Zone de Texte: Bulletin des Amis d’Ermeton N° 14
Juillet 2005

 

 

 

Le pain partagé

 

Le temps des vacances nous invite aux rencontres, à la communication, aux échanges et au partage. Partage avec nos proches, nos amis, rencontres inattendues, découvertes de toutes sortes. Les évangiles de ce temps nous parlent aussi de partage et de découverte, et c'est ainsi qu'ils nous éclairent sur les chemins de la foi. Jésus a exposé en paraboles les mystères du royaume. Maintenant, par ses gestes, il oriente ses disciples vers la rencontre avec son propre mystère. Non pas une rencontre théorique, qui ne change rien à l'existence concrète, mais une découverte qui retourne la vie tout entière. Le royaume est caché, enfoui comme le levain dans la pâte ou comme le grain dans la terre. Qui pourrait deviner les transformations qu'il prépare ? Quand Jésus s'est retiré au désert après la mort de Jean-Baptiste, il y cherchait un abri, une protection contre l'opposition menaçante. Mais il y a été rejoint par la foule et, pris de pitié, il a multiplié les guérisons. Il a quitté l'enseignement pour passer aux actes. Et c'est là, au désert, qu'il a invité ses disciples non seulement à s'inquiéter des besoins de la foule mais à les assumer. Il ne suffisait pas qu'ils renvoient les gens pour s'acheter de quoi manger, il fallait qu'ils leur donnent eux-mêmes à manger. La nourriture à partager, ils l'ont prise sur le peu qu'ils possédaient et ils l'ont simplement confiée à Jésus. Sur sa demande. Nous connaissons la suite. Jésus a invoqué son Père, il l'a béni et il a partagé le pain que les disciples ont distribué à la foule. À l'infini et en abondance. Et ce qu'il en est resté surabondait tellement que nous en vivons encore… Les autres évangiles de ce mois d'août nous montreront ensuite une succession de scènes qui interpellent la foi : les apôtres aux prises avec la peur dans la tempête, la femme cananéenne forçant l'admiration de Jésus, enfin Pierre confessant solennellement : "tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant". Le partage du pain semble avoir déclenché la lumière. La foi, qui ne faisait que débuter chez les disciples, progresse et s'affirme. Chez les adversaires de Jésus, l'opposition va se durcir. L'heure des choix décisifs approche.

 

La pédagogie de Jésus envers ses disciples reste actuelle: elle conduit toujours du manque à l'abondance, de la peur à la foi, des velléités à l'engagement concret, de la mort à la vie, de "moi" à Toi. Nous découvrons tous dans nos vies les "lieux" et les "moments" où cette pédagogie s'applique. L'année qui vient est peut-être un de ces moments pour Ermeton, mais pas seulement pour Ermeton : le moment du partage, le moment de la foi, le moment de l'engagement concret. Le moment de s'enfoncer davantage dans la communion avec le Christ et avec les autres. Les lecteurs de l'Amandier liront plus loin la note rédigée par Mère Marie-Cécile Claeys, abbesse du Monastère Sainte-Gertrude de Louvain-la-Neuve, abbesse amie d'une communauté amie. Elle y annonce la décision prise par sa communauté de quitter son implantation actuelle. D'ici un an environ, sept bénédictines de Louvain-la-Neuve viendront se joindre à la communauté d'Ermeton. Pour nos sœurs de Sainte-Gertrude comme pour nous, c'est l'heure du partage, de la découverte, de la communion et, sans aucun doute, l'heure d'avancer dans la foi. Mais tout l'évangile est là pour nous dire que, si cette heure annonce des choix décisifs, cruciaux et même crucifiants, elle annonce aussi la résurrection au terme de tout l'itinéraire. Les choix opérés dans la foi et dans l'amour ouvrent toujours à la vie. C'est à cette vraie vie, dans l'amour du Christ, que nous voulons communier toutes ensemble, bénédictines de Sainte-Gertrude et d'Ermeton ; à cette vraie vie, nous voudrions aussi que tous nos amis, de part et d'autre, communient avec nous. Nos lecteurs auront l'occasion, dans les prochains numéros de l'Amandier, de faire plus ample connaissance avec l'histoire de la communauté de Louvain-la-Neuve et avec les sœurs qui la composent. Dès maintenant, nous sollicitons la prière de tous pour que cette nouvelle page qui s'ouvre dans l'histoire de nos communautés soit écrite en lettres d'amour.

