à Quévy, en 1969. Le Walen buiten tagué sur la façade de l’Abbaye nous fait comprendre que nous ne sommes plus vraiment chez nous à Leuven.

 

Les années 70

Deux ans plus tard, Mgr Albert Descamps au nom de l’Université nous adresse un appel : être dans la nouvelle ville un lieu de prière et d’accueil…, et nous décidons de nous établir à Louvain-la-Neuve. Mais avant cela, il faut non seulement vendre l’Abbaye Sainte-Gertrude pour pouvoir financer la construction d’un nouveau monastère mais trouver de nouveaux moyens de subsistance car il n’est plus opportun de reprendre une « pédagogie » pour étudiantes à Louvain-la-Neuve.

Pendant sept ans, les démarches pour vendre l’Abbaye sont nombreuses et variées. Nous allons ainsi d’espoirs en déceptions. Finalement la ville de Leuven se porte acquéreur en 1977, mais le compromis de vente ne sera signé qu’en avril 1978.

Durant ce temps, nous continuons notre aggiornamento, selon la formule consacrée à l’époque, et nous prospectons les environs d’Ottignies jusqu’à ce qu’un jour l’Université nous propose un terrain en bordure du site universitaire. Nous acceptons avec enthousiasme et nous signons le bail emphytéotique avec l’UCL, propriétaire du terrain. Nous avons beaucoup de contacts fructueux et cordiaux avec notre architecte, Madame Odette Blondel-Filippone, qui vient vivre quelques jours à l’Abbaye pour écouter chaque sœur et bien sentir notre projet et nos besoins. Nous nous mettons d’accord sur le style du futur monastère : ce sera un monastère-maison bien inséré dans le quartier qui se construit. On peut ouvrir le chantier du nouveau bâtiment en août 1977.

Quant à nos moyens de subsistance, nous cherchons un travail dont le style et l’horaire seront compatibles avec notre vie de prière et de communauté. C’est ainsi que quelques sœurs ont trouvé un travail d’enseignante, de secrétaire, de bibliothécaire en dehors du monastère tandis que d’autres suivent une formation professionnelle qui nous permettra d’ouvrir un atelier de reliure et de continuer celui de céramique.

Dès 1974, Mère Michaël, notre abbesse, avait remis à chacune de nous une photo, où l’on voit un bédouin marchant dans le désert, et inscrit le mot du Seigneur adressé à Abraham : « Va-t-en… vers. » Dans cet esprit et pleines de confiance, nous nous mettons en route pour gagner notre nouveau monastère le 17 novembre 1978.

Sœur Madeleine

 

 

Quelques nouvelles de la communauté

 

 

Septembre

Le 5, rentrée de six internes du collège abbatial de Maredsous pour un nouvel hébergement durant l’année scolaire.

Le 7, sœur Marie-David se rend à l’université de Strasbourg pour passer ses examens.

Le 8, sœur Marguerite a 60 ans de profession monastique aujourd’hui. Elle sera fêtée le jour de la dédicace de notre église.

Le 11, départ de Mère Loyse et de sœur Nicole pour Bosé (Italie). Elles participent au 13ième Colloque Œcuménique International de Spiritualité Orthodoxe qui se déroule du 11 au 17 septembre. Organisées depuis 1993, sous l'impulsion d'Enzo Bianchi en concertation avec le patriarcat œcuménique de Constantinople et le patriarcat de Moscou, ces rencontres tentent d’approfondir les traditions culturelles et religieuses de l’Orient européen en dialogue avec le christianisme d’Occident. Cette année, la session s’articule autour des figures de Jean de Damas et d’Andreï Roublev, liés par la double thématique du rapport entre Christianisme et Islam, et de la représentation iconographique.

Le 15, sœur Marie-Paule participe à la réunion de la commission liturgique du diocèse de Namur.

Le 24, journée biblique sur Moïse, animée par Mère Loyse. Comme de coutume, sœur Marie-Paule s’occupe des ados, et sœur Élisabeth, des enfants.

