Bulletin des Amis d’Ermeton N° 15

Octobre 2005

 

Édit. resp. : Sœur Loyse Morard, Monastère Notre-Dame

                 Rue du Monastère 1, 5644 Ermeton-sur-Biert

 

La pierre angulaire

 

Nous connaissons tous la parabole dite des "vignerons homicides" qu'a repris la liturgie de ce 27e dimanche du temps ordinaire (Mt 21,33-43). Jésus la raconte dans un contexte polémique, à l'adresse des chefs religieux qui ne s'y trompent pas. Ils comprennent qu'ils sont visés et si, dans l'immédiat, ils renoncent à faire arrêter Jésus, c'est par peur. L'histoire est bien insérée dans le cadre des journées tendues qui précèdent la passion. Les circonstances sont précises, les destinataires clairement identifiables. Faut-il en déduire que nous pouvons lire ce récit "du dehors" comme s'il ne concernait que les autres ? Évidemment non.

Certes, la vigne représente le peuple d'Israël; son propriétaire est Dieu lui-même qui l'a plantée et entourée de tous ses soins; les vignerons sont les chefs religieux; les serviteurs, les prophètes venus porter la parole, qui loin d'en ramener les fruits, n'en ont recueilli que violences et mauvais traitements; le fils enfin est Jésus lui-même, l'héritier, que les vignerons ont jeté hors de la vigne et tué, voulant ainsi accaparer pour eux l'héritage. Mais posons-nous la question: Qui de nous, baptisés que nous sommes, s'est assez soucié de rapporter à Dieu les fruits de ses dons ? Qui n'a pas considéré comme normal (honorable ?), banal, ou peut-être encombrant, d'appartenir à l'Église, d'être entouré d'une clôture bien identifiable, doté d'un pressoir pour le traitement des fruits et surveillé par une tour de garde pour empêcher les prédateurs de dévaster la vigne ? Qui a reconnu là une grâce ? Qui a su aujourd'hui accueillir les vrais "prophètes", ces "serviteurs" que sont tous les pauvres – spirituels et matériels – qui, dans notre monde, nous interpellent et réclament nos fruits ? Ne sommes-nous pas tous plus ou moins exposés au danger de nous approprier l'héritage, de le considérer comme un dû, éventuellement comme un titre de gloire, ou comme un poids, ou encore comme une étiquette sans contenu et sans signification vivante, sans fruits à partager en tout cas ? La parabole nous concerne tous. Faut-il que cette constatation nous accable pour autant ? Au contraire.

Jésus questionne ses adversaires: "Quand le Maître de la vigne viendra, que fera-t-il de ces vignerons ?" La réponse jaillit, immédiate: "Il les fera périr et louera la vigne à d'autres vignerons". C'est la conclusion spontanée, naturelle, que tirent de l'histoire ceux qui sont, comme nous, prisonniers de la logique de la rétribution et de la vengeance. Mais Jésus ne poursuit pas ce raisonnement. Il coupe court au contraire, car la logique divine est tout autre et son évangile parle un langage différent. Jésus cite le psaume: "La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire" (117,22). De l'image de la vigne et des vignerons, il passe à celle de la maison et des constructeurs. Quelque chose de complètement nouveau commence. Un monde réconcilié surgit de là même où le fils a été rejeté et tué. Sa mort se change en vie. Sa défaite en victoire. Tout reprend, mais autrement. Les "misérables" vignerons ne "périssent" pas "misérablement" et la vigne n'est pas abandonnée. Telle est "l'œuvre de Dieu": la merveille de la nouvelle création, la joie du salut, la libération définitive. Le mal – le pire soit-il – n'a pas le dernier mot, qu'il sévisse en nous ou hors de nous. Son règne est aboli. Jésus ressuscité, vivant pour toujours, est désormais l'unique assise du présent et de l'avenir. Il est à la fois la pierre d'angle et la construction. Il est aussi la vigne et son meilleur fruit, une vigne entièrement nouvelle où tous peuvent se greffer et produire des fruits à leur tour, à la seule condition d'y rester attachés. L'acharnement des vignerons à garder pour soi le produit de la vigne n'a servi à rien. Le fruit désormais surabondant n'est pas le résultat de leurs efforts; il est donné gratuitement, et il ne demande qu'à être reçu de même, partagé et remis au Maître de la vigne. Tout maintenant repose sur Jésus et Jésus seul.

