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Le
pain partagé
Le temps des
vacances nous invite aux rencontres, à la communication, aux échanges et au
partage. Partage avec nos proches, nos amis, rencontres inattendues, découvertes
de toutes sortes. Les évangiles de ce temps nous parlent aussi de partage et de
découverte, et c'est ainsi qu'ils nous éclairent sur les chemins de la foi.
Jésus a exposé en paraboles les mystères du royaume. Maintenant, par ses gestes,
il oriente ses disciples vers la rencontre avec son propre mystère. Non pas une
rencontre théorique, qui ne change rien à l'existence concrète, mais une
découverte qui retourne la vie tout entière. Le royaume est caché, enfoui comme
le levain dans la pâte ou comme le grain dans la terre. Qui pourrait deviner les
transformations qu'il prépare ? Quand Jésus s'est retiré au désert après la mort
de Jean-Baptiste, il y cherchait un abri, une protection contre l'opposition
menaçante. Mais il y a été rejoint par la foule et, pris de pitié, il a
multiplié les guérisons. Il a quitté l'enseignement pour passer aux actes. Et
c'est là, au désert, qu'il a invité ses disciples non seulement à s'inquiéter
des besoins de la foule mais à les assumer. Il ne suffisait pas qu'ils renvoient
les gens pour s'acheter de quoi manger, il fallait qu'ils leur donnent eux-mêmes
à manger. La nourriture à partager, ils l'ont prise sur le peu qu'ils
possédaient et ils l'ont simplement confiée à Jésus. Sur sa demande. Nous
connaissons la suite. Jésus a invoqué son Père, il l'a béni et il a partagé le
pain que les disciples ont distribué à la foule. À l'infini et en abondance. Et
ce qu'il en est resté surabondait tellement que nous en vivons encore… Les
autres évangiles de ce mois d'août nous montreront ensuite une succession de
scènes qui interpellent la foi : les apôtres aux prises avec la peur dans la
tempête, la femme cananéenne forçant l'admiration de Jésus, enfin Pierre
confessant solennellement : "tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant". Le
partage du pain semble avoir déclenché la lumière. La foi, qui ne faisait que
débuter chez les disciples, progresse et s'affirme. Chez les adversaires de
Jésus, l'opposition va se durcir. L'heure des choix décisifs approche.
La pédagogie
de Jésus envers ses disciples reste actuelle: elle conduit toujours du manque à
l'abondance, de la peur à la foi, des velléités à l'engagement concret, de la
mort à la vie, de "moi" à Toi. Nous découvrons tous dans nos vies les "lieux" et
les "moments" où cette pédagogie s'applique. L'année qui vient est peut-être un
de ces moments pour Ermeton, mais pas seulement pour Ermeton : le moment du
partage, le moment de la foi, le moment de l'engagement concret. Le moment de
s'enfoncer davantage dans la communion avec le Christ et avec les autres. Les
lecteurs de l'Amandier liront plus loin la note rédigée par Mère Marie-Cécile
Claeys, abbesse du Monastère Sainte-Gertrude de Louvain-la-Neuve, abbesse amie
d'une communauté amie. Elle y annonce la décision prise par sa communauté de
quitter son implantation actuelle. D'ici un an environ, sept bénédictines de
Louvain-la-Neuve viendront se joindre à la communauté d'Ermeton. Pour nos sœurs
de Sainte-Gertrude comme pour nous, c'est l'heure du partage, de la découverte,
de la communion et, sans aucun doute, l'heure d'avancer dans la foi. Mais tout
l'évangile est là pour nous dire que, si cette heure annonce des choix décisifs,
cruciaux et même crucifiants, elle annonce aussi la résurrection au terme de
tout l'itinéraire. Les choix opérés dans la foi et dans l'amour ouvrent toujours
à la vie. C'est à cette vraie vie, dans l'amour du Christ, que nous voulons
communier toutes ensemble, bénédictines de Sainte-Gertrude et d'Ermeton ; à
cette vraie vie, nous voudrions aussi que tous nos amis, de part et d'autre,
communient avec nous. Nos lecteurs auront l'occasion, dans les prochains numéros
de l'Amandier, de faire plus ample connaissance avec l'histoire de la communauté
de Louvain-la-Neuve et avec les sœurs qui la composent. Dès maintenant, nous
sollicitons la prière de tous pour que cette nouvelle page qui s'ouvre dans
l'histoire de nos communautés soit écrite en lettres
d'amour.