Sœur Loyse

 

 

Nous reproduisons ici les lignes que Mère Marie-Cécile a adressées aux amis de sa communauté, dans la revue "Sainte.Gertrude.com", "L'Amandier" de Louvain-la-Neuve:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juillet 2005

 

"Nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente."

Hébr. 13, 14

 

La rumeur circule : "les bénédictines s'en vont". Est-ce exact ?

Nous sommes toujours là, heureuses à Louvain-la-Neuve, assurant les célébrations liturgiques, continuant notre vie de prière, de travail et d'accueil pour encore un certain temps.

Cependant, c'est vrai, nous pensons à l'avenir et des décisions ont été prises en communauté. Nous sommes trop peu nombreuses pour continuer à remplir notre rôle de monastère à Louvain-la-Neuve et pour habiter dans des bâtiments devenus trop grands.

Saint Benoît nous dit: "En tout lieu c'est un seul Seigneur que l'on sert".

C'est ailleurs que nous continuerons donc à accomplir notre vocation de vivre selon l'Évangile et la Règle de saint Benoît dans une communauté.

Une de nos aînées rejoindra sans doute la communauté de l'Abbaye de la Paix Notre-Dame à Liège qui a fondé notre communauté à Leuven en 1919. Les sept autres sœurs seront accueillies dans la communauté des Bénédictines du Monastère Notre-Dame à Ermeton-sur-Biert qui nous ouvre ses portes.

Les bonnes relations entre ces deux communautés et la nôtre ne datent pas d'hier et de nouveaux liens se créeront encore. Nous leur sommes très reconnaissantes.

 

Que deviendra le monastère Sainte-Gertrude ? Une communauté de Sœurs Salésiennes de Don Bosco y vivra et y déploiera ses activités apostoliques. Plusieurs Sœurs Salésiennes vivent déjà à Louvain-la-Neuve, bien insérées dans la paroisse et dans la ville.

 

Nous vous communiquerons, en temps opportun, nos nouvelles coordonnées et la date précise du départ qui aura lieu dans le courant de l'été 2006.

 

Nous aimons Louvain-la-Neuve, nous y avons beaucoup d'amis, des liens très forts existent avec la paroisse, nos voisins, des amis anciens et nouveaux. Ces liens d'amitié subsisteront, vous serez tous présents à notre prière et nous continuerons à porter dans nos cœurs vos espoirs, vos joies et vos peines. Nous n'oublierons pas tout ce que, depuis 27 ans, vous avez été pour nous grâce à ce que vous êtes chacun et chacune.

 

Nous regrettons de quitter Louvain-la-Neuve mais nous nous sentons solidaires de tant de familles acculées par les circonstances à prendre de graves décisions, alors, nous comptons sur votre amitié jusqu'au bout... sans lamentations. Si après notre départ vous désirez nous revoir, regardez sur une carte routière ou sur le net: Liège ou Ermeton, ce n'est pas si loin.

 

Mère M.-Cécile et la communauté

 

 

L'atelier de reprographie

 

Bernadette Pierrequin a interrogé Sœur Miryam, responsable de l'atelier de reprographie, sur l'histoire et les activités de son atelier.

 

Depuis combien de temps l'atelier de reprographie existe-t-il au monastère ?

 

