

Octobre
2005
Édit. resp. : Sœur Loyse
Morard, Monastère Notre-Dame
Rue du Monastère 1, 5644 Ermeton-sur-Biert
Nous
connaissons tous la parabole dite des "vignerons homicides" qu'a repris la
liturgie de ce 27e dimanche du temps ordinaire (Mt 21,33-43).
Jésus la raconte dans un contexte polémique, à l'adresse des chefs religieux qui
ne s'y trompent pas. Ils comprennent qu'ils sont visés et si, dans l'immédiat,
ils renoncent à faire arrêter Jésus, c'est par peur. L'histoire est bien insérée
dans le cadre des journées tendues qui précèdent la passion. Les circonstances
sont précises, les destinataires clairement identifiables. Faut-il en déduire
que nous pouvons lire ce récit "du dehors" comme s'il ne concernait que les
autres ? Évidemment non.
Certes,
la vigne représente le peuple d'Israël; son propriétaire est Dieu lui-même qui
l'a plantée et entourée de tous ses soins; les vignerons sont les chefs
religieux; les serviteurs, les prophètes venus porter la parole, qui loin d'en
ramener les fruits, n'en ont recueilli que violences et mauvais traitements; le
fils enfin est Jésus lui-même, l'héritier, que les vignerons ont jeté hors de la
vigne et tué, voulant ainsi accaparer pour eux l'héritage. Mais posons-nous la
question: Qui de nous, baptisés que nous sommes, s'est assez soucié de rapporter
à Dieu les fruits de ses dons ? Qui n'a pas considéré comme normal (honorable
?), banal, ou peut-être encombrant, d'appartenir à l'Église, d'être entouré
d'une clôture bien identifiable, doté d'un pressoir pour le traitement des
fruits et surveillé par une tour de garde pour empêcher les prédateurs de
dévaster la vigne ? Qui a reconnu là une grâce ? Qui a su aujourd'hui accueillir
les vrais "prophètes", ces "serviteurs" que sont tous les pauvres – spirituels
et matériels – qui, dans notre monde, nous interpellent et réclament nos fruits
? Ne sommes-nous pas tous plus ou moins exposés au danger de nous approprier
l'héritage, de le considérer comme un dû, éventuellement comme un titre de
gloire, ou comme un poids, ou encore comme une étiquette sans contenu et sans
signification vivante, sans fruits à partager en tout cas ? La parabole nous
concerne tous. Faut-il que cette constatation nous accable pour autant ? Au
contraire.
Jésus
questionne ses adversaires: "Quand le Maître de la vigne viendra, que fera-t-il
de ces vignerons ?" La réponse jaillit, immédiate: "Il les fera périr et louera
la vigne à d'autres vignerons". C'est la conclusion spontanée, naturelle, que
tirent de l'histoire ceux qui sont, comme nous, prisonniers de la logique de la
rétribution et de la vengeance. Mais Jésus ne poursuit pas ce raisonnement. Il
coupe court au contraire, car la logique divine est tout autre et son évangile
parle un langage différent. Jésus cite le psaume: "La pierre qu'ont rejetée les
bâtisseurs est devenue la pierre angulaire" (117,22). De l'image de la vigne et
des vignerons, il passe à celle de la maison et des constructeurs. Quelque chose
de complètement nouveau commence. Un monde réconcilié surgit de là même où le
fils a été rejeté et tué. Sa mort se change en vie. Sa défaite en victoire. Tout
reprend, mais autrement. Les "misérables" vignerons ne "périssent" pas
"misérablement" et la vigne n'est pas abandonnée. Telle est "l'œuvre de Dieu":
la merveille de la nouvelle création, la joie du salut, la libération
définitive. Le mal – le pire soit-il – n'a pas le dernier mot, qu'il sévisse en
nous ou hors de nous. Son règne est aboli. Jésus ressuscité, vivant pour
toujours, est désormais l'unique assise du présent et de l'avenir. Il est à la
fois la pierre d'angle et la construction. Il est aussi la vigne et son meilleur
fruit, une vigne entièrement nouvelle où tous peuvent se greffer et produire des
fruits à leur tour, à la seule condition d'y rester attachés. L'acharnement des
vignerons à garder pour soi le produit de la vigne n'a servi à rien. Le fruit
désormais surabondant n'est pas le résultat de leurs efforts; il est donné
gratuitement, et il ne demande qu'à être reçu de même, partagé et remis au
Maître de la vigne. Tout maintenant repose sur Jésus et Jésus
seul.