Saint Benoît ne dit pas autre chose quand il demande aux moines de "ne rien préférer à l'amour du Christ" (RB 4,21), de n'avoir "rien de plus cher que lui" (5,2), de l'adorer dans les hôtes (53,7), le servir dans les malades (36,1), de savoir le reconnaître dans la personne de l'abbé (63,13) et de briser contre lui le mal qui les habite (Prol. 28; 4,50). L'exigence est radicale. Le Christ est la priorité absolue qu'il nous faut discerner et respecter en tout, la pierre angulaire sur laquelle repose l'édifice de nos vies. Cette exigence ne peut pas rester théorique. Elle se rappelle régulièrement à nous, tout spécialement quand nos journées se font plus trépidantes et  nos tâches plus accaparantes, comme ce sera sans doute le cas à Ermeton durant les mois à venir. Les projets en cours de réalisation risquent, en effet, de nous entraîner dans un flot d'activités et de préoccupations difficiles à gérer. Nous en sommes bien conscientes. Mais en travaillant à la vigne, nous ne pouvons pas oublier que son fruit ne nous appartient pas et que nous avons à le remettre au Maître de la vigne. Nous savons que la pierre angulaire est posée. À nous de bâtir non pas à côté d'elle mais sur elle, non pas en nous appuyant seulement sur nos réflexions et nos calculs, si nécessaires soient-ils, mais sans jamais perdre de vue le seul fondement où tout repose: le Christ vivant auquel il ne nous faut "absolument rien préférer" (RB 72,11). C'est à la lumière de cette exigence qu'après quelques mois d'expérience, nous avons décidé de célébrer dorénavant les vêpres quotidiennes non plus à 18h. mais à 17h., de manière à ménager plus facilement et plus sûrement, dans notre journée, un temps de lecture, de prière, de silence et de solitude, un temps qui nous aide à marquer concrètement notre préférence, au milieu du travail qui surabonde. Merci à tous nos amis et à tous nos hôtes de nous rejoindre dans ce souci communautaire et de nous y soutenir. Quand la pierre angulaire est à sa place, elle supporte le poids de l'édifice et assure sa solidité. Nous sommes persuadées que notre vie monastique n'a pas d'autre avenir.

 

Sœur Loyse, 1er octobre 2005

 

 

L'abbaye Sainte-Gertrude de Louvain

 

 

Les Amis d'Ermeton n'ont pas oublié que l'année 2006 fera date dans l'histoire du Monastère puisque, durant l'été, sept moniales de l'abbaye Sainte-Gertrude de Louvain-la-Neuve viendront rejoindre notre communauté. Les mois qui nous séparent encore de cet événement sont un temps favorable pour approfondir la connaissance mutuelle; ils nous donnent aussi l'occasion d'apporter à nos amis quelques informations sur les origines de l'abbaye et l'histoire de nos sœurs bénédictines. L'article qui suit a été rédigé par la doyenne de celles-ci. Il retrace les débuts et les cinquante premières années d'existence de l'Abbaye Sainte-Gertrude à Louvain.

 

Première étape : De la fondation au Concile Vatican II

1912-1962

 

Trois siècles après leur fondation en 1627, les bénédictines de la Paix Notre-Dame à Liège envoient cinq de leurs sœurs établir un monastère dans l’ancienne Abbaye de Sainte-Gertrude à Louvain. Cette Abbaye fondée par le Duc de Brabant Henri 1er en 1206 avait été occupée pendant près de quatre siècles par les Augustins de l’ordre de Saint-Victor de Paris. Les révolutionnaires les en avaient chassés en 1797. L’église abbatiale fut confiée au clergé séculier, mais garda son nom en souvenir de la chapelle consacrée à sainte Gertrude de Nivelles et édifiée sur cette terre à la fin du XIIe siècle. Divisé en trois lots, le domaine fut vendu et exploité par des particuliers à des fins profanes.

