HEUREUX…
La coutume veut que des souhaits s’échangent quand approche Noël. Des
souhaits de bonheur évidemment, ce bonheur auquel nous aspirons tous, qui
serait fait de paix, d’harmonie, d’entente avec nos proches, de santé
florissante, de succès dans toutes nos entreprises… Bref, un bonheur marqué par
la réussite sous toutes les formes que nous pouvons rêver. Un bonheur si rare
et si mal partagé…. Pourquoi alors sacrifier chaque année autant d’heures et
d’efforts à la coutume de vœux qui, de toute façon, ne changent rien à
rien ? Par amitié gratuite, bien sûr, mais on peut y voir davantage.
Mesurer le temps qui passe nous oriente vers l’éternité. La fin de
l’année réveille l’espoir d’améliorer pour demain ce qui n’a pas réussi hier,
pour nous-mêmes et pour les autres. La mémoire s’attarde aux mois écoulés, nous
mesurons nos impuissances, nos vains efforts, nos échecs, nos peines ; nos
joies aussi. Nous pensons à ceux que nous aimons comme à ceux qui nous ont
quittés, et à l’amour que nous n’avons pas su leur donner… Mais nous savons
aussi qu’inexorablement, la vie avance, que les pages se tournent, que d’autres
projets se profilent à l’horizon. De nouvelles perspectives s’ouvrent et le
regard se porte vers l’avenir, plein d’espoir, naïf peut-être, ou au contraire
anxieux, pessimiste. Suivant les âges, les époques, les expériences acquises ou
les tempéraments, nous oscillons tous entre ces deux pôles. Avec le risque
permanent de céder à l’une ou l’autre tendance, au gré des circonstances
extérieures qui nous mènent. Nous sommes ballottés par des vents contraires.
Tantôt les événements favorables ou les paroles flatteuses nous encouragent, et
nous croyons à la réussite ; tantôt la critique nous déstabilise, les
obstacles et les contrariétés semés sur notre chemin nous accablent et nous
baissons les bras. Objets de forces qui nous dépassent, dans un sens comme dans
l’autre, nous dérivons loin du bonheur qui aspire à durer toujours.
Au moment où l’année liturgique touche à sa fin, l’évangile de
Le bonheur véritable n’exclut rien ni personne. Il peut habiter toute la
réalité humaine quelle qu’elle soit, les expériences humaines les plus
douloureuses autant que les plus douces. Comme l’amour, il est pauvre,
miséricordieux, pacifique, pur ; donc ouvert à tout et à tous, libre. Il
n’est pas propriétaire. Il ne choisit pas. Il ne retient rien pour lui, il
donne, se répand et se partage. Il est humble. Bien davantage qu’un sentiment
ou un bel élan exaltant et exalté, il élève chacun jusqu’au meilleur de
lui-même. Le vrai bonheur n’est étranger à rien. Il pénètre et transfigure
tout, mystérieux, intérieur, caché, imperceptible. Comme l’amour encore, il est
infiniment vulnérable, exposé à
Sœur Loyse
PAS DE VRAIE INVITATION SANS UN
PEU D'AMOUR
Nous reproduisons ici l’homélie prononcée par le Père Abbé Nicolas
Dayez, à l’eucharistie du dimanche 12 octobre 2008, fête des Amis d’Ermeton.
L’évangile était celui du 28e dimanche de l’année A : Mt 22,1-14, la parabole du festin nuptial.
Pas de vraie
invitation sans un peu d'amour. On n'accepte pas vraiment une invitation sans
un peu d'amour. Quand on se rend à une invitation avec des pieds de plomb, on
ne peut pas parler d'amour, ni de gratuité. Parce que qui dit amour, dit
gratuité. C'est, je crois, une des grandes leçons de
Revenons à
l'invitation gratuite. La première fois, cela ne marche pas. La seconde fois,
cela marche. Et pourtant, si on peut dire, la seconde invitation est encore
plus gratuite que
J'en vois la
confirmation chez ce pauvre convive qui n'a pas le vêtement requis. Il a voulu
entrer sans payer, ce qui est tout autre chose que d'accepter gratuitement une
invitation gratuite. Et, en fin de compte, c'est peut-être lui qui nous en
apprend le plus sur la gratuité du royaume, en nous acculant à aller plus loin
que le simple fait de ne pas acquitter un droit d'entrée.