Saint
Benoît ne dit pas autre chose quand il demande aux moines de "ne rien préférer à
l'amour du Christ" (RB 4,21), de n'avoir "rien de plus cher que lui"
(5,2), de l'adorer dans les hôtes (53,7), le servir dans les malades (36,1), de
savoir le reconnaître dans la personne de l'abbé (63,13) et de briser contre lui
le mal qui les habite (Prol. 28; 4,50). L'exigence est radicale. Le
Christ est la priorité absolue qu'il nous faut discerner et respecter en tout,
la pierre angulaire sur laquelle repose l'édifice de nos vies. Cette exigence ne
peut pas rester théorique. Elle se rappelle régulièrement à nous, tout
spécialement quand nos journées se font plus trépidantes et nos tâches plus accaparantes, comme ce
sera sans doute le cas à Ermeton durant les mois à venir. Les projets en cours
de réalisation risquent, en effet, de nous entraîner dans un flot d'activités et
de préoccupations difficiles à gérer. Nous en sommes bien conscientes. Mais en
travaillant à la vigne, nous ne pouvons pas oublier que son fruit ne nous
appartient pas et que nous avons à le remettre au Maître de la vigne. Nous
savons que la pierre angulaire est posée. À nous de bâtir non pas à côté d'elle
mais sur elle, non pas en nous appuyant seulement sur nos réflexions et nos
calculs, si nécessaires soient-ils, mais sans jamais perdre de vue le seul
fondement où tout repose: le Christ vivant auquel il ne nous faut "absolument
rien préférer" (RB 72,11). C'est à la lumière de cette exigence qu'après
quelques mois d'expérience, nous avons décidé de célébrer dorénavant les vêpres
quotidiennes non plus à 18h. mais à 17h., de manière à ménager plus facilement
et plus sûrement, dans notre journée, un temps de lecture, de prière, de silence
et de solitude, un temps qui nous aide à marquer concrètement notre préférence,
au milieu du travail qui surabonde. Merci à tous nos amis et à tous nos hôtes de
nous rejoindre dans ce souci communautaire et de nous y soutenir. Quand la
pierre angulaire est à sa place, elle supporte le poids de l'édifice et assure
sa solidité. Nous sommes persuadées que notre vie monastique n'a pas d'autre
avenir.
Sœur
Loyse,
1er octobre 2005
L'abbaye
Sainte-Gertrude de Louvain
Les
Amis d'Ermeton n'ont pas oublié que l'année 2006 fera date dans l'histoire du
Monastère puisque, durant l'été, sept moniales de l'abbaye Sainte-Gertrude de
Louvain-la-Neuve viendront rejoindre notre communauté. Les mois qui nous
séparent encore de cet événement sont un temps favorable pour approfondir la
connaissance mutuelle; ils nous donnent aussi l'occasion d'apporter à nos amis
quelques informations sur les origines de l'abbaye et l'histoire de nos sœurs
bénédictines. L'article qui suit a été rédigé par la doyenne de celles-ci. Il
retrace les débuts et les cinquante premières années d'existence de l'Abbaye
Sainte-Gertrude à Louvain.
Première étape : De
la fondation au Concile Vatican II
Trois
siècles après leur fondation en 1627, les bénédictines de la Paix Notre-Dame à
Liège envoient cinq de leurs sœurs établir un monastère dans l’ancienne Abbaye
de Sainte-Gertrude à Louvain. Cette Abbaye fondée par le Duc de Brabant Henri
1er en 1206 avait été occupée pendant près de quatre siècles par les
Augustins de l’ordre de Saint-Victor de Paris. Les révolutionnaires les en
avaient chassés en 1797. L’église abbatiale fut confiée au clergé séculier, mais
garda son nom en souvenir de la chapelle consacrée à sainte Gertrude de Nivelles
et édifiée sur cette terre à la fin du XIIe siècle. Divisé en trois
lots, le domaine fut vendu et exploité par des particuliers à des fins
profanes.