Sœur Loyse
Nous
reproduisons ici les lignes que Mère Marie-Cécile a adressées aux amis de sa
communauté, dans la revue "Sainte.Gertrude.com", "L'Amandier" de
Louvain-la-Neuve:

"Nous n'avons pas
ici-bas de demeure permanente."
Hébr. 13,
14
La rumeur
circule : "les bénédictines s'en vont". Est-ce exact ?
Nous sommes toujours là,
heureuses à Louvain-la-Neuve, assurant les célébrations liturgiques, continuant
notre vie de prière, de travail et d'accueil pour encore un certain
temps.
Cependant,
c'est vrai, nous pensons à l'avenir et des décisions ont été prises en
communauté. Nous sommes trop peu nombreuses pour continuer à remplir notre rôle
de monastère à Louvain-la-Neuve et pour habiter dans des bâtiments devenus trop
grands.
Saint Benoît nous dit:
"En tout lieu c'est un seul Seigneur que l'on sert".
C'est ailleurs que nous continuerons donc à accomplir notre vocation de vivre selon l'Évangile et la Règle de saint Benoît dans une communauté.
Une de nos
aînées rejoindra sans doute la communauté de l'Abbaye de la Paix Notre-Dame à
Liège qui a fondé notre communauté à Leuven en 1919. Les sept autres sœurs
seront accueillies dans la communauté des Bénédictines du Monastère Notre-Dame à
Ermeton-sur-Biert qui nous ouvre ses portes.
Les bonnes
relations entre ces deux communautés et la nôtre ne datent pas d'hier et de
nouveaux liens se créeront encore. Nous leur sommes très
reconnaissantes.
Que deviendra
le monastère Sainte-Gertrude ? Une communauté de Sœurs Salésiennes de Don Bosco
y vivra et y déploiera ses activités apostoliques. Plusieurs Sœurs Salésiennes
vivent déjà à Louvain-la-Neuve, bien insérées dans la paroisse et dans la
ville.
Nous vous
communiquerons, en temps opportun, nos nouvelles coordonnées et la date précise
du départ qui aura lieu dans le courant de l'été 2006.
Nous aimons
Louvain-la-Neuve, nous y avons beaucoup d'amis, des liens très forts existent
avec la paroisse, nos voisins, des amis anciens et nouveaux. Ces liens d'amitié
subsisteront, vous serez tous présents à notre prière et nous continuerons à
porter dans nos cœurs vos espoirs, vos joies et vos peines. Nous n'oublierons
pas tout ce que, depuis 27 ans, vous avez été pour nous grâce à ce que vous êtes
chacun et chacune.
Nous
regrettons de quitter Louvain-la-Neuve mais nous nous sentons solidaires de tant
de familles acculées par les circonstances à prendre de graves décisions, alors,
nous comptons sur votre amitié jusqu'au bout... sans lamentations. Si après
notre départ vous désirez nous revoir, regardez sur une carte routière ou sur le
net: Liège ou Ermeton, ce n'est pas si loin.
L'atelier
de reprographie
Bernadette
Pierrequin a interrogé Sœur Miryam, responsable de l'atelier de reprographie,
sur l'histoire et les activités de son atelier.
Depuis combien de temps
l'atelier de reprographie existe-t-il au monastère ?
Tout le monde
parle de "l'atelier de polycopie", et tout le monde comprend de quoi il s'agit,
mais il faut dire tout de suite que l'atelier de "polycopie" produit bien plus
que de simples "copies", d'où son nom actuel de "reprographie". Pour moi, cet
atelier existe depuis le temps de Mathusalem ! Je ne peux pas vous dire
exactement en quelle année il a commencé; logiquement, ce ne devrait pas être
avant que les photocopieuses soient nées. Mais pourtant, je crois que, tout au
début de l'existence de la communauté, dans les années 1920, les sœurs avaient
une imprimerie qui a dû arrêter ses activités en 1935. Sœur Loyse pourrait vous
en dire davantage à ce sujet. Elle vous dirait aussi que la "polycopie" a
commencé dans les années 60, au moment où prenait fin l'atelier de tissage. Sœur
Marie-Lucie – à qui sa santé ne permettait plus de tisser à la main – en était
la responsable. Sœur Loyse lui a succédé en 1970, dans un travail de "pionnier"
où les commandes étaient exécutées au moyen d'une simple machine à écrire et
d'une "stencyleuse". Bientôt la machine à écrire a évolué vers l'ordinateur, et
la stencyleuse s'est muée en photocopieuse. Le premier petit modèle de
photocopieuse a rapidement grandi, il s'est même trouvé bientôt une "compagne",
de sorte que nous avons aujourd'hui un "couple" qui consiste en deux machines
professionnelles : une "couleur" et une "noir et blanc", en connexion avec
l'ordinateur.