Les repas, que
nous appelons des repas d'affaires, concluent souvent des contrats. Tu m'as
donné ceci, pour te remercier je te donne cela. Dans le cas du royaume, dans le
cas de Dieu - n'oublions pas qu'il s'agit de lui - c'est exactement le
contraire. Je t'invite à un repas parce que je t'ai donné quelque chose; je te
donne parce que j'ai donné. Deux fois gratuit.
Il faut bien
utiliser des mots et des images pour essayer de comprendre cette absence totale
d'arrière-pensée chez Dieu, quand il a pris l'initiative de s'ouvrir à nous, de
nous ouvrir son cœur, de nous dire: tout ce qui est à moi est à toi, tout ce
qui est à toi est à moi. Même notre mot de gratuité n'est qu'une pâle
approximation de la qualité de l'invitation qui nous a été adressée.
Je dis: qui
nous a été adressée. Car, si on continue à lire la parabole aujourd'hui, c'est
parce que l'invitation est constante. Tous les jours la gratuité de Dieu nous
rejoint. Tous les jours, il y a un repas de noces qui nous attend, et pas
seulement dans l'eucharistie. Tous les jours, il y a quelque chose qui nous
parle de la relation que nous avons avec Dieu. Tous les jours, il y a cette
parole qui se fait entendre: venez, tout est prêt. Bons ou mauvais, elle
s'adresse à nous. Et en plein air, ou au coin des rues. Rien ne peut l'arrêter,
rien ne peut la retenir, elle rencontre toutes les situations, toujours pour
dire: venez.
La vraie
gratuité appelle la vraie gratuité. La parabole ne nous dit pas comment le
repas s'est déroulé. Les bons et les mauvais se sont retrouvés l'un à côté de
l'autre, peut-être pour la première fois. Le vêtement de noces qui les habille
n'a pas pour but de cacher des différences trop voyantes. N'est-il pas le
symbole de l'accueil réservé à tous ceux et celles qui se montrent sensibles à
la gratuité de Dieu, la gratuité qui les fait exister, la gratuité qui les fait
ressusciter? Comment ne pas penser à l'eucharistie qui nous rassemble, bons ou
mauvais si je puis encore le dire, partageant le même pain de la vie, la même
coupe.
Père Abbé Nicolas Dayez
Après quatre ans de
réflexion et deux ans de travail effectif sur le chantier, le moment est venu
d'envisager la bénédiction de nos nouveaux lieux d'accueil qui gardent
l'appellation : "
À la fin de la matinée, l'eucharistie de ce
dimanche est présidée par le Père Abbé Nicolas Dayez et chantée par la chorale
du "Beffroi Notre-Dame" en présence d’une assistance nombreuse venue
prier et rendre grâces avec nous. Tout le monde est invité ensuite à prendre
place autour d'une table, dressée et ornée avec goût par nos amis fidèles qui,
chaque année, offrent leurs services pour nous aider avec tant de talent et
générosité. Le menu simplifié est apprécié : des tartines garnies, offertes par
nos frères de Maredsous, un fruit et du café… Dans une ambiance chaleureuse,
chacun peut rencontrer l'autre…
A 14h, le soleil nous invite à sortir pour
rejoindre les personnes du village intéressées par le projet, venues par
sympathie et un brin de curiosité tout légitime! Le ruban inaugural qui orne le
petit pont est coupé par Mère Loyse et une foule d'environ 300 personnes
s'introduit dans le bâtiment pour écouter le mot de bienvenue. On entend de
partout la chorale qui, à sa façon, nous accueille dans la future salle de
conférence, comble. Mère Loyse lance alors un vibrant merci à Monsieur Paquet,
architecte, à l'entrepreneur, Monsieur Alfano, et aussi à chaque corps de
métier. Elle n’oublie pas, bien sûr et surtout, tous ceux – familles, voisins,
amis – qui par leurs encouragements et leurs dons ont permis à notre projet de
prendre corps. "Une nouvelle étape de notre histoire à Ermeton commence."