Quelques
années avant la première guerre, le chanoine Armand Thiery, professeur à
l’université de Louvain et grand amateur d’art, s’émeut de voir l’état
lamentable des cloîtres, des grandes salles désaffectées, de la cour d’honneur
flanquée d’une usine de teinturerie. Sa fortune lui permet d’acquérir l’hectare
traversé par la Dyle et borné par l’église, les rues de Malines, du Canal, de
Charles de Lorraine, qui contient les bâtiments claustraux de l’ancienne Abbaye.
L’achat a lieu en 1911. Dès cette date commence la « restauration ».
Le chanoine transforme les bâtiments en un musée rempli d’œuvres d’art et de
matériaux d’anciennes demeures désaffectées. Il invite ses amis et des groupes
de jeunes, étudiants et autres, à visiter les lieux. Une oblate du Mont-César
s’enthousiasme : « Il faudrait des moniales bénédictines pour peupler
cette Abbaye. » L’idée fait son chemin. Le chanoine Thiery en parle à
l’abbé de Maredsous, Dom Marmion, confesseur des bénédictines de la Paix
Notre-Dame à Liège et ami du Cardinal Mercier, archevêque de Malines, dont
l’autorisation est requise. Le
Le
jeudi de Pâques
Les
bénédictins du Mont-César prennent à cœur d’aider de toutes façons la jeune
fondation depuis ses débuts. De la Paix Notre-Dame nous viennent des sœurs en
renfort. L’année 1924 est marquée par l’entrée de deux postulantes. Le
Mère
Charlotte Rensonnet, prieure depuis la fondation, meurt en 1938. Lui succèdent
Mère Marie Thyssen de 1938 à 1942, puis Mère Michael Lange, toute deux moniales
de l’Abbaye de Liège et disciples de Dom Lambert Beauduin. Entre-temps, la
seconde guerre mondiale éclate. Les bénédictines comme tous les autres
louvanistes reçoivent l’ordre de quitter la ville. Au retour de leur exode,
elles retrouvent l’Abbaye intacte.
Le
En
l’année 1957, nous accueillons 114 étudiantes dont 7 bénédictines de Loppem, de
Liège et d’Ermeton. Le monde religieux éprouve le besoin de rattraper le retard
des femmes à se former intellectuellement pour tenir leur place dans la société
et équilibrer leur savoir religieux avec leur formation profane. Les
bénédictines belges s’unissent et cherchent ensemble la solution au problème de
tous les monastères : l’équilibre entre prière et travail, clôture et
santé, obéissance et maturité. Mère Michael demande à chaque sœur de consacrer
plus de temps à la lectio divina et décide de former à l’intérieur de la
communauté un petit corps professoral. Trois sœurs suivent les cours de sciences
religieuses, de philosophie et de musicologie à l’UCL. Elles donnent des cours
de patrologie, de dogmatique et d’œcuménisme.
Nous
sommes assez nombreuses en communauté pour diversifier nos services à la
pédagogie. C’est le souhait du Recteur. Il rejoint celui des étudiantes. Elles
choisissent des déléguées qui nous répercutent leurs désirs. Nous mettons à leur
disposition une bibliothèque et organisons pour elles des conférences, des
retraites, un cercle de lectio divina. Plusieurs assistent à nos offices.
Lorsque l’Université autorise les étudiantes de deuxième année à prendre un
quartier en ville, sur nos 33 étudiantes de deuxième année, 30 décident de
rester chez nous.
Le
La
seconde étape : de 1962 à 1978, et la troisième : de 1978 à 2006,
paraîtront dans les prochains numéros de l’Amandier.
Sœur
Madeleine
Journée
des « amis d’Ermeton »
Il
est encore temps de s’inscrire
La
journée comprendra, comme les années précédentes, une réflexion et un partage
sur les lectures bibliques du jour, la célébration de l'eucharistie, un repas
froid pris en commun, des nouvelles des projets de la communauté et de ses amis,
sans parler bien sûr des contacts informels que nous aimons tous et qui
resserrent nos liens d'amitié.
a
En
vue des travaux de 2006, une Brocante aura lieu à la salle
« Saint-Grégoire », durant l’après-midi jusqu’à
a
Inscription :
10 €
par personne (enfants
de moins de 12 ans : 5 € ) à virer au compte n° 000-0124692-47
de ASBL Monastère Notre-Dame 5644
Ermeton-sur-Biert. Communication : Journée des Amis.