Tout le monde parle de "l'atelier de polycopie", et tout le monde comprend de quoi il s'agit, mais il faut dire tout de suite que l'atelier de "polycopie" produit bien plus que de simples "copies", d'où son nom actuel de "reprographie". Pour moi, cet atelier existe depuis le temps de Mathusalem ! Je ne peux pas vous dire exactement en quelle année il a commencé; logiquement, ce ne devrait pas être avant que les photocopieuses soient nées. Mais pourtant, je crois que, tout au début de l'existence de la communauté, dans les années 1920, les sœurs avaient une imprimerie qui a dû arrêter ses activités en 1935. Sœur Loyse pourrait vous en dire davantage à ce sujet. Elle vous dirait aussi que la "polycopie" a commencé dans les années 60, au moment où prenait fin l'atelier de tissage. Sœur Marie-Lucie – à qui sa santé ne permettait plus de tisser à la main – en était la responsable. Sœur Loyse lui a succédé en 1970, dans un travail de "pionnier" où les commandes étaient exécutées au moyen d'une simple machine à écrire et d'une "stencyleuse". Bientôt la machine à écrire a évolué vers l'ordinateur, et la stencyleuse s'est muée en photocopieuse. Le premier petit modèle de photocopieuse a rapidement grandi, il s'est même trouvé bientôt une "compagne", de sorte que nous avons aujourd'hui un "couple" qui consiste en deux machines professionnelles : une "couleur" et une "noir et blanc", en connexion avec l'ordinateur.

 

Qui peut demander vos services ?

 

       Tout le monde, du plus petit jusqu'au plus grand : jeunes ou moins jeunes, étudiants, prêtres ou laïcs, religieux(ses), célibataires ou mariés, actifs ou pensionnés…, "gens illustres, gens obscurs, riches et pauvres, tous ensemble", pour parler comme le psaume 48…! Les demandes sont aussi variées qu'il y a d'intérêts ou de loisirs, à côté des choses utiles ou nécessaires.

Même les sœurs sont mes clientes, le plus souvent pour les simples copies dont elles ont besoin dans leur travail.

La librairie du monastère représente encore un client particulier. Quand je réalise des cartes ou des carnets ou – comme c'est le cas en ce moment – un calendrier qui paraîtra, je l'espère, en septembre, j'exécute "un projet martyr" que quelques sœurs, non techniciennes, "martyrisent", chacune selon ses compétences et ses goûts. J'ai alors l'occasion de m'exercer à l'humilité et de comprendre concrètement ce que veut dire Saint Benoît quand il écrit: "C'est avec raison qu'on nous enseigne de ne pas faire notre volonté propre" (RB 7, 21). Car j'en conviens, mes critères et mes goûts personnels ne sont pas suffisants. Par exemple, si je confectionne des cartes ou des carnets, scannés à partir des photos faites par sœur Nicole, ou à partir des cartes de fleurs séchées réalisées par sœur Claire, non seulement les sœurs en question doivent donner leur avis, mais aussi sœur Bénédicte en raison de son expérience de la vente à la librairie, et sœur Hildegard à cause de ses connaissances en art graphique…

En bref donc, tout le monde peut être gratifié du titre de "bon client".

 

 Y a-t-il des critères pour les commandes ?

 

On peut tout demander, et en toute liberté ! Le premier service à rendre aux clients, avant le travail lui-même, me paraît être "d'écouter" (cf. Règle de Saint Benoît, Prol. 1). Il faut d'abord "être là" pour le client : prêter attention à ce qu'il souhaite, donner son avis, chercher avec lui la meilleure façon de procéder (choix du papier, mise en page, caractères, format, couleur…). Si c'est nécessaire - par exemple pour des cartes de visite ou des faire-part - je fais d'abord une épreuve que j'envoie éventuellement au client par e-mail. Je crois que c'est une des forces d'un petit atelier comme le nôtre, en comparaison avec une imprimerie : je peux prendre le temps d'écouter.

La possibilité de réaliser de "petites quantités" est un autre avantage. Un imprimeur professionnel est obligé de demander un prix de base qu'il baissera ensuite selon la quantité demandée. De ce fait, les petites quantités resteront chères. Chez nous, c'est l'inverse : les frais de la machine "couleur" sont toujours les mêmes; en conséquence, le prix ne diminuera pas avec la quantité, mais les petites quantités coûteront moins cher que chez l'imprimeur. Pour les impressions "noir et blanc", nous pouvons "faire un prix" selon le nombre d'exemplaires voulus.

En ce qui concerne la qualité du travail, beaucoup de clients me disent : "Je vous fais confiance, faites comme vous pensez". C'est réconfortant, mais je préfère, quant à moi, avoir reçu confirmation de ce que je me propose de faire.