Aussi une immense reconnaissance monte de nos cœurs et c'est naturellement que
nous en venons à
Chacun est libre alors
de découvrir les lieux et leur aménagement. Certains membres de la famille qui
a occupé la ferme se remémorent les bons moments passés ici autrefois. Sur la
pelouse les tables dressées par notre voisin et traiteur, monsieur Belle, ont
été garnies d'un tas de bonnes choses originales de sa fabrication,
généreusement offertes. Invitation à se restaurer et à échanger sous un soleil,
toujours aussi clément, qui donne envie de prolonger la rencontre amicale et
joyeuse.
Les nombreuses
signatures laissées dans le Livre d'or montrent à quel point la réalisation de
notre projet est bien accueillie. C'est un heureux encouragement pour la
communauté, invitée par saint Benoît à recevoir chacun "comme le Christ en
personne" (Règle, ch.53).
Un immense merci à tous.
Sœur Marie-François
Le 13 octobre,
Monsieur Pierre Wiame, journaliste, a publié dans le quotidien « Vers
l’Avenir » un article relatant l’inauguration de «
Les commandes
éventuelles peuvent lui être adressées directement :
Mob.
+32(0)4 96 90 06 14
Août (suite)
Du 18 au
22,
session animée par l'abbé Louis Chauvet, professeur honoraire de l'Institut
Supérieur de Liturgie de Paris et curé à Saint-Leu-La-Forêt (Seine et Marne).
Le thème : « Célébrer: approche
anthropologique, théologique et spirituelle. » Un bon nombre d’hôtes
ainsi que toute la communauté suivent cet enseignement exceptionnel.
Le 20, Mère Loyse se rend à
Maredsous pour l'anniversaire de la dédicace de l’église abbatiale, et partage
le repas du soir avec la communauté des moines et les invités.
Le 25, sœur Marie-Élisabeth
et Florence Stache animent, avec quelques jeunes, une journée pour les enfants
sur le thème : « Dieu aime-t-il la musique ? » Chaque enfant a
apporté son instrument favori en disant le pourquoi de son choix. Tous
découvrent, à travers des jeux, les textes de l'Ancien Testament se référant à
des instruments de musique. Un panneau illustre le psaume 150. Les vêpres sont
adaptées de manière à être rythmées au son d'instruments joués et même
fabriqués par les enfants. Une belle expérience qui rajeunit!
Du 25 au 29, session de
patrologie animée par
Le 27, nous
accueillons sœur Marie-Jeanne Seynave, ursuline, sœur aînée de sœur Élisabeth,
qui séjourne à Rome. Elle nous parle de sainte Angèle, fondatrice des Ursulines.
Septembre
Les 5 et 6, Mère Loyse rencontre
à Clervaux les étudiants de l'ITIM.
Le 9, sœur Claire
rejoint « Le collectif des femmes » à Louvain-la-Neuve pour initier
un groupe d’entre elles à la réalisation de cartes ornées de fleurs naturelles.
Le 11, accueil d'une
vingtaine de nos frères de Maredsous qui participent aux Vêpres et visitent «
Du 16 au 23, Mère Loyse et
sœur Hildegard sont à Bose (Italie). Du 18 au 21, elles y participent au XVIème
congrès œcuménique international de spiritualité orthodoxe, consacré cette
année à « la paternité spirituelle dans la tradition orthodoxe ».
Le 20, journée de
formation théologique pour les hôtes et la communauté par l'abbé
Le 23, sœur
Marie-François, sœur Josyane, sœur Bénédicte et sœur Marie-David participent
aux funérailles de Maurice Wilmart, beau-frère de sœur Marie-Joseph Honnay. La
célébration a lieu à l'église d'Ermeton. Après l'inhumation au cimetière du
village, nous accueillons au monastère la famille et les amis de Claire, épouse
du défunt.
Du 26 au 28, sœur
Marie-Paule donne une retraite destinée aux membres des fraternités mais
ouverte à tous, sur le thème : « Il
me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu ».