Le 25, sœur Bénédicte assiste au lancement de l’exposition sur « Les bandes dessinées » à Maredsous.

Arrivée de 23 séminaristes des diocèses de Lille, Arras, Cambrai et Reims, pour une retraite de huit jours.

Le 26, on apprend le retour à Dieu de Monsieur Gérard Trible, frère de sœur Josyane.

Le 27, l’anniversaire de la dédicace de notre église est l’occasion de fêter les 60 ans de profession de sœur Marguerite. Quelques amis et le frère Ignace Baise, de Maredsous, sont venus rejoindre notre sœur pour l’eucharistie célébrée par le Père Abbé Nicolas. On prend ensemble le verre de l’amitié, puis le Père Nicolas ainsi que sœur Angeline (Sœur de Charité de Namur) partagent le repas de fête.

À Mulhouse, le même jour, ont lieu les funérailles du frère de sœur Josyane.

Le 28, une cinquantaine de moniales bénédictines passe la journée à Ermeton, pour une rencontre organisée par l’Union des Bénédictines de Belgique (UBB). On y réfléchit au chapitre 3 de la Règle de Saint Benoît : "L'appel des frères en conseil".

 

Octobre

Le 1er, week-end pour les ados animé par sœur Élisabeth. Cinq jeunes sont au rendez-vous et partagent entièrement la journée monastique.

Sœur Claire se rend à Jambes pour une journée d’art floral au cours de laquelle l’abbé Wénin donne une conférence sur les psaumes.

Le 6, sœur Marie-David donne un témoignage sur la prière, à Beauraing, au cours de l’eucharistie qui inaugure dans notre diocèse l’année de la prière (cf. p. 3).

Le 7, Mère Loyse se rend à Maredsous pour le 25ième anniversaire du Centre Informatique et Bible.

Du 8 au 15, sœur Hildegard et sœur Nicole participent à une session à Bosé.

Le 8, Aurore Dima émet son oblation au cours de l’eucharistie présidée par le Père Maurice de Maredsous. Nous prenons avec elle le verre de l’amitié où se retrouvent amis et connaissances ainsi  que quelques oblat(e)s du monastère.

Le 11, réunion des supérieures bénédictines (UBB) à Rixensart.

Le 14, sœur Birgitta donne, à Biesmerée, un témoignage de ce qu’elle a vécu lors des JMJ de Cologne.

Le 16, journée des « Amis d’Ermeton ». Une cinquantaine de personnes  sont accueillies pour ce temps de partage et d’amitié. Le matin, sœur Loyse, sœur Marie-François et sœur Élisabeth présentent les lectures du  29ième dimanche du Temps Ordinaire. Ensuite, échange de réflexions par groupes, avant l’eucharistie présidée par le Père Abbé Nicolas, de Maredsous. Un buffet toujours admirablement présenté par l’équipe d’amis fidèles, réunit tout le monde dans les lieux d’accueil. Une « brocante » est ouverte à la salle Saint-Grégoire. À 15h., sœur Loyse donne les nouvelles de la communauté et présente les plans du futur aménagement de la ferme. Vêpres à 16h., avant de goûter et de se dire : « À l’année prochaine ! » Le soir, les membres de « l’équipe porteuse » se retrouvent pour souper et dresser le bilan de la journée. C’est ici l’occasion de les remercier encore pour leur aide vraiment efficace. L’attachement de nos amis nous est un précieux soutien.

Le 21, Mère Loyse assiste à la bénédiction abbatiale du Père René Fobe, à l’abbaye de Saint-André (Bruges).

Le 22, une trentaine de personnes participent à la journée sur la psalmodie animée par sœur Marie-François.

Le 24, retraite de deux jours pour les agents pastoraux du Brabant Wallon, animée par le Père Bernard Poupart, prieur de Clerlande.

Le 25, le Frère Eloi, de Maredsous, nous donne un récit, illustré de nombreuses photos, de son séjour au Cameroun. Il prend ensuite le repas du soir avec nous.