Quelques années avant la première guerre, le chanoine Armand Thiery, professeur à l’université de Louvain et grand amateur d’art, s’émeut de voir l’état lamentable des cloîtres, des grandes salles désaffectées, de la cour d’honneur flanquée d’une usine de teinturerie. Sa fortune lui permet d’acquérir l’hectare traversé par la Dyle et borné par l’église, les rues de Malines, du Canal, de Charles de Lorraine, qui contient les bâtiments claustraux de l’ancienne Abbaye. L’achat a lieu en 1911. Dès cette date commence la « restauration ». Le chanoine transforme les bâtiments en un musée rempli d’œuvres d’art et de matériaux d’anciennes demeures désaffectées. Il invite ses amis et des groupes de jeunes, étudiants et autres, à visiter les lieux. Une oblate du Mont-César s’enthousiasme : « Il faudrait des moniales bénédictines pour peupler cette Abbaye. » L’idée fait son chemin. Le chanoine Thiery en parle à l’abbé de Maredsous, Dom Marmion, confesseur des bénédictines de la Paix Notre-Dame à Liège et ami du Cardinal Mercier, archevêque de Malines, dont l’autorisation est requise. Le 28 août 1917, l’acte de donation est signé entre le chanoine Thiery et la Paix Notre-Dame.

Le jeudi de Pâques 24 avril 1919, les louvanistes voient arriver par l’avenue des Alliés une calèche rideaux tirés. Ce sont les cinq fondatrices du nouveau monastère. Leur installation dans la grande Abbaye est plus que précaire et la question du gagne-pain se pose rapidement avec acuité. Providentiellement l’Université ouvre ses portes aux femmes en 1920. Le Cardinal Mercier et le Recteur, Mgr Ladeuze, demandent aux bénédictines d’ouvrir une "pédagogie" pour étudiantes. Cinq féministes décidées s’y inscrivent, toutes belges, mais vite rejointes par des étrangères, principalement des russes, des chinoises. Quand l’Université ouvrira une section flamande, la pédagogie accueillera également bien des jeunes du Nord du pays.

Les bénédictins du Mont-César prennent à cœur d’aider de toutes façons la jeune fondation depuis ses débuts. De la Paix Notre-Dame nous viennent des sœurs en renfort. L’année 1924 est marquée par l’entrée de deux postulantes. Le 6 décembre 1930, le prieuré reçoit son érection canonique. Les ateliers se multiplient : enluminure, imagerie, ornements liturgiques. La pédagogie  compte septante étudiantes, très épanouies dans le cadre familial que leur offrent les bénédictines.

Mère Charlotte Rensonnet, prieure depuis la fondation, meurt en 1938. Lui succèdent Mère Marie Thyssen de 1938 à 1942, puis Mère Michael Lange, toute deux moniales de l’Abbaye de Liège et disciples de Dom Lambert Beauduin. Entre-temps, la seconde guerre mondiale éclate. Les bénédictines comme tous les autres louvanistes reçoivent l’ordre de quitter la ville. Au retour de leur exode, elles retrouvent l’Abbaye intacte.

Le 29 avril 1944, dans la joie et l’action de grâces, le monastère célèbre le 25e anniversaire de sa fondation et la prise d’habit de deux étudiantes de la pédagogie. Deux semaines plus tard, la nuit du 11 au 12 mai, les alliés bombardent la ville de Louvain. L’Abbaye n’est plus que ruines. Les sœurs se réfugient le jour même au Mont-César, ensuite à Herent, puis au château de Horst, enfin chez les Annonciades de Huldenberg. Leur exode prend fin en novembre 1944. Pendant leurs six mois d’absence, Mère Prieure a travaillé à rendre habitable une toute petite partie des bâtiments que nous partagerons avec les étudiantes. Les indemnités pour dommage de guerre se font attendre des années durant, et cependant il est urgent de déblayer les ruines et de rebâtir. L’aide fraternelle des autres monastères nous est d’un grand secours. A peine une construction achevée, une autre commence. La Dédicace de la chapelle restaurée a lieu le 25 août 1948. Le grand vitrail de la Résurrection éclaire l’autel et nous invite à l’action de grâces. Au milieu de tous ces tracas matériels, Mère Prieure se soucie avant tout du bien spirituel de ses sœurs. Les cours d’Écriture Sainte, d’histoire monastique, de liturgie sont une priorité pour elle.