Elle parle de la liturgie dans l'Apocalypse en lien avec la fête de
Le 26, après les
premières vêpres de
Le 27, le
Le 30, visite de
Monseigneur Léonard. Accueil, découverte de "
Octobre
A partir de ce premier octobre les vêpres sont chantées à
18h.
Le 4, réunion inter-oblature à Maredsous.
Du 6 au 11, sœur Marie-André participe à Scourmont à la
session de formation du DIM (voir p. xx).
Le 12, inauguration et bénédiction des nouveaux locaux
d'accueil (voir p. xx).
Le 13, sœur Marie-André part à Loppem pour la session
du DIM européen, jusqu'au 16.
Du 14 au 16, Mère Loyse et sœur Élisabeth participent au
colloque sur la « lectio divina » organisé par les moines bénédictins
de Clerlande à l'occasion du dixième anniversaire du retour à Dieu de leur
confrère, le Père Jacques Dupont, exégète éminent. Mère Loyse y donne une
conférence sur le psaume 38 : « Du
silence à l'espérance ».
Le 17, à l'accueil, sœur Marie-François donne un
enseignement d'une journée consacré à la psalmodie.
Le
soir, arrivée du groupe protestant « les Veilleurs » pour une
retraite d’un week-end. Mère Loyse fait cinq conférences, sur Élie et sur
Jérémie.
Le 20, sœur Marie-David et sœur Miryam vont chez nos
sœurs de Dinklage, en Allemagne, pour une session destinée aux jeunes
bénédictines européennes, sur le thème du leadership.
Le 21, Mère Loyse, sœur Madeleine, sœur Marie-Pierre
et sœur Marie-André se rendent au monastère de Steinfeld, près
d’Aix-la-Chapelle, où elles séjournent jusqu'au lendemain. Nos
« nouvelles » sœurs font ainsi la connaissance des sœurs de notre
fondation d’Allemagne.
Le 24, Mère Loyse, accompagnée de sœur Madeleine, va
rechercher à Namur sœur Marie-David et sœur Miryam, de retour de Dinklage.
Ensemble elles rejoignent nos sœurs Carmélites de Floreffe qui fêtent le
centenaire de leur présence dans la commune.
Le 25, sœur Marie-Paule donne une causerie sur
l'office divin dans le cadre d’une session organisée à Gosselies par l'Union
des Religieuses de Belgique (URB).
Le 31, retour à Ermeton de monsieur Rahier, après un
séjour de deux mois et demi à l'hôpital.
Les
réunions des fraternités se poursuivent à leur rythme.
Novembre
Le 5, Mère Loyse et sœur Marie-Pierre passent la
journée à Rixensart où s’achève une session organisée par l'Union des
Religieuses Contemplatives (URC). L’assemblée générale doit y voter la fusion
des deux groupes URB/URC sous la nouvelle dénomination d’« Union des
Religieuses francophones de Belgique » (URFB).
Le 6, Patricia Spina commence à Ermeton un temps de
postulat.
Du 7 au 11, session sur
les apophtegmes des Pères du désert, donnée par le frère Sabino Chiala de Bose
(Italie).
A suivre…
Sœur Marie-François
DIALOGUE
INTERRELIGIEUX MONASTIQUE (D.I.M.)
Scourmont, 6-10 octobre
Bruges, 14 – 17 octobre 2008
J’ai eu le privilège de participer à
la session de formation organisée à l’intention des commissions néerlandophone
et francophones pour le Dialogue
Interreligieux Monastique, dans le cadre si fraternellement accueillant de
l’Abbaye cistercienne de Scourmont. La cinquantaine de participants a été
guidée par des orateurs qualifiés pour réfléchir à la question
« Violence/non violence dans les religions », car nous sommes tous
confrontés à une violence qui se déchaîne de plus en plus dans le monde.
Qu’il nous suffise d’énumérer les titres des intervenants et de leur
contribution pour évoquer la richesse d’une telle rencontre :
-
Père
-
Docteur Léon
Cassiers (psychologue, psychiatre, professeur émérite à l’UCL) : La
violence par rapport à l’agressivité, ses racines en nous et dans la vie
communautaire.