Le 27, début d’une session sur le thème « Les plus pauvres et la contemplation » animée par le Père Amaury Bégasse s.j., qui commente la vie et les écrits du père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart-monde.

Le 28, concert donné par la chorale du Beffroi Notre-Dame dans la basilique de Walcourt, au profit des travaux de restauration de l'accueil. C’est un succès.

Le 30, conférence de Sœur Helen Rolfson osf, professeur à l’université St John’s de Collegeville (USA).

 

Novembre

Le 5, profession d’oblature d’Aline Van Pel au cours de l’eucharistie présidée par le Père Abbé Nicolas, de Maredsous, en présence de sa famille, d'amis, oblats et oblates.

Le 7, conférence sur l’Inde par Claire Vellut.

Le 8, funérailles de Catherine Wallaert, nièce de sœur Johanna.

Le 11, Mère Loyse anime une journée pour les agents pastoraux de trois paroisses de Bruxelles. Elle leur parle de la prière à partir de la Règle de Saint Benoît.

Le 12, rencontre des oblats et oblates au monastère de Rixensart, en écho au congrès des Oblatures bénédictines qui s'est tenu à Rome entre le 19 et le 24 septembre et auquel a participé Aline Van Pel.

Sœur Nicole participe au colloque organisé par le groupe 8/10 à Maredsous. Sujet :Les catholiques aujourd’hui.

Le 14, sœur Marie-Paule participe, durant toute la semaine, à la session de la Commission Francophone Cistercienne de Liturgie (CFC), à l’abbaye du Bec-Hellouin (Normandie). Sujet : Liturgie et œcuménisme.

Le 18, récollection des séminaristes de Limelette.

Le 19, journée biblique sur la deuxième épître aux Corinthiens, animée par sœur Birgitta.

Le 20, en la fête du Christ-Roi, quelques sœurs donnent un "spectacle" amusant aux plus jeunes de la communauté, manière d’honorer Sainte Gertrude, patronne du noviciat, dont la fête était le 16.

Le 22, Mère Loyse donne deux conférences sur Élie aux prêtres et agents pastoraux de trois doyennés de la région de Charleroi.

Le 23, Mère Loyse et sœur Marie-Paule sont interviewées, respectivement sur la "lectio divina" et sur les Psaumes, par l’équipe de l’émission de TV : Le cœur  et l’Esprit.

Le 24, sœur Hildegard et sœur Marie-Paule participent à la réunion des hôteliers(ères) à l’abbaye de Maredret.

Le 30, sœur Élisabeth participe à la rencontre du groupe ACRF de Biesmerée.

 

Décembre

Le 10, le Père Nicolas, de Maredsous, donne trois conférences sous le titre : « Que célèbrent les moines ? »

Le 16, Mère Loyse et cinq sœurs se rendent à Maredsous pour l’ordination diaconale du frère Ignace Baise.

Du 18 au 22, visite canonique de notre communauté, effectuée par le Père Abbé Ansgar Schmidt, président de la Congrégation Bénédictine de l'Annonciation, et par Mère Martine Van der Mersch, prieure de Bossut.

Les 23 et 24, l’abbé Paul De Clerck donne trois conférences en préparation à Noël sur le thème : « Ne pensez pas que Dieu se tait quand il se dit par sa naissance. »

Le 28, Mère Loyse se rend à l’abbaye de Saint-André (Bruges) pour les funérailles du Père Abbé Michel Coune.

Le 29, quelques sœurs rejoignent cinq frères de Maredsous pour une marche dans la campagne malgré le froid intense. Au retour, partage de « cougnous » servis à l’accueil d’Ermeton.

Le 31, à la fin des vigiles, Mère Loyse, dans son homélie, invite à l’action de grâce et à l’espérance.

Les sœurs s’assemblent ensuite autour d’un feu de bois pour une veillée joyeuse et fraternelle. La bénédiction chantée et l’antienne à la Vierge terminent ces bons moments préludant à l'année nouvelle.