"Accueillir" le client : voilà donc ce qui me paraît donner à l'atelier de reprographie un "sens" monastique. On ne vient pas simplement nous confier une commande dont on règle la facture, sans plus. Au delà du travail lui-même, il y a le contact personnel, la rencontre. Je ne peux pas l'exprimer mieux qu'en citant une phrase de notre site-internet (www.ermeton.be): En plus de l'aspect commercial du travail et de sa nécessité comme gagne-pain, il est un service où la communauté met en pratique le précepte de Saint Benoît : "Honorer tous les hommes". Vivre de son travail, c'est vivre du service rendu aux autres.

Souvent le "bon client" reçoit un nouveau titre: il devient "Ami d'Ermeton" !

 

Quels sont les travaux que peut réaliser un atelier comme le vôtre ?

 

Un mot d'abord sur le matériel disponible. Deux imprimantes sont connectées à l'ordinateur; l'une pour imprimer en noir et blanc, et l'autre en couleur; toutes les deux jusqu'au format A3 et jusqu'à 250 grammes. Ces machines sont en même temps des photocopieuses et des scanners, pour photos ou tout autre document. Je dispose encore d'une petite machine plus ancienne qui me permet de scanner des dias et des négatifs de photos.

Quant aux différents travaux, en voici la liste : photocopies noir et blanc et couleur ; retouches de photos ; dactylographie ou impression de revues, livrets, fascicules, livres en quantité limitée, feuilles paroissiales… ; cartes de visite; travaux personnalisés à partir de vos photos, dessins… : cartes, posters, sets de table, faire-part, menus, signets, souvenirs, calendriers, carnets avec votre couverture… ; petites reliures avec anneaux métalliques ou en plastique, ou avec agrafes (au bord ou au milieu) ; plastification de documents…; le tout, jusqu'au format A3.

 

Des demandes particulières vous ont-elles été adressées ?

 

Oh oui ! en voici quelques exemples :

- Mes plus jeunes clients, Thierry et Vincent (10 et 7 ans), font des dessins à partir desquels je confectionne des carnets, grands et petits. Ils nous ont même procuré des clients parmi leurs copains.

- Un curé, notre plus ancien client - pour lequel sœur Loyse a déjà travaillé, il y a plus de 30 ans - nous apporte chaque semaine sa Feuille Paroissiale à dactylographier et imprimer, et nous confie, aujourd'hui encore, bien d'autres travaux de dactylographie et de mise en page.

- Un philatéliste publie une revue trimestrielle que nous imprimons et qui vient de fêter son cinquième anniversaire.

- J'ai imprimé aussi, en petites quantités (100 exemplaires), des livres de plus de 600 pages, en réalisant moi-même la mise en page de la couverture. Ce travail a été réalisé en collaboration avec l'atelier de reliure.

- Parmi les nombreux mémoires de fin d'études, je me souviens de celui d'une jeune fille avec laquelle j'ai passé pas mal de temps à faire la mise en page de son travail. Il fallait encore ajouter les titres, mais je n'étais tout de même pas capable de les rédiger pour elle…! C'était pourtant bien sympathique.

- Il y a encore les vrais "travaux de bénédictins": par exemple, ceux qui ont été nécessités par ma profession et celle de Sœur Marie-David. Non seulement l'impression des carnets liturgiques mais surtout celle des signets souvenirs (vous en avez sans doute reçus). Nous possédons encore dans nos archives une quantité énorme d'images, crées à Ermeton en ce "temps de Mathusalem" dont je vous ai parlé au début de notre entretien. Il s'agissait d'imprimer un texte au verso de ces images dont le format, hélas, n'existe plus, pas plus que les machines correspondantes pour y imprimer du texte !... Et pourtant… nous l'avons fait ! Nous avons collé les signets, six par six, sur une feuille A4, élaboré à l'ordinateur une mise en page savante, imprimé doucement feuille par feuille et, pour finir, décollé soigneusement chaque signet ! Vous avez pu constater vous-même la réussite !...

- Il y a enfin les clients qui nous offrent le plaisir d'exercer la vertu de patience : ils nous demandent par exemple de copier d'anciens albums de photos ou de constituer des albums souvenirs avec de vieux documents de toutes sortes, ou encore de corriger ou d'adapter une mise en page déjà faite en vue d'une impression dans un autre format, etc…

- Pour terminer, je ne peux pas m'empêcher de citer Monsieur Rahier, connu de tous les amis d'Ermeton, dont notre atelier assume le secrétariat sous des formes multiples ...