Qui peut demander vos
services ?
Tout le
monde, du plus petit jusqu'au plus grand : jeunes ou moins jeunes, étudiants,
prêtres ou laïcs, religieux(ses), célibataires ou mariés, actifs ou pensionnés…,
"gens illustres, gens obscurs, riches et pauvres, tous ensemble", pour parler
comme le psaume 48…! Les demandes sont aussi variées qu'il y a d'intérêts
ou de loisirs, à côté des choses utiles ou nécessaires.
Même les
sœurs sont mes clientes, le plus souvent pour les simples copies dont elles ont
besoin dans leur travail.
La librairie
du monastère représente encore un client particulier. Quand je réalise des
cartes ou des carnets ou – comme c'est le cas en ce moment – un calendrier qui
paraîtra, je l'espère, en septembre, j'exécute "un projet martyr" que quelques
sœurs, non techniciennes, "martyrisent", chacune selon ses compétences et ses
goûts. J'ai alors l'occasion de m'exercer à l'humilité et de comprendre
concrètement ce que veut dire Saint Benoît quand il écrit: "C'est avec raison
qu'on nous enseigne de ne pas faire notre volonté propre" (RB 7, 21). Car
j'en conviens, mes critères et mes goûts personnels ne sont pas suffisants. Par
exemple, si je confectionne des cartes ou des carnets, scannés à partir des
photos faites par sœur Nicole, ou à partir des cartes de fleurs séchées
réalisées par sœur Claire, non seulement les sœurs en question doivent donner
leur avis, mais aussi sœur Bénédicte en raison de son expérience de la vente à
la librairie, et sœur Hildegard à cause de ses connaissances en art
graphique…
En bref donc,
tout le monde peut être gratifié du titre de "bon client".
Y a-t-il des critères pour les commandes
?
On peut tout
demander, et en toute liberté ! Le premier service à rendre aux clients, avant
le travail lui-même, me paraît être "d'écouter" (cf. Règle de Saint Benoît,
Prol. 1). Il faut d'abord "être là" pour le client : prêter attention à ce
qu'il souhaite, donner son avis, chercher avec lui la meilleure façon de
procéder (choix du papier, mise en page, caractères, format, couleur…). Si c'est
nécessaire - par exemple pour des cartes de visite ou des faire-part - je fais
d'abord une épreuve que j'envoie éventuellement au client par e-mail. Je crois
que c'est une des forces d'un petit atelier comme le nôtre, en comparaison avec
une imprimerie : je peux prendre le temps d'écouter.
La
possibilité de réaliser de "petites quantités" est un autre avantage. Un
imprimeur professionnel est obligé de demander un prix de base qu'il baissera
ensuite selon la quantité demandée. De ce fait, les petites quantités resteront
chères. Chez nous, c'est l'inverse : les frais de la machine "couleur" sont
toujours les mêmes; en conséquence, le prix ne diminuera pas avec la quantité,
mais les petites quantités coûteront moins cher que chez l'imprimeur. Pour les
impressions "noir et blanc", nous pouvons "faire un prix" selon le nombre
d'exemplaires voulus.
En ce qui
concerne la qualité du travail, beaucoup de clients me disent : "Je vous fais
confiance, faites comme vous pensez". C'est réconfortant, mais je préfère, quant
à moi, avoir reçu confirmation de ce que je me propose de
faire.