Signalons que les réunions de fraternité ont continué à leur rythme tout au long de l’année.

À l’année prochaine !

 

Sœur Marie-François

 

La lampe et le lampadaire

"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15). Sous la rubrique "La lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée du projet de restauration des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y attachent.

 

Dans l'Amandier d'octobre 2005, nous partagions notre espoir d'avoir obtenu avant la fin de l'année le permis d'urbanisme nécessaire pour pouvoir commencer les travaux à la ferme. Hélas, des objections mineures jointes aux lenteurs de l'administration nous obligent à attendre encore. Quelques modifications ont été apportées. Un recours a dû être introduit le 23 décembre, accompagné, le 9 janvier, d'une lettre explicative. Comme on nous en assure, "la procédure suit son cours normal"… C'est ici, encore une fois, l'occasion d'exprimer notre reconnaissance à nos amis fidèles qui, dans ces tractations, nous aident de leurs conseils et de leurs encouragements.

Merci aussi à toutes les personnes qui, en dépit des lenteurs qui pèsent sur notre projet, continuent fidèlement à y apporter leur contribution financière. Chaque don – si modeste soit-il – vient rejoindre les autres et fait grandir notre espoir de pouvoir, quand le moment sera venu, mener sereinement notre chantier à bien. La confiance de nos amis nous réconforte.

 

Comptes bancaires

DEXIA : 776-5976771-19 (IBAN : BE39 7765 9767 7119 BIC : GKCCBEBB)

Pour la France :

Société Générale Givet : 0003729001810 (IBAN : FR76 30003 00581 00037290018 10),

(BIC–ADRESSE SWIFT : SOGEFRPP)

avec la mention "la lampe et le lampadaire"

 

 

1er Congrès mondial des Oblats Bénédictins à Rome

19 au 25 septembre 2005

 

Réunir les Oblats bénédictins de la terre..., voilà l’idée un peu folle qui avait germé dans la tête de l’Abbé Primat Notker Wolf osb et de quelques autres. Cette idée a alors fait son chemin, et elle s’est concrétisée. En septembre dernier, s’est tenu à Rome le 1er congrès mondial des Oblats bénédictins. Un congrès, cela se prépare de longue date. Il y a bientôt deux ans, sœur Bénédicte, responsable des Oblats et Fraternités d’Ermeton, nous en dévoilait le thème général : « Communion avec Dieu, Communion avec le monde ».  A  ce moment là, la Belgique ne pouvait envoyer que


deux représentants. Puis le nombre s’est amplifié. C’est ainsi que sœur Bénédicte m’a

demandé de représenter Ermeton. Je voudrais ici essayer de vous donner un petit résumé de ces journées remplies de richesse humaine, de joie partagée.

Pour la Belgique, nous étions sept à partir pour Rome. Nous avions eu un peu l’occasion de nous connaître avant le départ, lors d’un samedi de carême à Maredsous sur le dialogue interreligieux, un des thèmes qui allait être abordé lors du congrès. Nous avons fait plus ample connaissance encore lors d’une réunion à Bruges, chez les Bénédictines du Béguinage. Nous y avons présenté nos monastères respectifs, avant d’étudier les différents thèmes des conférences annoncées pour le congrès. Nos tickets d'avion en mains, nous étions prêts pour le départ.