 

Une connaissance assez poussée doit être requise pour réaliser tout cela, comment vous êtes-vous formée ?

 

Il y a deux mois à peu près, nous avons dû changer de machines, pour la simple raison que les machines précédentes étaient usées. Changer veut dire s'améliorer ! Durant les cinq dernières années, notre atelier a beaucoup évolué, à tel point qu'avec nos anciennes machines, nous n'étions plus capables de satisfaire les demandes qui nous parvenaient et qui exigeaient parfois de nous un vrai travail d'imprimeur. Nos anciennes machines ne répondaient plus aux critères de qualité et de perfection voulues.

Il est de plus en plus vrai qu'une connaissance assez poussée est requise pour ce genre de travail. Avant d'arriver ici, je n'avais jamais touché à un ordinateur. Sœur Marie-Paule m'a initiée et c'est sous ses ailes que j'ai développé mes connaissances. Pendant ses études à Paris, j'ai été acculée à me perfectionner, non seulement parce que j'étais devenue responsable de l'atelier, mais surtout à cause des demandes des clients. Lorsque, au mois d'avril de cette année, notre ancienne machine a été déclarée irréparable, nous nous sommes trouvées devant cette alternative: arrêter notre atelier ou nous procurer des machines plus professionnelles, ce que nous avons fait.

Bien sûr, tout cela demande un apprentissage approfondi. Non seulement les nouvelles machines nécessitent une "étude", mais aussi les programmes professionnels de mise en page, de retouches de photos etc… dans lesquels je suis plongée en ce moment.

 

Y a-t-il des cours d'informatique, ou autres, à suivre pour se perfectionner ?

 

Oui, cette possibilité existe, mais jusqu'ici nous ne l'avons pas encore exploitée. Je suis plutôt une "autodidacte" et je constate que beaucoup de problèmes se résolvent par une recherche assidue et avec l'aide d'un bon manuel.

Vous voyez que l'atelier de reprographie est bien plus qu'un atelier de "polycopie", non seulement au niveau de l'accueil des clients, mais aussi au niveau du travail lui-même. L'évolution des techniques, combinée aux possibilités presque infinies de chaque logiciel et des machines elles-mêmes, demande une attention constante et une recherche continue pour essayer de trouver les meilleures façons d'exécuter une commande.

 

Et pour conclure ?

 

… Je vous dirai que j'aime bien mon travail ! J'aime aussi le lieu caché et silencieux de mon atelier où je me trouve le plus souvent seule, sauf l'exception toujours bienvenue d'aides bénévoles ! Dieu se cache et se manifeste dans le silence, et j'espère que ce silence fait de "la reprographie" un endroit où il peut se reposer…

Sœur Miryam

 

 

 

 

 

 

Quelques nouvelles de la communauté

 

Avril     

Le 1er, un groupe de vingt-trois personnes s’occupant de la décoration florale liturgique passe la journée au monastère. Mère Loyse leur donne une initiation aux psaumes.

Le 7, réunion des membres de la rédaction de la revue Feu Nouveau, pour deux jours.

Le 8, les sœurs qui le peuvent suivent les funérailles du pape Jean-Paul II à la T.V.

Le 9, toute une équipe, sœurs et laïques, se rend à Maredsous pour préparer le concert offert par l’association musicale du Beffroi Notre Dame de Namur, et qui a lieu à 17h. Un grand nombre de personnes y viendront, témoignant leur attachement au monastère.

Le 11, Mère Loyse se rend à Altbronn en Alsace pour donner une série de conférences sur la Règle de Saint Benoît aux moniales trappistines.

Le 17, Mère Loyse et sœur Claire vont à Maredsous pour y entendre le témoignage de Mère Marie-David, abbesse des bénédictines de Jouarre en France.

Une invitation ayant été faite aux parents des internes du collège Saint-Benoît séjournant au monastère, afin de faire mieux connaissance avec les sœurs, quelques uns y répondent et, après la visite des lieux, ils partagent avec nous un goûter-souper dans une ambiance toute cordiale.