En l’année 1957, nous accueillons 114 étudiantes dont 7 bénédictines de Loppem, de Liège et d’Ermeton. Le monde religieux éprouve le besoin de rattraper le retard des femmes à se former intellectuellement pour tenir leur place dans la société et équilibrer leur savoir religieux avec leur formation profane. Les bénédictines belges s’unissent et cherchent ensemble la solution au problème de tous les monastères : l’équilibre entre prière et travail, clôture et santé, obéissance et maturité. Mère Michael demande à chaque sœur de consacrer plus de temps à la lectio divina et décide de former à l’intérieur de la communauté un petit corps professoral. Trois sœurs suivent les cours de sciences religieuses, de philosophie et de musicologie à l’UCL. Elles donnent des cours de patrologie, de dogmatique et d’œcuménisme.

Nous sommes assez nombreuses en communauté pour diversifier nos services à la pédagogie. C’est le souhait du Recteur. Il rejoint celui des étudiantes. Elles choisissent des déléguées qui nous répercutent leurs désirs. Nous mettons à leur disposition une bibliothèque et organisons pour elles des conférences, des retraites, un cercle de lectio divina. Plusieurs assistent à nos offices. Lorsque l’Université autorise les étudiantes de deuxième année à prendre un quartier en ville, sur nos 33 étudiantes de deuxième année, 30 décident de rester chez nous.

Le 25 janvier 1959, quelques mois après son élection, Jean XXIII annonce son souhait de convoquer un Concile œcuménique. Il sera avant tout pastoral et envisagera tous les problèmes sous cet angle. Les commissions préparatoires se mettent en route. Plusieurs bénédictins du Mont-César et de Chevetogne en font partie. Nombreux sont les professeurs de la faculté de Théologie de l’UCL à siéger au secrétariat pour l’Unité ou à être choisis comme experts par des évêques. Beaucoup d’entre eux viennent nous entretenir de la préparation du Concile dans une récollection oecuménique que nous organisons chaque mois à l’Abbaye avec le concours de la paroisse universitaire. Notre passé et notre situation à Louvain nous ont préparées à accueillir avec joie l’approfondissement doctrinal et les réformes du Concile qui s’ouvre le 11 octobre 1962.

 

La seconde étape : de 1962 à 1978, et la troisième : de 1978 à 2006, paraîtront dans les prochains numéros de l’Amandier.

Sœur Madeleine

 

Journée des « amis d’Ermeton »

16 octobre 2005 de 9 h. 30 à 17 h. 30

Il est encore temps de s’inscrire

 

La journée comprendra, comme les années précédentes, une réflexion et un partage sur les lectures bibliques du jour, la célébration de l'eucharistie, un repas froid pris en commun, des nouvelles des projets de la communauté et de ses amis, sans parler bien sûr des contacts informels que nous aimons tous et qui resserrent nos liens d'amitié.

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En vue des travaux de 2006, une Brocante aura lieu à la salle « Saint-Grégoire », durant l’après-midi jusqu’à 18 h 30 (à l’exception du temps des vêpres).

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Inscription : 10   par personne (enfants de moins de 12 ans : 5 )  à virer au compte n° 000-0124692-47 de  ASBL Monastère Notre-Dame 5644 Ermeton-sur-Biert. Communication : Journée des Amis.

Si possible avant la rencontre, afin de gagner du temps au moment de l’accueil.

 

 

Quelques nouvelles de la communauté

 

Juin 2005

Le 1er,  sœur Marie-Paule se rend à Bose au congrès liturgique organisé par la communauté sur l’ambon.

Le 2, onze sœurs de la congrégation des "Filles du Saint Esprit" fêtent leurs jubilés de 60 et 50 ans de profession. Elles renouvellent leurs vœux au cours de l’eucharistie présidée par le père Willibald, de Maredsous.

Le 4, Mère Loyse donne deux conférences sur les psaumes à un groupe protestant (la Fraternité des Veilleurs), invité par le Pasteur Claude Vilain.

Le 6, un groupe de peintres d’icônes est accueilli pour toute la semaine.