Le lundi 19 septembre, nous nous sommes envolés vers Rome. Un comité d’accueil tout souriant et bien organisé nous attendait dans le hall de l’aéroport. Déjà des participants du monde entier se retrouvaient. Des autocars où résonnaient toutes les langues nous ont alors conduits à l’endroit du congrès : le centre des Salésiens, situé dans un énorme parc à la périphérie de Rome. Dès son arrivée, chaque participant recevait une grande farde pleine de documents : l’horaire des activités et conférences journalières, et aussi trois livrets comprenant les textes et chants de toutes les célébrations de chaque jour. Un pour les laudes, un pour les eucharisties, un pour les vêpres. Après un peu de temps pour s’installer et trouver sa chambre qui au Salesianum, qui dans une auberge à 10 km de là, tous nous avons assisté à la première célébration des vêpres, présidée par Monseigneur Piero Marini, maître des célébrations pontificales. Nous le reconnaissons bien : c’est lui qui assiste le Pape lors des messes télévisées. Il est aussi oblat de l’Abbaye de Saint Georges à Venise. C’est en chantant l’hymne du congrès, « Ubi caritas », et une branche de hêtre à la main, que nous avons rejoint le grand auditoire où ont eu lieu les mots d’accueil par la coordinatrice des Oblats d’Italie et par l’Abbé Primat Notker Wolf, en italien et en anglais. Heureusement, les nombreux traducteurs présents durant tout le congrès, ont permis à chacun d’entendre dans sa langue. Toutes les conférences ont, en effet, été données en traduction simultanée. Le congrès était ainsi bien lancé ! Dès le départ, je peux témoigner de sa bonne organisation. Ce soir là, un bon repas, le premier de beaucoup d’autres, nous a alors rassemblés. Moments de retrouvaille, de détente, de rencontres et de connaissance enrichissante.

Les journées suivantes nous réunirent tous selon un schéma similaire. Le matin, nous nous retrouvions pour les laudes, suivies d’une ou deux conférences. En fin de matinée, était célébrée l’eucharistie. En début d’après-midi, une autre conférence, suivie d'un partage par groupe linguistique, qui répondait à des questions en rapport avec le thème des conférences de la journée. Ainsi, le groupe francophone réunissait les Oblats de France, Suisse, Bénin, Togo, Sénégal, Luxembourg, Canada, Belgique. Nous avons ainsi pu faire plus ample connaissance et partager nos expériences et notre vie d’Oblat au sein de nos différents monastères. Nous pouvions aussi nous rendre mieux compte de la grande diversité des participants au congrès. Un petit mot à ce sujet. Nous étions presque 350 participants, oblats et quelques moines responsables, venus de tous les continents. Une trentaine de pays : toutes les races, toutes les langues, toutes les couleurs étaient représentées. Cette diversité a fait la


richesse de ce congrès. Elle s’est d’ailleurs concrétisée lors de toutes les célébrations que nous avons vécues. Chaque journée a été dédiée à une langue : espagnol, anglais, français, allemand, italien. Mais tous les autres pays ont aussi participé, soit par le chant, soit par la procession des offrandes en costume du pays ou la danse. Toutes les célébrations furent superbes et remplies de joie et de recueillement. Faisant suite aux conférences sur la prière ou sur le dialogue interreligieux, nous avons célébré les vêpres suivant la liturgie anglicane et un autre soir, selon la merveilleuse liturgie orthodoxe russe.

Les conférences aussi étaient très enrichissantes. Voici les thèmes abordés : le monastère, école des Oblats ; la contemplation dans la vie des Oblats ; la communion dans la famille, la communion sur le lieu de travail ; la mission : dialogue interreligieux ; la mission : justice, paix et sauvegarde de la création. Les conférenciers eux-mêmes étaient divers, moines ou oblats. Ils venaient de tous les horizons et des quatre coins de la terre. Que de choses belles et intéressantes à retenir et à faire résonner dans nos coeurs ! Bien sûr, nous prenions des notes. Mais quelle joie, lorsque le dernier jour des conférences, le Père Abbé Primat nous a remis, à chacun personnellement, un livre reprenant toutes les conférences. Mieux encore : le dernier soir, nous avons reçu un DVD avec les textes, dans toutes les langues cette fois. Je ne peux les reprendre tous ici. Aussi, je ne peux que vous conseiller de consulter le très bon site de ce congrès : www.oblatesworldcongress.com. En plus des textes, se trouvent de nombreuses photos ainsi que quelques séquences vidéo.