Si possible avant la rencontre, afin de gagner du temps au moment de l’accueil.
Le
1er, sœur Marie-Paule se rend à Bose au
congrès liturgique organisé par la communauté sur l’ambon.
Le 2, onze sœurs de la congrégation des "Filles du Saint Esprit" fêtent leurs jubilés de 60 et 50 ans de profession. Elles renouvellent leurs vœux au cours de l’eucharistie présidée par le père Willibald, de Maredsous.
Le
4, Mère Loyse donne deux conférences sur les psaumes à un groupe protestant (la
Fraternité des Veilleurs), invité par le Pasteur Claude
Vilain.
Le
6, un groupe de peintres d’icônes est accueilli pour toute la
semaine.
Le
9, sœur Marie-Paule participe à la réunion des hôtelier(ère)s à Orval.
Le
13, sœur Birgitta se rend à Trêves
pour une première réunion préparatoire aux JMJ de Cologne.
Les
17 et 18, Mère Loyse et sœur Nicole
vont à l’abbaye de St André, prier avec les moines et moniales, à la
veillée et aux funérailles du père
Abbé Paul Standaert.
Du
19 au 25, Mère Loyse anime la retraite à nos sœurs bénédictines de
Louvain-La-Neuve.
Le
29, Mère Loyse rejoint les élèves de l’ITIM pour la fin des cours et la remise
des diplômes.
Le
2, le père Maurice Bogaert, de Maredsous, fête ses 50 ans de profession
monastique. Après la célébration de l’eucharistie au monastère, il prend avec
nous un petit déjeuner de fête. À
onze heures, Mère Loyse et sœur Marie-François se rendent à Maredsous où le père
Maurice fête son jubilé au milieu de sa communauté.
Le
3, sœur Marie-Paule part à Dinant, au Collège de Bellevue, où commence la
session de liturgie organisée chaque été par la CIPL. Elle anime le groupe des
jeunes adultes.
Le
14, conférence du père abbé Nicolas, de Maredsous, à la
communauté.
Sœur
Ria et sœur Johanne, de Loppem, nous rendent visite jusqu’au
lendemain.
Le
15, après le repas de
Le
17, arrivée du frère Etienne de Wavreumont qui prêchera une retraite à l’accueil
toute la semaine, sur le thème "Le bonheur de l’Alliance", commentaire des
premiers chapitres de la Genèse.
Le
20, trois techniciens de la TV locale viennent prendre des vues du monastère et
de l’atelier de reliure.
Le 27 dans l'après-midi, visite d’Enzo Bianchi, prieur de Bose (Italie). Une première rencontre avec lui a lieu après les vêpres; une autre après le repas qu’il partage avec nous. De solides liens d’amitié se sont tissés entre nos deux communautés.
Le 28, arrivée de sœur Marie-Pierre de Chambarand qui reste parmi nous jusqu’au 13 août.
Le 30, arrivée de quatre sœurs du Bon Secours de Paris pour la session "Bible et Liturgie".
Août
Du 1er au 5, session "Bible et Liturgie": 25 participants auxquels s'ajoutent les sœurs de la communauté. Plusieurs intervenants assurent les conférences : le père Jean-Daniel Mischler osb, de Maredsous, est l'animateur principal. Ses conférences: "La place centrale de la Parole de Dieu dans l’Eglise, quarante ans après Dei Verbum de Vatican II" et "Pour une pastorale d’engendrement." Le lendemain : "Les difficultés de la Lectio Divina" et "Les échelles de la Lectio Divina". Mère Loyse parle du "Christ dans le psautier" et lance un atelier sur "les lectures de la Vigile pascale et les psaumes correspondants". Sœur Marie-Pierre Faure fait deux exposés: "L’environnement et l’enracinement bibliques des textes de la liturgie" et "Faire sa lectio à partir des textes de la liturgie". À tout ceci s’ajoutent des travaux de groupe ainsi qu'une excursion à la Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes et à l’abbaye d’Aulne. On ne peut que souligner la richesse d’un tel enseignement. L’année prochaine, la session liturgique portera sur la Liturgie des Heures. On peut déjà s’inscrire !