-
Charles Malamoud
(directeur d’études émérite, Ecole pratique des Hautes Études, Paris) :
L’hindouisme face à la violence sacrificielle.
-
Taiun Jean-Pierre
Faure (supérieur du monastère zen de Kanshojji) : Désir d’appropriation,
source de toutes les violences.
-
Lama Karta
(Centre tibétain de Yeunten Ling) : L’engagement non-violent des moines
bouddhistes tibétains.
-
Farid El Asri
(Département des sciences politiques et sociales, UCL) : Islam et
violence.
-
Père
Bernard-Joseph Samain, ocso (Orval) : La prière des psaumes au quotidien
de nos vies : « Qu’ils sont nombreux mes adversaires ».
-
Claire Ly
(professeur à l’Institut des Sciences et Théologie des Religions,
Marseille) : Face à la violence : fureur ou douceur ?
Une célébration autour de textes de différentes traditions a été animée
par le
Après avoir profité du week-end pour découvrir Bruges, une quinzaine des
participants s’est retrouvée, cette fois, au Prieuré des bénédictines de
Béthanie/Loppem, pour y tenir la 37ème réunion de la commission européenne du DIM
(14-17 octobre). Les thèmes d’échanges n’ont pas manqué, depuis le prochain
« Échange spirituel » avec le Japon jusqu’au problème des finances.
Les activités de chaque région ont été évoquées : l’intérêt pour le
dialogue s’approfondit, mais il est grand temps de préparer
Le dernier jour, départ pour l’Institut Naropa de Cadzand (Hollande) où
nous fûmes chaudement accueillis par Lama Karta et, après un repas tibétain,
nous avons rejoint la communauté de la Vigne, au Grand Béguinage de Bruges.
La présence du Père William Skudlarek, secrétaire général du DIM, nous a
été un précieux encouragement. Jours de
chaude fraternité et de partage. L’an prochain… en Norvège !
Sœur Marie-André
"On n'allume pas une
lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour
qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15).
"La lampe et le
lampadaire », jusqu’ici, a informé les Amis d'Ermeton sur l'avancée des
travaux de restauration des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y
attachaient. Maintenant que le chantier est achevé, la rubrique se poursuit
sous le signe du partage et de l’amitié.
Tous nos amis ont pu
visiter «
Nos regards se portent
maintenant sur la réutilisation des locaux libérés du côté du monastère.
Quelques chambres et bureaux y sont déjà installés, ce qui donne aux sœurs
intéressées un peu plus d’espace pour effectuer leur besogne. En effet,
jusqu’ici, certains travaux quotidiens étaient accomplis dans des conditions
qui relevaient presque du campement. On veille cependant à limiter les frais au
maximum.
Il faut aussi se
préoccuper de l’entretien nécessaire de l’ancien bâtiment. Les toitures sont à
surveiller en permanence. Celles de la chapelle castrale et d’une des tours du
« château » sont en ce moment à l’ordre des priorités…
Mais, pour importante
qu’elle soit, la bonne santé des bâtiments ne peut pas nous faire oublier celle
de sœurs ! La fatigue se fait sentir après ces années de soucis et
d’efforts. Un temps de repos est indispensable à celles qui ont porté plus
spécialement la responsabilité du chantier. Espérons que les mois qui viennent
leur permettront de récupérer rapidement leurs forces.
Le magasin, ouvert
depuis le 12 octobre, a déjà augmenté son rendement de façon notable. Les
conditions de son bon fonctionnement ne sont pas encore vraiment mises en place
ni maîtrisées, mais on peut espérer qu’il répondra à ce qui en est attendu,
tant du point de vue de la viabilité économique que du choix des objets
proposés.
En ce qui concerne la librairie,
l’intérêt pour la Bible reste prioritaire. En dépend étroitement tout ce qui
touche à la liturgie, la prière, la tradition monastique, la vie de foi…
Fidèles à nos origines et à la tradition propre à notre monastère, nous
souhaitons ainsi, à notre niveau, contribuer à poser les bases d’une formation
vraiment chrétienne, accessible à tous et qui n’ignore pas les valeurs humaines
authentiques. Dans ce sens, le rayon pour jeunes et enfants fait l’objet de
soins tout particuliers. Merci à tous ceux qui nous y encouragent et nous y
aident, en particulier à ces amis bénévoles qui contribuent si utilement à
assurer la permanence aux heures d’ouverture.