Le 9, sœur Marie-Paule participe à la réunion des hôtelier(ère)s à Orval. 

Le 13, sœur  Birgitta se rend à Trêves pour une première réunion préparatoire aux JMJ de Cologne.

Les 17 et 18, Mère Loyse et sœur Nicole  vont à l’abbaye de St André, prier avec les moines et moniales, à la veillée et aux  funérailles du père Abbé Paul Standaert.

Du 19 au 25, Mère Loyse anime la retraite à nos sœurs bénédictines de Louvain-La-Neuve.

Le 29, Mère Loyse rejoint les élèves de l’ITIM pour la fin des cours et la remise des diplômes.

 

Juillet

Le 2, le père Maurice Bogaert, de Maredsous, fête ses 50 ans de profession monastique. Après la célébration de l’eucharistie au monastère, il prend avec nous un petit déjeuner de fête.  À onze heures, Mère Loyse et sœur Marie-François se rendent à Maredsous où le père Maurice fête son jubilé au milieu de sa communauté.

Le 3, sœur Marie-Paule part à Dinant, au Collège de Bellevue, où commence la session de liturgie organisée chaque été par la CIPL. Elle anime le groupe des jeunes adultes.

Le 14, conférence du père abbé Nicolas, de Maredsous, à la communauté.

Sœur Ria et sœur Johanne, de Loppem, nous rendent visite jusqu’au lendemain.

Le 15, après le repas de midi,  les deux sœurs de Loppem nous donnent des nouvelles de leur communauté et du voyage effectué par sœur Ria en Amazonie dans une fondation récente de leur Congrégation.

Le 17, arrivée du frère Etienne de Wavreumont qui prêchera une retraite à l’accueil toute la semaine, sur le thème  "Le bonheur de l’Alliance", commentaire des premiers chapitres de la Genèse.

Le 20, trois techniciens de la TV locale viennent prendre des vues du monastère et de l’atelier de reliure.

Le 27 dans l'après-midi, visite d’Enzo Bianchi, prieur de Bose (Italie). Une première rencontre avec lui a lieu après les vêpres; une autre après le repas qu’il partage avec nous. De solides liens d’amitié se sont tissés entre nos deux communautés.

Le 28, arrivée de sœur Marie-Pierre de Chambarand  qui reste parmi nous jusqu’au 13 août.

Le 30, arrivée de quatre sœurs du Bon Secours de Paris pour la session "Bible et Liturgie".

 

 

Août

Du 1er au 5, session "Bible et Liturgie": 25 participants auxquels s'ajoutent les sœurs de la communauté. Plusieurs intervenants assurent les conférences : le père Jean-Daniel Mischler osb, de Maredsous, est l'animateur principal. Ses conférences: "La place centrale de la Parole de Dieu dans l’Eglise, quarante ans après Dei Verbum de Vatican II" et "Pour une pastorale d’engendrement." Le lendemain : "Les difficultés de la Lectio Divina" et "Les échelles de la Lectio Divina".  Mère Loyse parle du "Christ  dans le psautier"  et lance un atelier sur "les lectures de la Vigile pascale et les psaumes correspondants". Sœur Marie-Pierre Faure fait deux exposés: "L’environnement et l’enracinement bibliques des textes de la liturgie" et "Faire sa lectio à partir des textes de la liturgie". À tout ceci s’ajoutent des travaux de groupe ainsi qu'une excursion à la Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes et à l’abbaye d’Aulne. On ne peut que souligner la richesse d’un tel enseignement. L’année prochaine, la session liturgique portera sur la Liturgie des Heures. On peut déjà s’inscrire !

Le 6, un groupe de sœurs assure les chants du mariage de notre ouvrier, Alphonse Colignon, qui a lieu à l’église de Furnaux.

Le 10, accueil de 75 jeunes de Cambrai qui se rendent aux JMJ. Eucharistie et buffet avec eux.

Trois membres de la CFC (Commission  Francophone Cistercienne), sœur Marie-Pierre de Chambarand, Madame Nicole Berthet et le père Arsène, ancien abbé des Dombes, travaillent pendant quelques jours avec sœur Marie-Paule et Mère Loyse sur les textes des prières litaniques composées par sœur Marie-Luc et dont nous nous servons chaque jour. Une édition est en vue.