"Accueillir"
le client : voilà donc ce qui me paraît donner à l'atelier de reprographie un
"sens" monastique. On ne vient pas simplement nous confier une commande dont on
règle la facture, sans plus. Au delà du travail lui-même, il y a le contact
personnel, la rencontre. Je ne peux pas l'exprimer mieux qu'en citant une phrase
de notre site-internet (www.ermeton.be): En plus de l'aspect commercial du
travail et de sa nécessité comme gagne-pain, il est un service où la communauté
met en pratique le précepte de Saint Benoît : "Honorer tous les hommes". Vivre
de son travail, c'est vivre du service rendu aux
autres.
Souvent le
"bon client" reçoit un nouveau titre: il devient "Ami d'Ermeton" !
Quels sont les travaux
que peut réaliser un atelier comme le vôtre ?
Un mot
d'abord sur le matériel disponible. Deux imprimantes sont connectées à
l'ordinateur; l'une pour imprimer en noir et blanc, et l'autre en couleur;
toutes les deux jusqu'au format A3 et jusqu'à 250 grammes. Ces machines sont en
même temps des photocopieuses et des scanners, pour photos ou tout autre
document. Je dispose encore d'une petite machine plus ancienne qui me permet de
scanner des dias et des négatifs de photos.
Quant aux
différents travaux, en voici la liste : photocopies noir et blanc et
couleur ; retouches de photos ; dactylographie ou impression de
revues, livrets, fascicules, livres en quantité limitée, feuilles
paroissiales… ; cartes de visite; travaux personnalisés à partir de
vos photos, dessins… : cartes, posters, sets de table, faire-part, menus,
signets, souvenirs, calendriers, carnets avec votre couverture… ;
petites reliures avec anneaux métalliques ou en plastique, ou avec agrafes (au
bord ou au milieu) ; plastification de documents…; le tout, jusqu'au format
A3.
Des demandes
particulières vous ont-elles été adressées ?
Oh oui ! en
voici quelques exemples :
- Mes plus
jeunes clients, Thierry et Vincent (10 et 7 ans), font des dessins à partir
desquels je confectionne des carnets, grands et petits. Ils nous ont même
procuré des clients parmi leurs copains.
- Un curé,
notre plus ancien client - pour lequel sœur Loyse a déjà travaillé, il y a plus
de 30 ans - nous apporte chaque semaine sa Feuille Paroissiale à dactylographier
et imprimer, et nous confie, aujourd'hui encore, bien d'autres travaux de
dactylographie et de mise en page.
- Un
philatéliste publie une revue trimestrielle que nous imprimons et qui vient de
fêter son cinquième anniversaire.
- J'ai
imprimé aussi, en petites quantités (100 exemplaires), des livres de plus de 600
pages, en réalisant moi-même la mise en page de la couverture. Ce travail a été
réalisé en collaboration avec l'atelier de reliure.
- Parmi les
nombreux mémoires de fin d'études, je me souviens de celui d'une jeune fille
avec laquelle j'ai passé pas mal de temps à faire la mise en page de son
travail. Il fallait encore ajouter les titres, mais je n'étais tout de même pas
capable de les rédiger pour elle…! C'était pourtant bien
sympathique.
- Il y a
encore les vrais "travaux de bénédictins": par exemple, ceux qui ont été
nécessités par ma profession et celle de Sœur Marie-David. Non seulement
l'impression des carnets liturgiques mais surtout celle des signets souvenirs
(vous en avez sans doute reçus). Nous possédons encore dans nos archives une
quantité énorme d'images, crées à Ermeton en ce "temps de Mathusalem" dont je
vous ai parlé au début de notre entretien. Il s'agissait d'imprimer un texte au
verso de ces images dont le format, hélas, n'existe plus, pas plus que les
machines correspondantes pour y imprimer du texte !... Et pourtant… nous l'avons
fait ! Nous avons collé les signets, six par six, sur une feuille A4, élaboré à
l'ordinateur une mise en page savante, imprimé doucement feuille par feuille et,
pour finir, décollé soigneusement chaque signet ! Vous avez pu constater
vous-même la réussite !...
- Il y a
enfin les clients qui nous offrent le plaisir d'exercer la vertu de patience :
ils nous demandent par exemple de copier d'anciens albums de photos ou de
constituer des albums souvenirs avec de vieux documents de toutes sortes, ou
encore de corriger ou d'adapter une mise en page déjà faite en vue d'une
impression dans un autre format, etc…
- Pour
terminer, je ne peux pas m'empêcher de citer Monsieur Rahier, connu de tous les
amis d'Ermeton, dont notre atelier assume le secrétariat sous des formes
multiples ...