À tous un chaleureux
merci de continuer à porter avec nous la préoccupation de
« l’après-chantier » !
Au chapitre VII de
L'humilité
Une lectrice de l’Amandier nous propose de partager avec les
Amis d’Ermeton les réflexions que lui suggère, en tant que laïque, le chapitre
7 de
Subiaco. Vers l'an 500.
C'est là que se retire
le jeune Benoît, dégoûté par le désordre moral qui règne à Rome où il étudie.
Il veut mener une vie simple, pauvre, orientée vers Dieu. Bientôt, de nombreux
disciples affluent auprès de lui. Benoît les répartit en divers monastères et
lui, s'établit au Mont Cassin où il rédige une synthèse harmonieuse des
diverses traditions monastiques confrontées à des témoignages et à sa propre
expérience:
Cette vertu fondamentale
retient spécialement mon attention de laïque en recherche d'une simplicité
perdue, d'une innocence voilée, d'une force aussi, apte à lutter contre la
sourde douleur de ne pas être en mesure de sauvegarder ce que j'ai désiré de
meilleur.
Qu'est-ce que l'humilité?
Je la vois dans la
simplicité d'une vie sans arrogance, sans luxe, sans avidité, sans excès. Sans
autre désir que le détachement, l'ouverture qui fait de tout ce que nous
vivons, même le subi, un passage vers Dieu, une disponibilité confiante qui
nous met aux lèvres: « Me voici».
Benoît, pour instruire,
prend l'image de l'échelle. Notre vie est une échelle dressée, dont les
montants sont notre corps et notre âme, et entre lesquels se situent douze
échelons (RB 7,8-9).
Au premier rang, se
situe Dieu (7,10), à qui nos pensées, nos paroles, notre corps, nos sentiments
ont à s'ajuster, à s'attacher (7,12). Seul, Dieu doit être notre repère, notre
repaire (7,23) car toute notre vie se déroule sous Son regard.
Je pense parfois aux
terribles remords qui ont dû assaillir Caïn après son crime. « Qu'as-tu fait à
ton frère? ». Imaginons Caïn avant son méfait, priant Dieu d'écarter de son
cœur jalousie, colère, désir de vengeance, et demandons-nous si Dieu serait
resté sourd.
Ensuite (7,31), Benoît
encourage à toujours favoriser l'accomplissement de la volonté divine. Il ne
peut y avoir ma volonté et la volonté de Dieu. La première doit se diluer dans
la seconde, se confondre avec elle.
Même Jésus n'a rien
décidé: Il a tout accepté, consenti à tout. N'avons-nous pas l'extrême faveur
d'avoir été précédés par Lui, jusqu'à l'innommable?
Nous rejoignons là le 3ème
degré de
Un exemple. Qui, parmi
nous, ne connaît un prêtre âgé à qui l'évêque propose de poursuivre son
ministère quelques années de plus? C'est le cas de mon ami, Pierre, qui à 83
ans, a enfin pu aérer quelque peu son agenda.
La parabole du fils
prodigue m'a souvent indignée. Comment ? Le fils fidèle et courageux doit
conforter la joie de son père au retour de l'insouciant appauvri ?
C'est le 4ème échelon de
la Règle (7,35). Garder patience, en silence, dans l'obéissance aux ordres
contrariants, voire injustes.
L'histoire de l'Église
est parcourue par des serviteurs qui ont souffert, qui ont été persécutés, pour
n'avoir rien préféré au commandement de l'Amour.
Il ne sert à rien de
chercher pourquoi on trouve injuste le succès d'un frère désinvolte, pourquoi
on s'emporte ou revendique. La réponse est dans le nombrilisme, dans la
méconnaissance du désir de l'amour de Dieu.