Sœur Birgitta accompagne un groupe de jeunes marcheurs qui se rendent aux JMJ de Cologne. Elle passe quatre jours avec eux, jusqu’à Gerolstein,  et les laisse ensuite poursuivre leur chemin vers Cologne. (cf. son article p. 10)

Le 18, accueil d’un groupe de diacres.

Le 19,  Mère Loyse est invitée à participer aux vêpres et à partager le repas du soir chez nos frères de Maredsous, à l’occasion de l’anniversaire de la dédicace de l’église abbatiale.

Le 20, sœur Madeleine de Louvain-la-Neuve passe une semaine au monastère. Elle nous raconte l'histoire de sa communauté (cf. son article, p. 4-7).

Le 26, un groupe de jeunes de Waterloo terminent quelques jours de marche (parmi eux certains revenant des JMJ) et passe le week-end au monastère.

Le 28, les jeunes animent les chants de l’eucharistie dominicale, accompagnés au violon par l'une d'entre eux douée d'un réel talent.

Le 29, journée des jeunes animée par sœur Elisabeth et sœur Marie-Paule.

 

Sœur Marie-François

 

abonnement a l’Amandier

 

L’Amandier est le Bulletin des Amis d’Ermeton. Il paraît quatre fois par an : en janvier, avril, juillet et octobre. Il donne régulièrement des nouvelles de la communauté et de ses projets et rappelle les activités proposées à l’accueil. Il est soutenu et promu par un groupe d’Amis qui proposent :

 

Pour la Belgique :

Abonn.  ordinaire : 8

 

Abonn. de soutien : 10

 

Abonn. d’honneur : 15

À verser dorénavant au compte n° 000-3204631-42 Nicole Lambot—l’Amandier,  rue du Monastère,1 à 5644 Ermeton-sur-Biert.

 

Pour les autres pays :

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Abonn. de soutien : 12

Abonn. d’honneur : 15

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L’excédent des frais d’impression est affecté entièrement à la rénovation de l’accueil. N’oubliez pas d’inscrire vos nom et adresse complète avec la mention « Abonnement Amandier  2006 ».

 

 
Quelle  Jeunesse… !

 

Lors des JMJ 2005, sœur Birgitta a accompagné un groupe de jeunes belges en route vers Cologne. Elle nous partage ici ses souvenirs et ses impressions.

 

Dans la soirée du 10 août, j’arrive à l'Institut Technique de Namur, lieu d’accueil des jeunes de Belgique,  au départ des deux routes qui leur sont proposées : route à vélo et route à pied. Courageusement je m’étais offerte pour servir de "roue de secours" aux responsables comme traductrice, animatrice, accompagnatrice et … médecin. Combien de réunions, de réflexions, de volonté d’engagement a-t-il fallu, avant cette rencontre pour qu'elle se réalise au mieux ! Combien de temps investi pour l’organisation …! Et maintenant, le grand moment des JMJ venu, me voici en train de souhaiter la bienvenue, de vérifier les inscriptions,  de donner encore quelques informations… Cent jeunes se sont inscrits pour la route à pied, cinquante pour la route à vélo. Le premier rendez-vous a lieu à l’église Saint Loup, au centre de Namur, pour une veillée de prière en commun avec  les pèlerins de Cambrai.  En entrant dans l'église, je m’effraie : Quelle audace ai-je eue de vouloir participer à ces Pré-JMJ, de me serrer maintenant dans cette église et de supporter une musique plus qu'assourdissante, de penser pouvoir faire tant de kilomètres à pied, camper avec les jeunes dans des salles de gym, ….à mon âge !

Ces doutes disparaissent aussitôt les premiers contacts noués le soir-même ! Le lendemain matin, la grande aventure commence. Nous partons en bus pour Trèves où nous sommes accueillis à midi, dans une école, par une équipe de préparation du diocèse de Trèves (qui reçoit 13000 jeunes ces jours-ci !). . L’après-midi nous constituons les petits groupes, et nous faisons la connaissance de ceux avec lesquels nous nous mettrons en route, nous partagerons notre foi, nos joies et nos difficultés, notre espérance et notre prière en chemin. Puis, nous partons à la découverte de Trèves, ancienne ville romaine, ce qui nous offre la possibilité, ce jour-là, de rencontrer des jeunes de tous les coins du monde. La journée se termine par une eucharistie très animée, avec un groupe de français. À nouveau, nous nous retrouvons serrés les uns contre les autres, heureux de vivre ces instants de prière ensemble, la joie nous emportant dans l’action de grâce.