Le 6, un groupe de sœurs assure les chants du mariage de notre ouvrier, Alphonse Colignon, qui a lieu à l’église de Furnaux.
Le 10, accueil de 75 jeunes de Cambrai qui se rendent aux JMJ. Eucharistie et buffet avec eux.
Trois membres de la CFC (Commission Francophone Cistercienne), sœur Marie-Pierre de Chambarand, Madame Nicole Berthet et le père Arsène, ancien abbé des Dombes, travaillent pendant quelques jours avec sœur Marie-Paule et Mère Loyse sur les textes des prières litaniques composées par sœur Marie-Luc et dont nous nous servons chaque jour. Une édition est en vue.
Sœur Birgitta accompagne un groupe de jeunes marcheurs qui se rendent aux JMJ de Cologne. Elle passe quatre jours avec eux, jusqu’à Gerolstein, et les laisse ensuite poursuivre leur chemin vers Cologne. (cf. son article p. 10)
Le 18, accueil d’un groupe de diacres.
Le 19, Mère Loyse est invitée à participer aux vêpres et à partager le repas du soir chez nos frères de Maredsous, à l’occasion de l’anniversaire de la dédicace de l’église abbatiale.
Le 20, sœur Madeleine de Louvain-la-Neuve passe une semaine au monastère. Elle nous raconte l'histoire de sa communauté (cf. son article, p. 4-7).
Le 26, un groupe de jeunes de Waterloo terminent quelques jours de marche (parmi eux certains revenant des JMJ) et passe le week-end au monastère.
Le 28, les jeunes animent les chants de l’eucharistie dominicale, accompagnés au violon par l'une d'entre eux douée d'un réel talent.
Le 29, journée des jeunes animée par sœur Elisabeth et sœur Marie-Paule.
Sœur Marie-François
abonnement
a l’Amandier
L’Amandier
est le Bulletin des Amis d’Ermeton. Il paraît quatre fois par an : en
janvier, avril, juillet et octobre. Il donne régulièrement des nouvelles de la
communauté et de ses projets et rappelle les activités proposées à l’accueil. Il
est soutenu et promu par un groupe d’Amis qui proposent :
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Pour
la Belgique : Abonn. ordinaire : 8 € |
Abonn.
de soutien : 10 € |
Abonn.
d’honneur : 15 € |
À verser
dorénavant au compte n° 000-3204631-42
Nicole Lambot—l’Amandier, rue du Monastère,1 à 5644
Ermeton-sur-Biert.
Pour les autres
pays :
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L’excédent des frais d’impression est affecté entièrement à la rénovation de l’accueil. N’oubliez pas d’inscrire vos nom et adresse complète avec la mention « Abonnement Amandier 2006 ».
Lors
des JMJ 2005, sœur Birgitta a accompagné un groupe de jeunes belges en route
vers Cologne. Elle nous partage ici ses souvenirs et ses
impressions.
Dans
la soirée du 10 août, j’arrive à l'Institut Technique de Namur, lieu d’accueil
des jeunes de Belgique, au départ des deux routes qui leur sont proposées
: route à vélo et route à pied. Courageusement je m’étais offerte pour servir de
"roue de secours" aux responsables comme traductrice, animatrice,
accompagnatrice et … médecin. Combien de réunions, de réflexions, de volonté
d’engagement a-t-il fallu, avant cette rencontre pour qu'elle se réalise au
mieux ! Combien de temps investi pour l’organisation …! Et maintenant, le grand
moment des JMJ venu, me voici en train de souhaiter la bienvenue, de vérifier
les inscriptions, de donner encore
quelques informations… Cent jeunes se sont inscrits pour la route à pied,
cinquante pour la route à vélo. Le premier rendez-vous a lieu à l’église Saint
Loup, au centre de Namur, pour une veillée de prière en commun avec les pèlerins de Cambrai. En entrant dans l'église, je
m’effraie : Quelle audace ai-je eue de vouloir participer à ces Pré-JMJ, de
me serrer maintenant dans cette église et de supporter une musique plus
qu'assourdissante, de penser pouvoir faire tant de kilomètres à pied, camper
avec les jeunes dans des salles de gym, ….à mon âge !