Le 19, dans la nuit, sœur Birgitta apprend le décès de son papa avec lequel elle avait conversé encore la veille au soir. Elle part tout de suite pour Dortmund.

Le 22, Mère Loyse et trois sœurs se rendent à Dortmund aux funérailles du papa de sœur Birgitta.

Sœur Marie-Paule se rend au centre spirituel de Loverval, co-animer une session sur la Liturgie des Heures avec le groupe "Prier en commun", qui cherche à promouvoir la Liturgie des Heures.

Le 25, nous accueillons Monsieur le Cardinal Danneels qui anime chez nous une récollection pour les plus jeunes prêtres du diocèse de Malines-Bruxelles.

Le 26, concélébration du Cardinal avec le groupe des prêtres. En fin de matinée, il rencontre la communauté pour un échange sur ce qu’il vient de vivre au conclave et sur son voyage en Chine.

Le 27, réunion du comité de l’Union des Bénédictines de Belgique au monastère.

 

Mai

Le 6, sœur Marie-Paule part à Paris pour donner une session d'un week-end sur l’office divin et la psalmodie à une trentaine de sœurs du Bon Secours.

Le 9, sœur Bénédicte participe à une réunion des libraires à Bruxelles.

Le 10, Mère Loyse, sœurs Marie-François, Maria-Guadalupe, Birgitta et Miryam vont à Steinfeld (fondation d’Ermeton en Allemagne) où les sœurs fêtent le cinquantième anniversaire de la fondation de leur monastère. L’eucharistie, à 10 h, est présidée par Monseigneur Borhon, évêque auxiliaire d’Aix-la-Chapelle. Un apéritif est servi ensuite pour tous les invités. Avant de se mettre à table, la communauté et ses amis chantent un choral à plusieurs voix à la louange du Christ ressuscité, dans une ambiance toute fraternelle. Le buffet qui suit permet de se rencontrer. Après le chant des vêpres, retour à Ermeton. Pour le moment, nos sœurs se réjouissent de la présence d'une postulante et d'une stagiaire. Nous leur souhaitons une relève persévérante et encore un bel avenir.

Le 14, l’Abbé P. Denis, de Biesmerée, organise une retraite pour les futurs confirmands du secteur pastoral de Florennes. Les jeunes logent au monastère ce week-end, quelques-uns à Maredsous. Le 15, les parents, parrains et marraines des confirmands rejoignent les jeunes pour notre eucharistie. Assemblée dominicale bien vivante. Le Père François Lear, de Maredsous, est le célébrant principal en ce jour de Pentecôte.

Le 19, trois sœurs participent aux funérailles de Madame Denis, d’Ermeton.

Le 21, journée biblique sur le livre de Job, donnée par Mère Loyse. Un groupe important de personnes y participe. Sœur Élisabeth accompagne les enfants.

Le 24, sœur Birgitta part à Vienne où elle doit donner une conférence sur le thème "rédemption et vocation", dans le cadre du programme « Église et Présence » de l’abbaye des Bénédictins de Notre-Dame de Schotten

Le 28, à Maredsous, conférence de Monsieur Dominique Vanwijnsberghe, spécialiste de la miniature médiévale. Il présente et commente les miniatures réalisées à l’abbaye de Maredret de 1893 à 1940.

À noter : un très grand nombre de jeunes et d’enfants sont venus ces deux derniers mois se préparer à la profession de foi, à la première confession ou à la confirmation. La majorité des groupes ont été accompagnés par Sœur Marie-Paule et Sœur Élisabeth.

 

Juin

Le 1er, sœur Marie-David va à Strasbourg présenter ses examens de 1ère année de licence en théologie.

Sœur Marie-Paule se rend au congrès liturgique de Bose (Italie), sur l’ambon.

Le 2, onze sœurs de la congrégation des Filles du Saint Esprit fêtent leur jubilé de 50 et 60 ans de profession, au cours de l’Eucharistie célébrée par le Père Willibald, de Maredsous. Elles prennent ensuite un repas festif à l’accueil.

Sœur Birgitta est à Leffe pour la préparation de la marche des jeunes qui se rendront aux J.M.J. de Cologne.

Le 3, accueil d’un groupe de protestants amenés par Monsieur le Pasteur Claude Vilain. Le lendemain, Mère Loyse leur donne deux conférences sur les psaumes.