Une connaissance assez
poussée doit être requise pour réaliser tout cela, comment vous êtes-vous formée
?
Il y a deux
mois à peu près, nous avons dû changer de machines, pour la simple raison que
les machines précédentes étaient usées. Changer veut dire s'améliorer ! Durant
les cinq dernières années, notre atelier a beaucoup évolué, à tel point qu'avec
nos anciennes machines, nous n'étions plus capables de satisfaire les demandes
qui nous parvenaient et qui exigeaient parfois de nous un vrai travail
d'imprimeur. Nos anciennes machines ne répondaient plus aux critères de qualité
et de perfection voulues.
Il est de
plus en plus vrai qu'une connaissance assez poussée est requise pour ce genre de
travail. Avant d'arriver ici, je n'avais jamais touché à un ordinateur. Sœur
Marie-Paule m'a initiée et c'est sous ses ailes que j'ai développé mes
connaissances. Pendant ses études à Paris, j'ai été acculée à me perfectionner,
non seulement parce que j'étais devenue responsable de l'atelier, mais surtout à
cause des demandes des clients. Lorsque, au mois d'avril de cette année, notre
ancienne machine a été déclarée irréparable, nous nous sommes trouvées devant
cette alternative: arrêter notre atelier ou nous procurer des machines plus
professionnelles, ce que nous avons fait.
Bien sûr,
tout cela demande un apprentissage approfondi. Non seulement les nouvelles
machines nécessitent une "étude", mais aussi les programmes professionnels de
mise en page, de retouches de photos etc… dans lesquels je suis plongée en ce
moment.
Y a-t-il des cours
d'informatique, ou autres, à suivre pour se perfectionner
?
Oui, cette
possibilité existe, mais jusqu'ici nous ne l'avons pas encore exploitée. Je suis
plutôt une "autodidacte" et je constate que beaucoup de problèmes se résolvent
par une recherche assidue et avec l'aide d'un bon manuel.
Vous voyez
que l'atelier de reprographie est bien plus qu'un atelier de "polycopie", non
seulement au niveau de l'accueil des clients, mais aussi au niveau du travail
lui-même. L'évolution des techniques, combinée aux possibilités presque infinies
de chaque logiciel et des machines elles-mêmes, demande une attention constante
et une recherche continue pour essayer de trouver les meilleures façons
d'exécuter une commande.
Et pour conclure
?
… Je vous
dirai que j'aime bien mon travail ! J'aime aussi le lieu caché et silencieux de
mon atelier où je me trouve le plus souvent seule, sauf l'exception toujours
bienvenue d'aides bénévoles ! Dieu se cache et se manifeste dans le silence, et
j'espère que ce silence fait de "la reprographie" un endroit où il peut se
reposer…
Sœur
Miryam
Le
1er, un groupe de vingt-trois personnes s’occupant de la décoration
florale liturgique passe la journée au monastère. Mère Loyse leur donne une
initiation aux psaumes.
Le
7, réunion des membres de la rédaction de la revue Feu Nouveau, pour deux
jours.
Le
8, les sœurs qui le peuvent suivent les funérailles du pape Jean-Paul II à la
T.V.
Le
9, toute une équipe, sœurs et laïques, se rend à Maredsous pour préparer le
concert offert par l’association musicale du Beffroi Notre Dame de Namur, et qui
a lieu à 17h. Un grand nombre de personnes y viendront, témoignant leur
attachement au monastère.
Le
11, Mère Loyse se rend à Altbronn en Alsace pour donner une série de conférences
sur la Règle de Saint Benoît aux moniales trappistines.
Le
17, Mère Loyse et sœur Claire vont à Maredsous pour y entendre le témoignage de
Mère Marie-David, abbesse des bénédictines de Jouarre en
France.
Une
invitation ayant été faite aux parents des internes du collège Saint-Benoît
séjournant au monastère, afin de faire mieux connaissance avec les sœurs,
quelques uns y répondent et, après la visite des lieux, ils partagent avec nous
un goûter-souper dans une ambiance toute cordiale.
Le
19, dans la nuit, sœur Birgitta apprend le décès de son papa avec lequel elle
avait conversé encore la veille au soir. Elle part tout de suite pour
Dortmund.