C'est de contrition et
de pardon que nous entretient le 5ème niveau (7,44) et, plus loin, le 6ème et
le 7ème. Souvent, celui qui agit mal, hait
Au commencement, les
ténèbres recouvraient
C'est au plus profond de
nos nuits que surgit
C'est par la mort qu'on
accède à
Le plus délicat est sans
doute d'admettre ces alternances qui caractérisent toute vie spirituelle
(7,54).
Imiter l'exemple des
anciens (7,55), ne parler que si l'on en est prié (7,56), rire peu (7,59.60),
garder les yeux baissés (7,63.65), voilà bien des aspects de
Nous voulons énoncer
notre avis à tout propos, voire l'imposer. Nous voulons capter l'attention de
notre auditoire, parfois même au détriment de notre propre discours (il faut
frapper l'opinion, percuter...). Rire est un besoin impérieux après des moments
stressants. On peut même se permettre de rire de tout – ou presque. Eh bien non
! L'humilité est absente de ces comportements.
Attendons. Mettons-nous
à l'écoute (RB Prologue).
Dieu n'annihile pas
notre nature. Il veut la purifier, la guérir et la conduire à son
accomplissement.
L'homme n'est humble que
dans l'amour vrai.
Dans son silence, le
moine est libre. Il n'observe pas la Règle par crainte mais par amour, par
accoutumance au bien et par goût de la vertu (7,68.69).
Et nous, hommes et
femmes du bruit, voyons-nous se découper une sorte de monastère invisible, au
sein duquel ceux qui ne sont pas appelés à la vie monastique, apportent le
levain de l'Évangile au cœur de la pâte du monde?
Y œuvrons-nous?
Qu'il en soit ainsi!
Jacqueline
Rousseau
PAGE DES
JEUNES
APPRENDRE LE CHINOIS
Gilles, un jeune ami d’Ermeton, a commencé l’an dernier des
études de chinois qu’il poursuit avec ardeur et plein succès. Il fait partager
aux lecteurs de l’Amandier les raisons de son enthousiasme.
Jeux Olympiques 2008 à
Pékin, exposition universelle 2010 à Shanghai, développement constant et
rapide…, pas un jour ne se passe sans que, dans la presse, l’actualité, une
allusion à
Étudier une langue,
c’est d’abord et avant tout se plonger dans une culture différente de
Étudier le mandarin me
permet ainsi de découvrir d’abord
Une autre motivation -
et il serait faux de ne pas la signaler - est le développement économique
indéniable de
Enfin, il est utile de
préciser que traduire ou interpréter se fait toujours de la langue étrangère
vers sa langue maternelle. Et que de ce fait, une maîtrise parfaite de cette
dernière est absolument nécessaire…. Et de nouveau, la passion engendre la
motivation !
When there is a will,
there is a way!
有麝自然香 (Quand vous avez le musc, vous avez automatiquement le parfum.)
Quand on veut, on
peut !
Gilles
Capiau
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Calendrier |
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Décembre 2008 |
23 - 25 |
Célébration
de Noël Abbé André Haquin |
|
Janvier 2009 |
17 |
Prier
avec la liturgie Sr Marie-Paule Somville, Ermeton |
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Février |
27 février – 1er mars |
Saint
Paul Mme Corina Combet |
|
Mars |
7 |
Récollection
– Sr Marie-Élisabeth Groeteclaes, Ermeton |
|
|
9 |
Récollection
– Lectio Divina Sr Birgitta Drobig, Ermeton |
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20 - 22 |
Ateliers
de Mme Anne Lesage |
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Avril |
9 – 12 |
Célébrations
de Pâques Abbé Benoît Lobet |
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Contenu |
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Heureux |
Sœur Loyse |
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Pas de vraie invitation sans amour |
Père Nicolas Dayez |
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Le jour « J » |
Sœur Marie-François |
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Album de l’inauguration |
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Nouvelles de la communauté |
Sœur Marie-François |
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Session du DIM |
Sœur Marie-André |
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La lampe et le lampadaire |
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L’humilité (RB 7) |
Jacqueline Rousseau |
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Apprendre le chinois |
Gilles Capiau |
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Calendrier |
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