Le 6, commence une session de peinture d’icônes.

Le 9, réunion des hôteliers à Orval.

Du 12 au 26, fermeture de l’accueil.

Le 12, nous apprenons le décès du Père Paul Standaert, abbé de Saint-André, à Bruges.

Le 13, sœur Birgitta se rend à Trêves pour la seconde réunion préparatoire aux J.M.J.

Le 18, funérailles du Père Abbé Paul, à l'abbaye de Saint-André. Mère Loyse et sœur Nicole y représentent la communauté.

Le 19, madame Fievet, secrétaire de la chorale du Beffroi Notre-Dame de Namur, rencontre Mère Loyse et sœur Nicole pour préparer le prochain concert que la chorale donnera au bénéfice des travaux de l’accueil, le 28 octobre, à Walcourt.

Le 19, Mère Loyse part pour Louvain-la-Neuve où elle animera la retraite annuelle de nos sœurs du monastère Sainte Gertrude, jusqu’au 25.

Le 27, arrivée d’Isabelle, pour un séjour de trois mois en communauté.

 

 « Les plus pauvres et la contemplation »

 

… C'est le titre donné à la session qui aura lieu au monastère, du 27 au 29 octobre 2005, session d'un genre inédit à Ermeton – au moins jusqu'ici – et d'une actualité brûlante dans le monde d'aujourd'hui. Voici comment l'animateur la présente:

 

Les plus pauvres ont la première place dans le cœur de Dieu. Nous le savons, mais qu’est-ce que cela implique concrètement dans notre façon de chercher Dieu ?

À travers conférences, partages en petits groupes, pistes pour la prière personnelle, prêtres, religieux et laïcs seront invités à apprendre, dans la diversité et la complémentarité de leurs vocations, à mettre les plus pauvres au cœur de leur contemplation et de leur vie.

Le Père Amaury Bégasse, jésuite, nous présentera la vie et les intuitions du Père Joseph Wrésinski, sur la pensée duquel il prépare une thèse.

Le père Joseph Wrésinski (1917 – 1988) était issu du monde de la misère. Il a fondé le Mouvement international ATD Quart-Monde. Il nous invite à nous mettre à l’école des plus pauvres pour apprendre à connaître Dieu et trouver le chemin de l’unité entre les hommes. Il nous dit aussi que l’Eucharistie est la vraie et définitive réponse à la misère.

 

 

La lampe et le lampadaire

 

"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison" (Mt 5,15). Sous la rubrique "La lampe et le lampadaire", l'Amandier informe les Amis d'Ermeton sur l'avancée du projet de restauration des locaux de l'accueil et les nécessités qui s'y attachent.

 

Un pas concret vient d'être franchi dans l'élaboration de notre projet de rénovation de l'accueil. Les nouveaux plans de la ferme ont été dressés, discutés, adoptés par la communauté et enfin déposés à la commune de Mettet, le 2 juin dernier. La procédure engagée se poursuit actuellement au niveau de la Région Wallonne. Espérons qu’elle aura abouti avant la parution du prochain Amandier.

 

L'étude financière se poursuit favorablement et c'est, à nouveau, l'occasion de remercier chaleureuse-ment tous nos amis qui continuent à s'intéresser à notre projet et à le soutenir de mille façons. Sans eux, nous ne pourrions pas faire face à la réalité… Le succès rencontré par le concert de la chorale du Beffroi Notre-Dame de Namur, à Maredsous, le 9 avril, a été un puissant encouragement. Forte de ce succès, et toujours pour fêter le 20e anniversaire de son existence, la chorale du Beffroi donnera un second concert au profit de nos travaux, avec un programme partiellement modifié, qui aura lieu en la Basilique Notre-Dame de Walcourt, le vendredi 28 octobre 2005, à 20h.. Une fois de plus, vous y êtes tous bienvenus !