Le
22, Mère Loyse et trois sœurs se rendent à Dortmund aux funérailles du papa de
sœur Birgitta.
Sœur
Marie-Paule se rend au centre spirituel de Loverval, co-animer une session sur
la Liturgie des Heures avec le groupe "Prier en commun", qui cherche à
promouvoir la Liturgie des Heures.
Le
25, nous accueillons Monsieur le Cardinal Danneels qui anime chez nous une
récollection pour les plus jeunes prêtres du diocèse de
Malines-Bruxelles.
Le
26, concélébration du Cardinal avec le groupe des prêtres. En fin de matinée, il
rencontre la communauté pour un échange sur ce qu’il vient de vivre au conclave
et sur son voyage en Chine.
Le
27, réunion du comité de l’Union des Bénédictines de Belgique au
monastère.
Mai
Le
6, sœur Marie-Paule part à Paris pour donner une session d'un week-end sur
l’office divin et la psalmodie à une trentaine de sœurs du Bon
Secours.
Le
9, sœur Bénédicte participe à une réunion des libraires à
Bruxelles.
Le
10, Mère Loyse, sœurs Marie-François, Maria-Guadalupe, Birgitta et Miryam vont à
Steinfeld (fondation d’Ermeton en Allemagne) où les sœurs fêtent le cinquantième
anniversaire de la fondation de leur monastère. L’eucharistie, à 10 h, est
présidée par Monseigneur Borhon, évêque auxiliaire d’Aix-la-Chapelle. Un
apéritif est servi ensuite pour tous les invités. Avant de se mettre à table, la
communauté et ses amis chantent un choral à plusieurs voix à la louange du
Christ ressuscité, dans une ambiance toute fraternelle. Le buffet qui suit
permet de se rencontrer. Après le chant des vêpres, retour à Ermeton. Pour le
moment, nos sœurs se réjouissent de la présence d'une postulante et d'une
stagiaire. Nous leur souhaitons une relève persévérante et encore un bel
avenir.
Le
14, l’Abbé P. Denis, de Biesmerée, organise une retraite pour les futurs
confirmands du secteur pastoral de Florennes. Les jeunes logent au monastère ce
week-end, quelques-uns à Maredsous. Le 15, les parents, parrains et marraines
des confirmands rejoignent les jeunes pour notre eucharistie. Assemblée
dominicale bien vivante. Le Père François Lear, de Maredsous, est le célébrant
principal en ce jour de Pentecôte.
Le
19, trois sœurs participent aux funérailles de Madame Denis,
d’Ermeton.
Le
21, journée biblique sur le livre de Job, donnée par Mère Loyse. Un groupe
important de personnes y participe. Sœur Élisabeth accompagne les
enfants.
Le
24, sœur Birgitta part à Vienne où elle doit donner une conférence sur le thème
"rédemption et vocation", dans le cadre du programme « Église et
Présence » de l’abbaye des Bénédictins de Notre-Dame de Schotten
Le
28, à Maredsous, conférence de Monsieur Dominique Vanwijnsberghe, spécialiste de
la miniature médiévale. Il présente et commente les miniatures réalisées à
l’abbaye de Maredret de 1893 à 1940.
À
noter :
un très grand nombre de jeunes et d’enfants sont venus ces deux derniers mois se
préparer à la profession de foi, à la première confession ou à la confirmation.
La majorité des groupes ont été accompagnés par Sœur Marie-Paule et Sœur
Élisabeth.
Le
1er, sœur Marie-David va à Strasbourg présenter ses examens de 1ère
année de licence en théologie.
Sœur
Marie-Paule se rend au congrès liturgique de Bose (Italie), sur
l’ambon.
Le
2, onze sœurs de la congrégation des Filles du Saint Esprit fêtent leur jubilé
de 50 et 60 ans de profession, au cours de l’Eucharistie célébrée par le Père
Willibald, de Maredsous. Elles prennent ensuite un repas festif à
l’accueil.
Sœur
Birgitta est à Leffe pour la préparation de la marche des jeunes qui se rendront
aux J.M.J. de Cologne.
Le
3, accueil d’un groupe de protestants amenés par Monsieur le Pasteur Claude
Vilain. Le lendemain, Mère Loyse leur donne deux conférences sur les
psaumes.