Vous y verrez aussi deux autres points forts de cette semaine extraordinaire. Le samedi, nous sommes tous partis en autocar vers le Monastère de Monte Cassino, fondé par Saint Benoît vers l’an 529, là où il a rédigé sa Règle, où il y est mort. Après deux heures de route, à mi-chemin entre Rome et Naples, le monastère se laisse découvrir sur son éperon rocheux à 500m d’altitude. Vraie merveille ! Le monastère fut détruit par les Lombards en 577, et à nouveau par les Sarrasins en 833. Pendant le 11ème siècle, se succédèrent de grands abbés dont deux devinrent Papes : Étienne IX et Victor III. En 1349, eut lieu la troisième destruction, suite à un tremblement de terre cette fois. Et à nouveau, le monastère fut reconstruit et comme chaque fois agrandi. Le 15 février 1944, le Mont-Cassin fut complètement détruit lors de la phase finale de la seconde guerre mondiale. Le monastère a été complètement reconstruit et la Basilique a été reconsacrée par le Pape Paul VI en 1964, qui y proclama alors Saint Benoît patron principal de l’Europe. Peu après notre arrivée, l’eucharistie fut célébrée par le Père Abbé, nommé évêque en 2004. Au cours de celle-ci, tous les Oblats ont renouvelé leur promesse d’Oblation, chacun dans sa propre langue. Promesse suivie par le chant du Suscipe. Ce fut un moment intense pour nous tous. Après un joyeux pique-nique dans l’imposante salle du réfectoire, nous avons alors visité par petits groupes, le monastère, la basilique baroque toute d’or et de marbres, le très intéressant musée et la chapelle érigée à l’endroit de la cellule de Saint Benoît. Notre journée au Mont-Cassin se termina par la célébration des Vêpres de Saint Benoît. De retour au Salesianum, nous nous sommes réunis pour le dernier repas. Mots de remerciement du Père Abbé Primat et de tous les organisateurs, contents de toutes ces journées et rencontres, et nous donnant rendez-vous ... dans 4 ans pour le prochain congrès. Mots accueillis par une salve d’applaudissements !

Mais avant de rejoindre nos pays respectifs, nous avions encore une dernière visite à accomplir. Dimanche, après la dernière eucharistie célébrée à l’aube, nous voilà tous partis vers Castel Gandolfo, lieu de résidence d’été du Pape. Nous avions rendez-vous avec Benoît XVI pour l’Angelus. Nous n’étions pas les seuls ! Des dizaines d’autocars avaient déjà envahi ce petit village de la campagne romaine. Une marée humaine attendait sur la place, devant les portes encore fermées du palais. À leur ouverture, ce fut la cohue pour y pénétrer. Beaucoup ont réussi à se faufiler dans la cour interne. D’autres n’ont pas eu cette chance, et verront le Pape sur des écrans géants. Dans la cour, deux heures à l’avance, c’est la grande ambiance : chants, alléluias, drapeaux. Tous attendent l’apparition du Pape, au balcon juste au dessus de nos têtes. Le voici qui vient arborant un merveilleux sourire et des gestes pour tous. Nous répondons par des cris de joie. Après l’Angelus, le Pape a alors adressé des mots de bienvenue aux groupes présents. Au message adressé aux Oblats, nous avons répondu par le chant, notre hymne du congrès. C’est à nouveau la joie au cœur que nous avons reçu la bénédiction papale. Pouvions-nous recevoir plus beau message d’envoi vers nos monastères respectifs ! Ainsi se termina cette merveilleuse semaine, qui me permit de comprendre et redécouvrir la beauté, la richesse, la diversité et aussi l’universalité de la famille chrétienne, surtout celle que nous formons à l’écoute de la Parole de Dieu, guidés par la Règle de Saint Benoît. Je rends grâces d’avoir pu participer à ce congrès et je remercie chaleureusement le Monastère et la Communauté d’Ermeton de m’y avoir envoyée.