 

Comptes bancaires

DEXIA: 776-5976771-19 (IBAN : BE39 7765 9767 7119 BIC : GKCCBEBB)

Pour la France :

Société Générale Givet : 0003729001810 (IBAN : FR76 30003 00581 00037290018 10),

(BIC–ADRESSE SWIFT : SOGEFRPP)

avec la mention "la lampe et le lampadaire"

 

 

 

 

Saint Benoît raconté par les timbres

 

Dans les précédentes parutions de l’Amandier, nous avions, à partir de la collection philatélique de Jean Pierrequin, évoqué la vie de saint Benoît. Aujourd’hui – et pour terminer cette série d’articles – nous voudrions évoquer sa personnalité telle qu’elle apparaît à travers quelques-uns de ses attributs traditionnels. Il faut noter qu’il s’agit d’une collection personnelle et que tous les attributs du Père des moines n’y sont pas nécessairement présents.

 

Il n’existe pas de véritable « portrait » de Saint Benoît. Grégoire le Grand, son biographe, a esquissé un portrait moral, mais ne dit rien de l’apparence physique du saint. L’art (et la philatélie, en ce qui concerne saint Benoît, reproduit des œuvres d’artistes) a tenté de créer une image idéalisée qui exprime les diverses qualités et vertus dégagées par Grégoire. C’est ainsi que Benoît apparaît le plus souvent comme un homme dans la force de l’âge, aguerri par la vie monastique, au visage presque toujours entouré d’un mince collier de barbe, portant moustache.

 

Il arrive aussi que Benoît, patriarche des moines, soit présenté sous les traits d’un digne et impressionnant vieillard à la barbe terminée par deux pointes. La barbe et la coule accentuent le caractère vénérable de cet homme "rempli de l’esprit de tous les justes". Il peut être assis, enseignant ses frères.

 

Vers la fin du Moyen-Age, cependant, Memling peint un visage plus jeune, glabre, marqué par les souffrances de la vie. Sur le même tableau, on peut voir le plus ancien des attributs de Benoît : le livre. Mais quel est ce livre ? Lorsqu’il le lit ou le feuillette, il s’agit la plupart du temps du psautier ou de la bible dont il recommande à ses moines la lecture assidue (RB 48 : le livre reçu au moment du carême ; RB 38 : "la lecture ne doit jamais manquer à la table des moines") et où lui-même lit les Heures ou médite.

 

Deux autres emblèmes de Benoît sont encore présents sur les timbres dont nous disposons : la crosse et la coupe brisée.

A l’origine, la crosse n’était qu’un simple bâton de pasteur, recourbé à son extrémité. Ce n’est que dans le Moyen Age tardif qu’elle a pris l’apparence d’une crosse richement ornée, telle que nous la voyons sur la peinture de Memling, par exemple. La coupe brisée, quant à elle, fait allusion à la tentative d’empoisonnement dont Benoît fut victime de la part des moines de Vicovaro.

 

Un autre attribut est encore propre au Patriarche, mais nous n’en avons pas de représentations : les verges. Il n’est peut-être pas inutile de spécifier que celles-ci ne sont pas tant l’indice des châtiments corporels (en usage au temps de Benoît et des premiers moines) que l’emblème de celui qui enseigne. Leur représentation fait donc allusion aux premiers mots de la Règle : "Écoute, mon Fils…"

 

Jean Pierrequin et Sœur Élisabeth

 

 

calendrier

Août

8-11

Grec biblique

Abbé Robert Henrotte

 

29

Journée des enfants et des ados

Sœur Élisabeth  Groeteclaes et

sœur Marie-Paule Somville, Ermeton

Septembre

10-11

Lectio avec les psaumes

Sœur Birgitta Drobig et

sœur Marie-Paule Somville, Ermeton

 

24

Moïse, le chemin de la liberté

Sœur Loyse Morard, Ermeton

Octobre

1-2

Un W.E. à Ermeton (14-16 ans)

Sœur Élisabeth Groeteclaes, Ermeton

 

3

Prier la Parole

Sœur Birgitta Drobig, Ermeton

 

16

Rencontre des Amis d’Ermeton

(cf. encart dans ce numéro)

Novembre

19

2e lettre de Saint Paul aux Corinthiens

Sœur Birgitta Drobig, Ermeton

Nov. 28 – décembre 6

(Pas d’hôtes en séjour)

Décembre

10

Que célèbrent les moines ?

Père Nicolas Dayez, Maredsous

 

23-25

Célébrations de Noël

Abbé Paul De Clerck