Le
6, commence une session de peinture d’icônes.
Le
9, réunion des hôteliers à Orval.
Du
12 au 26, fermeture de l’accueil.
Le
12, nous apprenons le décès du Père Paul Standaert, abbé de Saint-André, à
Bruges.
Le
13, sœur Birgitta se rend à Trêves pour la seconde réunion préparatoire aux
J.M.J.
Le
18, funérailles du Père Abbé Paul, à l'abbaye de Saint-André. Mère Loyse et sœur
Nicole y représentent la communauté.
Le
19, madame Fievet, secrétaire de la chorale du Beffroi Notre-Dame de Namur,
rencontre Mère Loyse et sœur Nicole pour préparer le prochain concert que la
chorale donnera au bénéfice des travaux de l’accueil, le 28 octobre, à Walcourt.
Le
19, Mère Loyse part pour Louvain-la-Neuve où elle animera la retraite annuelle
de nos sœurs du monastère Sainte Gertrude, jusqu’au 25.
Le
27, arrivée d’Isabelle, pour un séjour de trois mois en
communauté.
« Les plus pauvres et la
contemplation »
… C'est le titre donné à la
session qui aura lieu au monastère, du 27 au 29 octobre 2005, session d'un genre
inédit à Ermeton – au moins jusqu'ici – et d'une actualité brûlante dans le
monde d'aujourd'hui. Voici comment l'animateur la
présente:
Les
plus pauvres ont la première place dans le cœur de Dieu. Nous le savons, mais
qu’est-ce que cela implique concrètement dans notre façon de chercher
Dieu ?
À travers conférences, partages en petits groupes, pistes pour la prière personnelle, prêtres, religieux et laïcs seront invités à apprendre, dans la diversité et la complémentarité de leurs vocations, à mettre les plus pauvres au cœur de leur contemplation et de leur vie.
Le Père
Amaury Bégasse, jésuite, nous présentera la vie et les intuitions du Père Joseph
Wrésinski, sur la pensée duquel il prépare une thèse.
Le père
Joseph Wrésinski (1917 – 1988) était issu du monde de la misère. Il a fondé le
Mouvement international ATD Quart-Monde. Il nous invite à nous mettre à l’école
des plus pauvres pour apprendre à connaître Dieu et trouver le chemin de l’unité
entre les hommes. Il nous dit aussi que l’Eucharistie est la vraie et définitive
réponse à la misère.
"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le
boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire tous ceux qui
sont dans la maison" (Mt 5,15). Sous la rubrique "La lampe et le lampadaire",
l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée du projet de restauration
des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y
attachent.
Un pas concret vient d'être franchi dans l'élaboration de notre projet de rénovation de l'accueil. Les nouveaux plans de la ferme ont été dressés, discutés, adoptés par la communauté et enfin déposés à la commune de Mettet, le 2 juin dernier. La procédure engagée se poursuit actuellement au niveau de la Région Wallonne. Espérons qu’elle aura abouti avant la parution du prochain Amandier.
L'étude
financière se poursuit favorablement et c'est, à nouveau, l'occasion de
remercier chaleureuse-ment tous nos amis qui continuent à s'intéresser à notre
projet et à le soutenir de mille façons. Sans eux, nous ne pourrions pas faire
face à la réalité… Le succès rencontré par le concert de la chorale du Beffroi
Notre-Dame de Namur, à Maredsous, le 9 avril, a été un puissant encouragement.
Forte de ce succès, et toujours pour fêter le 20e anniversaire de son
existence, la chorale du Beffroi donnera un second concert au profit de nos
travaux, avec un programme partiellement modifié, qui aura lieu en la Basilique
Notre-Dame de Walcourt, le vendredi 28 octobre 2005, à 20h.. Une fois de plus,
vous y êtes tous bienvenus !
Comptes
bancaires
DEXIA: 776-5976771-19
(IBAN
: BE39 7765 9767 7119 BIC : GKCCBEBB)
Pour la France :
Société Générale Givet :
0003729001810 (IBAN
: FR76 30003 00581 00037290018 10),
(BIC–ADRESSE
SWIFT : SOGEFRPP)
avec la mention "la lampe
et le lampadaire"
Saint
Benoît raconté par les timbres
Dans
les précédentes parutions de l’Amandier, nous avions, à partir de la collection
philatélique de Jean Pierrequin, évoqué la vie de saint Benoît. Aujourd’hui – et
pour terminer cette série d’articles – nous voudrions évoquer sa personnalité
telle qu’elle apparaît à travers quelques-uns de ses attributs traditionnels. Il
faut noter qu’il s’agit d’une collection personnelle et que tous les attributs
du Père des moines n’y sont pas nécessairement
présents.