Aline Van Pel

 

 

Quelques représentations iconoraphiques de saint Benoît

 

Suite à une question posée au sujet des timbres présentés dans l’Amandier du mois de juillet 2005, le Père Daniel Misonne de Maredsous nous a proposé de reprendre un article paru sous sa signature dans la « Lettre de Maredsous » (1996/2). Nous l’en remercions. Vu les dimensions de l’Amandier, nous présenterons cet article en plusieurs parties dont voici la première.

 

Saint Benoît nous est essentiellement connu par la Règle qui porte son nom et la biographie écrite une quarantaine d’années après sa mort par le Pape Grégoire le Grand (U 604). Ces deux textes ont inspiré de nombreux artistes depuis quatorze siècles. Dans cette abondante production iconographique, on peut distinguer deux grandes catégories d’« images » : d’une part, les cycles de scènes rappelant les événements (souvent miraculeux) de la vie de Benoît, de l’autre, les figurations du saint pris isolément, le plus souvent caractérisé par un ou plusieurs attributs. On se limitera ici à quelques types de cette deuxième catégorie.


Diverses figurations de saint Benoît

Avant de les passer en revue, il est bon de rappeler que nous ne savons rien de l’apparence physique de saint Benoît, les Dialogues du pape Grégoire se bornant à esquisser sa physionomie morale. Ses traits sont donc laissés à l’imagination créatrice de chacun. Les artistes lui ont généralement prêté une grande taille, mais en cela joue probablement le symbolisme. On l’a représenté tantôt dans la force de l’âge, tantôt avec la dignité d’un vieillard à la barbe impressionnante. L’Italie surtout a privilégié ce type patriarcal, à partir de la fin du XIVe siècle. Au nord des Alpes, en revanche, saint Benoît est plus fréquemment figuré sous les traits d’un homme relativement jeune et imberbe. Ainsi le voit-on aux XIe-XIIe siècles sur les chapiteaux de Saint-Benoît-sur-Loire et plus tard sur les peintures de Hugo van der Goes et de Hans Memling.

Zone de Texte: Saint Benoît tenté par le diable se roule dans les épines, chapiteau, 12e siècle, Saint-Benoît-sur-Loire

 

 

 

Zone de Texte: HANS MEMLING, Saint Benoît, volet gauche du triptyque de Benedetto Portinari, 1487,
Florence, Musée des Offices, inv. 778

 

 

 

 

Zone de Texte: Benoît et un disciple, enlu-minure dans un graduel, Winnenthal, 1350 env.Quant à ses vêtements, ils sont le plus souvent l’habit monastique (tunique, scapulaire, coule à larges manches), mais leur teinte varie : si les bénédictins le voient vêtu de noir, les Cisterciens et les Olivétains l’habillent de blanc. On remarque cependant que les miniaturistes n’hésitent pas à leur donner d’autres couleurs (bleu, gre-nat), pour des mo-tifs esthétiques sans doute.

Zone de Texte: Benoît explique la Règle à un moine, miniature de « La Règle de Saint Benoît en latin et en français », Liège, 1437À l’époque baroque, saint Benoît est revêtu de la chasuble sacerdotale ou de la chape liturgique, il est parfois même coiffé du bonnet de docteur ou de la mitre. Aux XIXe et XXe siècles, il paraît dans le simple habit monastique.

À suivre…

 

Père Daniel Misonne,

Maredsous

 

Page des jeunes

 

En cette page des jeunes, nous laisserons à nouveau la parole aux jeunes : tout d’abord deux petits témoignages issus d’un groupe d’acolytes de la paroisse Saint Boniface à Bruxelles, ensuite quelques photos réalisées par des jeunes au cours des activités de l’année 2005.

 

Nous sommes les acolytes de la Paroisse Saint-Boniface de Bruxelles. Nous sommes venus en retraite au Monastère d’Ermeton-sur-Biert du vendredi 7 au dimanche 9 octobre 2005.