Ces
doutes disparaissent aussitôt les premiers contacts noués le soir-même ! Le
lendemain matin, la grande aventure commence. Nous partons en bus pour Trèves où
nous sommes accueillis à
Après
une nuit courte et dure sur un plancher de bois, nous entamons courageusement la
route de Gerolstein. 25 à 30 kilomètres de marche à pied sont prévus pour chaque
jour. Des bénévoles allemands nous guident à travers le splendide paysage de
l’Eiffel. Ils veillent en même temps à ne pas nous épuiser et à nous donner,
pendant notre pèlerinage, le temps suffisant pour échanger autour du thème des
JMJ : « Nous sommes venus l’adorer ». Nous partageons
ainsi trois jours de route, d’échanges, de prière – avec, bien sûr, les grandes et petites aventures du
bord, qui nous amusent, nous font parfois éclater de rire mais aussi réfléchir.
Nous arrivons finalement à Gerolstein, fatigués mais contents. Malheureusement,
je dois quitter les jeunes dès le lendemain, au moment de la dernière étape qui
les mènera près de Cologne pour les JMJ proprement dites. J’ai un peu mal au
cœur. Ces trois jours de pèlerinage nous ont soudés… et, quand j’y réfléchis
maintenant, je reste émerveillée du
sérieux de la démarche de ces jeunes, de leur respect envers les autres et
envers les consignes données (nécessaires, qui en douterait ?), de leur foi qui
cherche à s'approfondir dans le partage avec les autres, de la bonne ambiance et
la bonne humeur, malgré la pluie qui tombait comme des cordes, les repas maigres et
les détours inutiles sur le chemin.
Ils sont restés infatigables pour la prière et les célébrations communes où ils
s’investissaient de tout leur être, pleins d’enthousiasme et de sincérité en
même temps. Ils sont restés attentifs aux autres, se sont montrés prêts à aider
chaque fois que la situation le demandait.
Quelle
jeunesse, oui, quelle jeunesse ! Cette expérience des Pré-JMJ, qui m’a
menée jusqu’aux limites de mes forces, m’a aussi confrontée à une Église jeune,
- une Église pétillante de vie - une Église qui vit de l’évangile pour un
avenir plein
d’espérance.
"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le
boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire tous ceux qui
sont dans la maison" (Mt 5,15). Sous la rubrique "La lampe et le lampadaire",
l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée du projet de restauration
des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y
attachent.
"Patience
et longueur de temps font plus que force ou que rage".
Cette conclusion de la fable est toujours d'actualité. Elle l'est sans doute tout spécialement pour qui veut entreprendre une construction. Le dernier numéro de l'Amandier annonçait que, le 2 juin, nous avions déposé à la commune de Mettet la demande du permis de bâtir. Suite à une erreur administrative, le permis d'abord accordé par la commune, nous a été aussitôt retiré par la Région Wallonne. Deux mois plus tard, il a fallu constituer un nouveau dossier – sur la base des mêmes plans – , à déposer cette fois directement à la Région Wallonne. Avec le retard entraîné par les vacances, le dit dossier n'a pu être effectivement introduit qu'au début septembre. C'est donc d'ici décembre que nous pouvons espérer l'obtention du permis, si aucun autre problème ne survient... Espérons-le !
Le vendredi 28 octobre à 20h., la chorale du Beffroi Notre-Dame de Namur donnera, dans la Basilique Notre-Dame de Walcourt, un nouveau concert au profit de nos travaux. Vous trouvez ci-joint une invitation à cette soirée musicale de grande qualité, qui sera suivie d'une brève rencontre amicale à la salle paroissiale. Nous remercions de tout cœur Monsieur le doyen Pivetta et les paroissiens de Walcourt qui accueillent ainsi généreusement, en la personne de Sœur Nicole, une ancienne paroissienne, accompagnée de sa communauté et, espérons-le, de nombreux amis.
Comptes
bancaires
DEXIA: 776-5976771-19
(IBAN
: BE39 7765 9767 7119 BIC : GKCCBEBB)
Pour la France :
Société Générale Givet :
0003729001810 (IBAN
: FR76 30003 00581 00037290018 10),
(BIC–ADRESSE
SWIFT : SOGEFRPP)
avec
la mention "la lampe et le
lampadaire"