Il
n’existe pas de véritable « portrait » de Saint Benoît. Grégoire le
Grand, son biographe, a esquissé un portrait moral, mais ne dit rien de
l’apparence physique du saint. L’art (et la philatélie, en ce qui concerne saint
Benoît, reproduit des œuvres d’artistes) a tenté de créer une image idéalisée
qui exprime les diverses qualités et vertus dégagées par Grégoire. C’est ainsi
que Benoît apparaît le plus souvent comme un homme dans la force de l’âge,
aguerri par la vie monastique, au visage presque toujours entouré d’un mince
collier de barbe, portant moustache.

Il
arrive aussi que Benoît, patriarche des moines, soit présenté sous les traits
d’un digne et impressionnant vieillard à la barbe terminée par deux pointes. La
barbe et la coule accentuent le caractère vénérable de cet homme "rempli de
l’esprit de tous les justes". Il peut être assis, enseignant ses
frères.
Vers
la fin du Moyen-Age, cependant, Memling peint un visage plus jeune, glabre,
marqué par les souffrances de la vie. Sur le même tableau, on peut voir le plus
ancien des attributs de Benoît : le livre. Mais quel est ce livre ?
Lorsqu’il le lit ou le feuillette, il s’agit la plupart du temps du psautier ou
de la bible dont il recommande à ses moines la lecture assidue (RB
48 : le livre reçu au moment du carême ; RB 38 : "la
lecture ne doit jamais manquer à la table des moines") et où lui-même lit les
Heures ou médite.
Deux autres
emblèmes de Benoît sont encore présents sur les timbres dont nous
disposons : la crosse et la coupe brisée.
A
l’origine, la crosse n’était qu’un simple bâton de pasteur, recourbé à son
extrémité. Ce n’est que dans le Moyen Age tardif qu’elle a pris l’apparence
d’une crosse richement ornée, telle que nous la voyons sur la peinture de
Memling, par exemple. La coupe brisée, quant à elle, fait allusion à la
tentative d’empoisonnement dont Benoît fut victime de la part des moines de
Vicovaro.
Un autre attribut est encore propre au Patriarche, mais nous n’en avons pas de représentations : les verges. Il n’est peut-être pas inutile de spécifier que celles-ci ne sont pas tant l’indice des châtiments corporels (en usage au temps de Benoît et des premiers moines) que l’emblème de celui qui enseigne. Leur représentation fait donc allusion aux premiers mots de la Règle : "Écoute, mon Fils…"
Jean
Pierrequin et Sœur Élisabeth
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calendrier | ||
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Août |
8-11 |
Grec
biblique
Abbé
Robert Henrotte |
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|
29 |
Journée des enfants et
des ados
Sœur
Élisabeth Groeteclaes
et sœur
Marie-Paule Somville, Ermeton |
|
Septembre |
10-11 |
Lectio avec les
psaumes
Sœur
Birgitta Drobig et sœur
Marie-Paule Somville, Ermeton |
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|
24 |
Moïse, le chemin de la
liberté
Sœur
Loyse Morard, Ermeton |
|
Octobre |
1-2 |
Un
W.E. à Ermeton (14-16 ans) Sœur
Élisabeth Groeteclaes, Ermeton |
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|
3 |
Prier la
Parole
Sœur
Birgitta Drobig, Ermeton |
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|
16 |
Rencontre des Amis
d’Ermeton
(cf.
encart dans ce numéro) |
|
Novembre |
19 |
2e
lettre de Saint Paul aux Corinthiens Sœur
Birgitta Drobig, Ermeton |
|
Nov.
28 – décembre 6 |
(Pas
d’hôtes en séjour) | |
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Décembre |
10 |
Que
célèbrent les moines ? Père
Nicolas Dayez, Maredsous |
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23-25 |
Célébrations
de Noël Abbé
Paul De Clerck |