Lors de notre arrivée, le service [i.e. l’office (NDLR)] nous a agréablement impressionnés. Le lendemain nous avons pu constater que la vie des sœurs est rythmée par le travail et la prière. Nous avons pu assister aux Laudes, au service du milieu du jour ainsi que participer deux fois à l’Eucharistie. Au niveau du travail, elles font des bougies, des carnets, de la vannerie… qu’elles vendent ainsi que des livres religieux ou autres.

Pour finir, ceux qui ne veulent plus entendre les bruits de la circulation, venez à Ermeton-sur-Biert, le temps d’un week-end ou plus. Le calme et le silence vous aideront à retrouver le chemin du Seigneur. Il n’y aura que le doux chant des sœurs qui vous guidera vers la chapelle pour les écouter ou même chanter avec elles.

Wendy et Nancy

 

Je trouve que cet endroit est merveilleux. C’est calme, mais il y a moyen de s’amuser, de faire des jeux, des promenades et de découvrir des choses.

Zone de Texte: Une vue du groupe - enfants, ados et parents réunis - au terme de la « journée des enfants » en août. 
Au cours de la matinée, André Beniest a partagé avec tous son expérience d’iconographe. Merci André ! Tout le monde était ravi.
Les sœurs sont très gentilles et je vous conseille d’y aller.

Robin

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Au cours de la même journée, la détente après le pique-nique.

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Au cours de la journée biblique sur le psautier, le 12 février 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Les 5 participant(e)s au « W.E. monastique 14-16 ans », les 1er et 2 octobre 2005

 

 

Zone de Texte: AVIS AUX JEUNES DU GROUPE « ADOS »

La journée « vacances » annoncée pour le lundi 28 août 2006 est mise sous notre responsabilité commune ! À vous de proposer un thème, un(e) invité(e), des activités… bref, tout ce qui constitue une journée d’animation pour des enfants. Pour cela vous êtes invités à venir préparer cette rencontre ensemble, le dimanche 27 août ! Mais, bien sûr, il faut penser les choses bien plus longtemps à l’avance ! Donc, dès maintenant, si vous avez des idées, faites-le moi savoir. Mon adresse mail est srelisabethermeton@yahoo.fr, le téléphone du monastère est le 071/720040. J’attends de vos nouvelles. Que proposerons-nous ce jour-là ? À vous de jouer ! 					  Sœur Élisabeth

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Calendrier

Février

10 - 12

Retraite pour tous

P. Jean-Daniel Mischler, Maredsous

 

25

David

Sœur Loyse Morard, Ermeton

Mars

3 - 5

Les protestantismes

Pasteur Leplay

 

17 - 19

Ateliers de la Parole

Madame Lesage

 

20

Récollection – Lectio divina

Sœur Birgitta Drobig, Ermeton

Avril

13 - 16

Célébrations de Pâques

Abbé Camille Focant

 

29

Salomon

Sœur Loyse Morard, Ermeton

Mai

8

Récollection – Lectio divina

Sœur Birgitta Drobig, Ermeton

 

26-28

Retraite en néerlandais

Sœur Hildegard Geerinck, Ermeton

 

 

 

 

 

Contenu

 « S’il cherche vraiment Dieu »

Sœur Loyse

2 - 3

Vivre et prier

Sœur Marie-David

3 - 4

L’Abbaye Sainte-Gertrude

Sœur Madeleine

5 - 8

Nouvelles de la communauté

Sœur Marie-François

8 - 11

La lampe et le lampadaire

 

12

Congrès mondial des Oblats bénédictins

Aline Van Pel

12 - 15

Quelques représentations iconographiques de St Benoît

Père Daniel Misonne

15 - 17

Page des jeunes

 

18 - 19

Calendrier

 

20

Zone de Texte: À NOTER, DANS LE PROGRAMME D’ANNÉE :

Deux retraites animées par la communauté, l’une en néerlandais (du 26 au 28 mai), l’autre en allemand (du 11 au 13 août, avec possibilité de prolonger) et, bien sûr, la session liturgique de l’été (du 20 au 25 août).