Après une nuit courte et dure sur un plancher de bois, nous entamons courageusement la route de Gerolstein. 25 à 30 kilomètres de marche à pied sont prévus pour chaque jour. Des bénévoles allemands nous guident à travers le splendide paysage de l’Eiffel. Ils veillent en même temps à ne pas nous épuiser et à nous donner, pendant notre pèlerinage, le temps suffisant pour échanger autour du thème des JMJ : « Nous sommes venus l’adorer ». Nous partageons ainsi trois jours de route, d’échanges, de prière – avec, bien sûr,  les grandes et petites aventures du bord, qui nous amusent, nous font parfois éclater de rire mais aussi réfléchir. Nous arrivons finalement à Gerolstein, fatigués mais contents. Malheureusement, je dois quitter les jeunes dès le lendemain, au moment de la dernière étape qui les mènera près de Cologne pour les JMJ proprement dites. J’ai un peu mal au cœur. Ces trois jours de pèlerinage nous ont soudés… et, quand j’y réfléchis maintenant, je reste  émerveillée du sérieux de la démarche de ces jeunes, de leur respect envers les autres et envers les consignes données (nécessaires, qui en douterait ?), de leur foi qui cherche à s'approfondir dans le partage avec les autres, de la bonne ambiance et la bonne humeur, malgré la pluie qui tombait  comme des cordes, les repas maigres et les détours inutiles sur  le chemin. Ils sont restés infatigables pour la prière et les célébrations communes où ils s’investissaient de tout leur être, pleins d’enthousiasme et de sincérité en même temps. Ils sont restés attentifs aux autres, se sont montrés prêts à aider chaque fois que la situation le demandait.

Quelle jeunesse, oui, quelle jeunesse ! Cette expérience des Pré-JMJ, qui m’a menée jusqu’aux limites de mes forces, m’a aussi confrontée à une Église jeune, - une Église pétillante de vie - une Église qui vit de l’évangile pour un avenir  plein d’espérance.

Sœur  Birgitta

 

 

La lampe et le lampadaire

 

"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15). Sous la rubrique "La lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée du projet de restauration des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y attachent.

 

"Patience et longueur de temps font plus que force ou que rage".

Cette conclusion de la fable est toujours d'actualité. Elle l'est sans doute tout spécialement pour qui veut entreprendre une construction. Le dernier numéro de l'Amandier annonçait que, le 2 juin, nous avions déposé à la commune de Mettet la demande du permis de bâtir. Suite à une erreur administrative, le permis d'abord accordé par la commune, nous a été aussitôt retiré par la Région Wallonne. Deux mois plus tard, il a fallu constituer un nouveau dossier – sur la base des mêmes plans – , à déposer cette fois directement à la Région Wallonne. Avec le retard entraîné par les vacances, le dit dossier n'a pu être effectivement introduit qu'au début septembre. C'est donc d'ici décembre que nous pouvons espérer l'obtention du permis, si aucun autre problème ne survient... Espérons-le !

Le vendredi 28 octobre à 20h., la chorale du Beffroi Notre-Dame de Namur donnera, dans la Basilique Notre-Dame de Walcourt, un nouveau concert au profit de nos travaux. Vous trouvez ci-joint une invitation à cette soirée musicale de grande qualité, qui sera suivie d'une brève rencontre amicale à la salle paroissiale. Nous remercions de tout cœur Monsieur le doyen Pivetta et les paroissiens de Walcourt qui accueillent ainsi généreusement, en la personne de Sœur Nicole, une ancienne paroissienne, accompagnée de sa communauté et, espérons-le, de nombreux amis.

 

Comptes bancaires

DEXIA: 776-5976771-19 (IBAN : BE39 7765 9767 7119 BIC : GKCCBEBB)

Pour la France :

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avec la mention "la lampe et le lampadaire"